Lange, Lorenz Le livre de comptes de la caravane russe à Pékin en 1727-1728 LE LIVRE DE COMPTES DE LA CARAVANE RUSSE A PÉKIN EN 1727-1728 TEXTE - TRADUCTION — COMMENTAIRE GASTON CAHEN Chargé de mission scientifique en Russie par le Ministère de l'Instruction publique. Ancien pensionnaire de l'Ecole française d'Extrême-Orient. Docteur es lettres. PARIS LIBRAIRIE FÉLIX ALCAN MAISONS FÉLIX ALCAN ET GUILLAUMIN REUNIES 108, Boulevard Saint-Germain, 108. 1911 Tous droits de reproduction réservés. LE LIVRE DE COMPTES DE LA CARAVANE RUSSE A PÉKIN EN 1727-1728 UU MKMK AUTEUR I Histoire des relations de la Russie avec la Chine sous Pierre le Grand (1689-1730). — 1 vol. in-80, Paris, F. Alcan, 191 1. Les cartes de la Sibérie au dix- huitième siècle. (Nouvelles archives des Missions scientifiques et littéraires, nou- velle série, fascicule i.) — i vol. in-S», Paris, Ern. Leroux, 1910. LE LIVRE DE COMPTES DE LA CARAVANE RUSSE A PÉKIN EN 1727-1728 TEXTE — TRADUCTION — COMMENTAIRE PAR GASTON CAHEN Chargé de mission scientifique en Russie par le Ministère de l'Instruction publique- Ancien pensionnaire de l'Ecole française d'Extrême-Orient. Docteur es lettres. PARIS LIBEAIRIE FÉLIX ALCAN MAISONS FÉLIX ALCAN ET GUILLAUMIN REUNIES 108, Boulevard Saint-Germain, 108. 1911 Tous droits de reproduction réservés. HF a/-3 LAUSANNE. — IMPRIMBRIE8 RÉUNIES, (s. A.) A Monsieur A. Vissière Professeur de chinois à l'Ecole des Langues orientales vivantes. Hommage de respectueuse reconnaissance. G, C PRÉFACE Le 29 mai/9 juin 1729 Tambassadeur de Russie en Chine, Sava Vladislavitclî^, qui venait de sii^^ner avec la Chine le traité dit de Kyakhta (14/25 juin 1728)2 et de rentrera Moscou (18/29 décembre 1728)^, émettait Tavis qu'il serait utile de rappeler au plus tôt* Tu ag-ent » ou consul commercial de la Russie^ à Pékin, le Suédois ^ Sur la vie de ce personnag-e, voir Cahen (G.), Histoire des relations de la Russie avec la Chine sous Pierre le Grand {i68g-iy3o). Paris, 19H, in-8». 2 n. C. 3., VIII, no 5286, p. 49-53 ; CôopHHKi., p. 50-83. Pour l'explication des sig-les et abréviations, voir ci-après : Bibliographie. Les transcriptions du russe en français ont été faites lettre à lettre, sans tenir compte de la prononciation. On notera : (jj^ ^ f; x = kh ; jj^ -= ts ; n =^ tch ; m = c/t ; m; = chtch ; i5 = yé ; k) = you : r = ya ; u = y ; h ^= '. Les trans- criptions du chinois en français sont conformes à celles de M. Vissière (A.), Méthode de transcription française des sons chinois adoptée par le Ministère des Affaires étrangères in : Bulletin du Comité de l'Asie française, 1902, p. 112-H7 ; tirage à part, Paris, 1902, in-8o, 22 pages. ^ A. M. A. E. M., journal officiel (statéïnyï spisok) de Sava Vladislavitch, t. n, p. 1063 verso. ■^ Avant l'hiver parce que le Baïkal n'est gelé^qu'en décembre et parfois même en janvier, et qu'à partir de la fin d'août les tempêtes d'automne le rendent dange- reux. A. M. A.E.M., 1729, no 4, (original et copie); Cm. Cn., t. ii, p. 1083-1085 (copie). ^ Les mots « agent » et « konsoul », « consul », sont tirés directement du fran- çais dans la langue officielle, toute semée de mots français et allemands, du com- mencement du dix-huitième siècle. Le terme d' « agent » doit être pris au sens d' « agent consulaire » équivalent au titre de consul commercial. En réafité la Russie seule donnait ce nom à son représentant à Pékin, la Chine, lors de l'am- bassade de L. Izmaïlov en 1720-1721, comme à celle de Sava Vladislavitch en VIII PREFACE Laurent Lang-*, pour préparer la caravane suivante^. Lang avait accompagné la dernière caravane officielle qui, partie de Kyakhta le 5/16 et le 13/24 septembre 1727, était arrivée à Pékin le 26 dé- cembre 1727/6 janvier 1728, puis, ses affaires terminées, avait quitté la ville le 13/24 juillet 1728 pour être de retour à Sélenginsk le 4/15 octobre de la même année ^. Les avis de Sava Vladislavitch 1726-1728, s'étant refusée à reconnaître un personnage russe officiel fixé à Pékin. Aussi avait-elle toléré seulement la présence à Pékin de Lang qui accompag-nait l'Envoyé Extraordinaire L. Izmaïlov et qui, après le départ de l'Envoyé, attendit la caravane russe. Arrivé le 18/29 novembre 1720 dans la capitale chinoise, Lang ne la quitta que le 28 juillet/8 août 1722. Revenu à Sélenginsk le 2fi août/6 sep- tembre 1722, Lang- demeura à la frontière jusqu'à l'arrivée de Sava Vladislavitch qu'il accompagna à Pékin du 21 octobre/ler novembre 1726 au 23 avriI/4 mai 1727. Il le suivit encore dans ses négociations à la frontière et repartit à Pékin avec la caravane de 1727-1728. Voir Cahen (G.), op. cit., chap. VII-XI. * Sur ce personnage, voir Cahen (G.), op. cit., chap. X, et note précé- dente. ^ Original signé Co[mes] Sava Vladislavitch, daté de Moscou le 29 raai/9 jui» 1729, remis le 4/15 juin 1729. A. M. A. E. M., 1729, no 4 ; Cm. Cn., t. ii, p. 1083- 1085 (copie). D'après le traité de Kyakhta (| 4), la Russie devait envoyer une caravane à Pékin tous les trois ans. ^ La principale source de renseignements directs sur cette caravane est le cahier des A. M. A. E. M. qui porte pour titre: 1727 ro^a H. 6. CmameÛHUU Cnu- C0K7, ôumHocmu npu KapaeaHTh e7> Tlenumb aiemna JLopeuK^a Jlama es 1727 no 1730 loda. [Année 1727, n" 6. Journal officiel du séjour de V agent Laurent Lang à Pékin auprès de la caravane, depuis Vannée ijsy jus- qu'en ly^o.] Armoire lV/60, à gauche, liasse 5/a. Les 175 premières page* en allemand, — sauf quelques passages en russe, — sont intitulées : « Journal von Seling[in]skoy nach Pékin, Anno 1727, und von Pékin nach Selinginskoy, Anno 1728, mit Ihro kayserlichen Majestaet Caravane worin Ailes was aufF der Reise und in Pékin von Tage zu Tage passiret mit mûglichster Accuratesse Annotiret durch Ihro kayserlichen Majestaet Agenten Lorenz Lange. » Les pages 175 à 315 recto contiennent la traduction russe du journal écrit en allemand. (Comme d'ordinaire dans ces archives, les pages ne sont numérotées qu'au recta et 315 feuilles font en réalité 630 pages recto et verso.) Une annotation manus- crite sur le cahier est ainsi conçue : no^aji ÔHBineîî b KHTaax'L JIopeHi;T> JIaHn> ceft cxaTefiHOH cboh cnHC0KT> chm b KojiJierÏH H. Jl. MapTa 9 1730 = l'agent Laurent Lang qui fut en Chine a remis ce journal officiel au Collège (Ministère) des Affaires étrangères le 9/20 mars 1730. Pallas (P. S.) a donné une " Freye Uebersetzung aus dem Russischen » de ce journal sous le titre : « Tagebuch einer in den Jahren 1727 und 1728 ûber Kjachta nach Peking unter Anfûhruog des Agenten Lorenz Lange gethanen Karawanenreise » in : JVeue Nordische Bei/- PREFACE IX étant toujours écoutés de la Cour, dès le 4/15 juin 1729 le Conseil Suprême Secret* invitait le Collège (Ministère) des Affaires étran- gères à faire revenir Lang- avant l'hiver avec les comptes de la caravane de 1727-1728^; le 26 juin/7 juillet le Collège des Affaires étrangères préparait un oukaze en ce sens qu'il envoyait le 29 juin/10 juillet 1729 ^ au lieutenant-colonel Ivan Buchholz, chargé d'administrer les affaires de la frontière chinoise; le 15/26 octobre 1729 Buchholz écrivait de Sélengink à Sava Vladislavitch que l'ordre avait touché Lang*. Le 9/20 mars 1730, celui-ci remettait au Collège des Affaires étrangères le journal officiel {stateïnyï spisok) de son séjour en Chine avec la caravane 5. Une copie du livre de comptes de la caravane de 1727-1728 vint compléter les renseignements attendus^; c'est cette copie, restée manuscrite aux Archives du Ministère des Affaires étrangères à Moscou, qui fait l'objet de la présente étude. Cette pièce présente tous les caractères d'authenticité désirables: d'abord la signature originale de Lang lui-même et celle de son trâge zur physikalischen und geographischen Erd- und V ôlkerbeschreibung y Natargeschichte und Œkonomie. St. Petersburg und Leipzig, 1781-1796, 7 vol. în-8o ; t. II, chap. VII, p. 83-139. On trouvera des renseig-nements complémentaires sur cette caravane aux mêmes archives sous les cotes suivantes ; 1727 iioji. okt. h. 16; IV/60 Ji., cb. 5/b [juillet- octobre 1727, no 16 ; armoire IV/60 à g-auche, liasse 5/b]. On y voit un relevé de comptes provisoire fait par le commissaire Dm. Molokov sur la Stryélka le 13/24 septembre 1727, signé de Lang qui déclare vouloir tout contrôler à Pékin, signé aussi de Molokov lui-même et des tsyéloval'niki (priseurs-jurés) ; puis des lettres de Lang à Sava Vladislavitch allant du 16/27 juillet au 8/19 octobre 1727. Le cahier de la cote : 1728ro ro^a h. 3; IV/eO Ji., ce. 6/a [no 3 de l'année 1728 ; armoire IV/60 à gauche, liasse 6/a] renferme une lettre olographe de Lang au tsar, datée de « Selinginsk » le 31 décembre 1728/11 janvier 1729 et contenant un résumé complet de l'histoire de cette caravane. * Le Conseil Suprême Secret (BepxoBHbiH TaftHbiH CoB'feT'B), créé en 1726 par Catherine I^e pour faire échec au Sénat, fut aboli en 1731 par Anna loannovna. 2 A.M. A. E.M., 1729, no 3 (copie); 1729, no 4 (brouillon). ^ A.M.A.E.M., 1729, no 3. * Lettre signée leaH'L ByxoJibu;!) [Ivan Boukhol'ts, transcription russe de l'al- lemand Buchholz ou Bucholz], A.M. A. E. M., 1729, no 4. 5 Voir ci-dessus, p. viii, note 3. * 1730 reHB. — ack., h. 6. ^OHomemn BOSBpaTHBinaroca Hst IleKHHa AreHTa Jlopeni^a Jlanra o KHTaftcKHxt A'feJiaxT> — TyTT, Hce noAaHHHH hmt. JlaHFOMt CHÔHpCKHXt BpaTCKHX inOSeMDiOB'L qeJIOÔHTHHH H CHeTHLIH KHHFH _X PREFACE secrétaire David Grave', puis la copie des signatures des chefs de la caravane - avec l'indicalion qu'elles se trouvaient en marge de chaque feuille de l'original, marque distinctive des documents of- ticiels originaux ^ ; enfin les dates qui concordent avec celles d'autres pièces officielles contemporaines. Daté de Sélenginsk le i)/20 avril et le 31 mai/11 juin 1730, ce relevé, de comptes s'étend jusqu'au 13/24 juin 1729. Il comprend plusieurs parties: un journal des échanges de la caravane en Mongolie et à Pékin du 2^ no- vembre/7 décembre 1727 au 11/22 août 1728 inclus (à Pékin même du 10/21 janvier 1728 au 14/25 juillet 1728 inclus) tenu avec une précision parfaite : détail des marchandises russes et chinoises, prix de chaque partie ou prix de l'unité, prix d'ensemble, etc.: c'est le fragment qui est reproduit, traduit et commenté ci-dessous. On voit ensuite : un tableau de présents transmis, sur l'ordre de Sava Vladislavitch, le 10/21 mai 1728 à l'alégada ou premier mi- II ^p. x^.isi KacaK)iii;ÏHCH ;],o KapaBana. Bt. KOHij,iî sanHCKa Jlanra o ôyj^ymeMix ïopry FpBeHHbiMH KapaBanaMii B'b neKHH-fe h o napTHKyjiHpHtix'L TopraxT> npH rpaHHiJ,ax^L KHTancKHX'L. [Janvier-décembre 1730, no 6. Rapports de l'a- e-ent Laurent Lang", revenu de Pékin, sur les affaires de Chine. Suppliques des Bouryates de Sibérie qui lui furent remises. Livres de comptes et autres rela- tifs à la caravane. A la fin, mémoire de Lang- sur le futur commerce par cara- vanes officielles à Pékin et sur le commerce des particuliers à la frontiè re de Chine. A.M. A. E.M.,K. A*-J- 1^30iy/(30 np., CB.8. [Affaires de Chine, 1730. Armoire lV/60 à droite, liasse 8.J Le livre de comptes comprend o3 pages numérotées au recto seul (106 pages recto et verso). Ainsi ({ue des rapports de Lang du 16/27 mai 1730 et de diffé- rentes dates, il est signé : AreNT'L ilopeNU,!) Jlaîs^r^L. (On remarquera la forme de IV? latine au milieu des lettres russes : le Suédois Lang écrivait un allemand jjizarre hérissé de mots français et d'expressions russes. Ses lettres en russe semblent des traductions d'originaux allemands.) • Ou Graf. Voir Cahen (G.), op. cit., chap. IX. '2 Les fonctionnaires chargés de l'administration de cette caravane étaient: le commissaire Dm. Molokov ; les tsyéloval'niki (priseurs-jurés ; mot à mot: gens ayant baisé la croix comme serment de fidélité), Ivan Pivovarov, Filate Lyan- gousov, Judas Chmélev, Maxime Bobrov, Pantéléï Népéïn. A.M.A.E.M., 1730, n" 6 ; en outre Ivan Ikonnikov, A. M. A. E. M., 1727, n'> 6. Le dénombrement, de Lang dans son Journal en marque huit en tout. A. M. A. E. M., 1727, n<» 6, p. 2 verso et 3 recto ; Pallas, N.N. B., p. 8o, 86. 3 C'est à cette signature, syllabe par syllabe, en marge de chaque page, et en- tière à la fin qu'on distingue le Journal officiel des ambassadeurs, des copies, +)rouillons, etc., qui l'accompagnent. PREFACE XI nistre de TEmpereur de Chine * ; une liste de ventes faites au profit de la veuve du « commissaire » de la caravane Et^ Trét'yakov 2 ; une liste de Tor et des marchandises achetés pour le Trésor russe, et des sommes dépensées en achat de pierres précieuses,; un registre des menus présents en nature aux Chinois et sur- tout aux Mong-ols qui servirent de guides et d'escorte à la cara- vane depuis la frontière jusqu'à Pékin et au retour ; enfin un inven- taire des marchandises échangées à Kjakhta du 6/17 décembre 1728 au 13/24 juin 1729. Malgré l'intérêt de ces derniers comptes et leur utilité pour la comparaison des prix en Mongolie et à la frontière russo-chinoise avec les prix de Pékin, ils n'offrent pas cependant la rigoureuse notation de la première partie du manus- crit relative à Pékin : c'est ainsi que dans l'inventaire de Kyakhta un seul prix global est indiqué pour des marchandises chinoises de plusieurs espèces, ce qui rend impossible toute précision de détail. Précieux par ses informations minutieuses et suivies, ce ma- nuscrit tire un nouvel intérêt des rapprochements qu'il permet avec les renseignements de la caravane précédente (à Pékin du 29 septembre/10 octobre 1721 au 12/28 juillet 1722) qu'accompa- gnait déjà Lang et sur laquelle il a laissé un journal édité en fran- çais dès 1726 3 et un rapport officiel en russe édité, avec des rela- tions commerciales de ses assesseurs, dans les Monuments de l'histoire de la Sibérie ^ Il a paru utile d'extraire aussi des indi- ' « L'AUegadah ou premier ministre », Lang, Journal, p. 40, 100. De même, Sava Vladislavitch, A. M. A. E. M., Cm. Cn., t. i, p. 185 recto. - Il était mort subitement le 2/13 mai 1726. A. M. A. E. M., 1726, no 6, et 1726, no 18. Sa veuve avait hérité de son droit de vendre des marchandises per- sonnelles et elle était, de plus, endettée envers la caravane. ^ Journal de la résidence du sieur Lange, agent de Sa Majesté Impériale de la Grande Russie à la cour de la Chine dans les années ij2i et 1J22. A Leyde, chez Abraham Kallewier, 1726; petit in-80, 10 p. n. -f- 1-243. Reproduit ensuite in: Recueil de voyages au nord. Amsterdam, t. vm, 1727, in-12; Bell (J. of Antermony) Travels from St. Petersburg in Russia ta diverse parts of Asia. Glasgow, 1763, 2 vol. in-4o, t. 11. Voir Cordier, B. S., 2e éd., IV, col. 2471, 2472. '^ Eh. kh. 5., aKï. 127-131 [Livres d'Iénisséïk, V, actes nos 127-131] in : n. C. H., t. II, no 82, p. 374-386. On appréciera toute la valeur du présent manus- crit en comparant ses renseignements détaillés et précis aux tableaux succints de 1721. XII PREFACE cations tirées des documents officiels du premier quart du xviii® siècle relatifs aux relations économiques de la Russie avec la Chine, afin de présenter ainsi, avec la traduction d'un document com- mercial important, une élude d'ensemble sur les marchandises d'échange entre les deux pays pendant cette période et un essai sur les prix. BIBLIOGRAPHIE Aktli HctopHHecKie coôpaHHHe h HSAaHHHe Apxeorpa(J)HHecKOK) KoMMHCcieio [Actes historiques recueillis et édités par la Commission archéographique]. Saint- Pétersbourg, 1841-1842, 5 vol. in 4». Sigle : A.H. Der allerneueste Staat von Casan, Astracan, Géorgien.... Nûrnberg bey W. M. Endters seel. Erben, 1725, in-8o, 8 p. n. p. -|- 246. AHApieBHHT, (B.) HcTopin CnÔHpH [Andriévitch (B.), Histoire de la Sibérie]. Saint-Pétersbourg, 1889, 2 vol. in-8o (t. I : XIV -f- 220; t. II : XV -f- 487.) Archives du Ministère des Affaires étrangères à Moscou. Sigle : A.M.A.EX Les documents de ces archives cités avec la date et le numéro de la liasse se rapportent tous aux « Affaires de Chine », K[HTaftCKiH] /^['fejia], sans que ces deux lettres K. D. aient été répétées pour chacun. L'abréviation Ct. Cil. signifie CTaTeHHHH CnHCOKt = journal officiel d'un ambassadeur; celui de Sava Vladislavitch en 1726-1728, qui comprend deux vo- lumes, a été désigné ainsi : Ct. Cn. I, Ct. Cn. II. Avril (le P. Ph.) Voyage en divers états d'Europe et d'Asie, Entrepris pour découvrir un nouveau chemin à la Chine. Contenant Plusieurs Remarques curieuses de Physique, de Géographie, d'Hydrographie et d'Histoire. Avec une Description de la grande Tartarie, et des differens Peuples qui l'habitent. A Paris, MDcxcn. Avec Privilège du Roy. In-4o, 18 p. n. p. -f- 406 -|- Privilège -\- Table -{- 1 carte; 2e édition, Paris, 1693, in-12, 24 p. n. p. -|- 342, pas de carte. Voir Cordier B. S., 2e édit. III, col. 2088-2089. Bell (J. of Antermony) Travels from St-Petersburg in Russia to diverse parts of Asia. Glasgow, 1763, 2 vol. in-4o. Abréviation : Bell's Travels. Voir Cordier B. S., 2e édit. III, col. 2093-2094 ; IV, 2470-2471. 2 ËIBLIOGRAPftîÈ Brand (Ad.) Beschreibung- Der Chlnesischen Reise, Welche verraîttelst Einer Zaaris Gesandschaft Durch Dero Ambassadeur, Herrn Isbrand Ao 1693, 94 uiid 1605 von Moscau ûber Grosz-Ustiga, Sibérien, Dauren und durch die Mongolische Tartarey verrichtet worden : Und Was sich dabey beg-eben, aus selbst erfahrner Nachricht mitg-etheilet von Adam Brand. Hamburg Bey Benjamin Schillern, Buch- handlern in Dohm, 1698. In-12, 215 + 16 p. n. p. Brand (Ad.), A Journal of the Embassy From Their Majesties John and Peter Alexiewitz, Emperors of Muscovy, etc. Over Land into China, Through the Pro- vinces of Ustiugha, Siberia, Dauri and the Great Tartary, to Peking-, the Capital City of the Chinese Empire. By Èverard Isbrand, Their Ambassador in the Years 1693, 1694 and 169o. Written by Adam Brand, Secretary of the Embassy. Trans- laled from the Original, in Hig-h-Dutch, Printed at Hamburgh, 1698. London, 1698. In -80, 134 p. [138 p.]. Brand (Ad.) Relation du Voyage de M, Evert Isbrand, Envoyé de Sa Majesté Czarienne à l'Empereur de la Chine, En 1692, 93 et 94. Par le Sieur Adam Brand. A Amsterdam Chez Jean-Louis de Lorme, Libraire sur le Rorkin, à la Liberté. MDcxcix. Petit in-8o, 2 p. n. p. -j- 249 -j- carte. Ahréoiations : Brand Besohreitung ; Brand Journal; Brand Relation. Voir Cordier B. S., 2e édit. III, col. 2092; IV, col. 2466-2470. Cahen (G.) Histoire des relations de la Russie avec la Chine sous Pierre le Grand (1689-1730). Paris, 1911, in-8o. Cordier (H.) Bibliotheca Sinica. Dictionnaire bibliographique des ouvrages rela- tifs à l'empire chinois. Paris, 1878-1885, et Suppl., 1895, 3 vol. gr. in-8o; 2e édit., Paris, 1904-1908, 4 vol. gr. in-8o (t. I : XVI -|- 764 col.; t. Il : col. 765-1576; t. III : col. 1577-2380 ; t. IV : col. 2381-3236 -f- 2 p. n, p. -+- Table p. 3239-3252). Si(/le : Cordier B. S. Cordier, fo/r Yule (H.). JliiJib (B.) ToJiKOBHË cJiOBapt îKHBaro BeJiHKopyccKaro HSbma [Dal' (B.) Dic- tionnaire explicatif de la langue grande-russienne vivante]. Moscou, 1861-1867, 4 vol. in-4o. Du Halde (le P. J.-B.) Description géographique, historique, chronologique, politi(jue et physique de l'Empire de la Chine et de la Tartarie chinoise.... Paris, 1735, 4 vol. in-fû; 2e édit., La Haye, 1736, 4 vol in-4o (t. I : LXXX -+- 488 + 35 p. n. p. ; t. II : 4 p. n. p. -f- 834 ; t. III : 4 p. n. p. -f- 652 ; t. IV : 2 p. n. p. -|- 606 -|- 127 p. n. p.). AbréiHdtion : Du Halde, Description, 1736. Voir Cordier B. S., 2e édit. I, col. 45-52. Fischer (J.-E.) Sibirische Geschichtc von der entdekkung Sibiriens bis auf die eroberung dièses Lands durch die Russische waffen, in den Versamlungen der Akadernie der Wissenschaften vorgelesen und mit genehmhaltung Derselben ans Liclit geste! It von Johann Eberhard Fischer... Si-Petersburg, gedrukt bei der kai- fiîÈLtOGllAt^HtÉ 3 Sert. Akademîe der Wiszenschaften, 1768, 2 vol in-8o (t. I : 14 p. n. p. + 536; t. II : 537-861 -H 32 p. n. p. + 156 p. n. p. + 2 cartes). Abréviation : Tischer Sib. Ges. Hirth (Dr F.) Chinese Books in : Journal of the China Branch of the Royal Asiatic Society [J. Ch. Br. R. As. S.], New Séries, t. XXII, 1887, in-8o, p. 111. Isbrants Ides, voir : Le Brun,(C.). Klaproth (J.) Mémoires relatifs à l'Asie. Paris, 1824-1828, 3 vol. in-8o (t. I : 4 p. n. p. -I- 478 ; t. II : 4 p. n. p. +432 + 2 p. n. p. ; t. III : 4 p. n. p. + 520 + Tabl. et PI.). KjiioHeBCKiô (B.) Pyccmfi pyôJiL xvi-xvni b. Et ero oTHomeHiii Kt HHH'èm- HCMy in : HTenifl H. 06iii,ecTBa HcTopin h J^pesHocTeft PocciftcKHX'L npn H. MoCKOBCKOM'b YHHBepCHTeT'fe. 1884, KH. 1, HsCJI'ÈAOBaHiH, CTp. 1-72 [Klyou- tchevskii (B.) Le rouble russe du xvi-xviiie siècle dans son rapport avec l'actuel in : Tchténiya (lectures) de la Société I. d'Histoire et d'Antiquités Russes à l'Uni- versité I. de Moscou, 1884, liv. 1, Recherches, p. 1-72]. KocTOMapoBt (H.) OnepR-L ToproBJin MocKOBCKaro Focy/tapcTBa bt. xvi-xvh CTOJi'ÊTiHX'L [Kostomarov (N.) Esquisse du commerce de l'Etat Moscovite au xvie et au xviie siècle]. 2e édit., Saint-Pétersbourg, 1889, in.8o, 359 p. Lang- (L.) Journal de la Résidence du Sieur Lang-e, Agent de Sa Majesté Impé- riale de la Grande Russie à la Cour de Chine Dans les Années 1721 et 1722. A Leyde, Cljez Abraham Kallewier, 1726. Aux dépens de TAuteur. Petit in-8o, 10 p. n. p. + 243. Le même in : Recueil de Voyages au Nord, Contenant divers Mémoires très utiles au Commerce et à la Navigation. A Amsterdam, Chez Jean Frédéric Ber- nard, 1715-1738, 10 vol. in-12; t. VIII, 1727, p. 221-371. Abréviation : Lang Journal. Voir Cordier B. S., 2e édit. IV, col 2471-2472. Le Brun (C.) Voyages de Corneille Le Brun par la Moscovie^ en Perse, et aux Indes Orientales.... On y a ajouté la route qu'a suivie M. Isbrants, Ambassadeur de Moscovie, En traversant la Russie et la Tartarie, pour se rendre à la Chine,... Amsterdam, 1718, 2 vol. in-fo (t. I : 6 p. n. p. + 252 ; t. II : 253-469 + figs. et cartes). Le Comte (le P. L.) Nouveaux Mémoires sur l'Etat présent de la Chine. Paris, 1696, 2 vol. in-12 ; 2e édit., Paris, 1697 (t. I : 30 p. n. p. + 410; t. II : 2 p. n. p. + 435). Voir Cordier B. S., 2e édit. I, col. 39-43. Martin (Dr Ern.) Notes sur les principales fourrures qu'on trouve actuellement à Péking et à Tien-tsin in : T'oung-pao, t. IV, 1893, in-8o, p. 298-302. 4 fitBLIO(ïllAi»HtË Mémoires concernaût l'Histoire, les Sciences, les Arts, les Mœurs, les UsageS> etc., des Chinois. Par les Missionnaires de Pékin. Paris, 1776-1814, 16 vol. in-4o. Abréviation : Mémoires concernant. Voir Cordier B. S., 2e édit. I, col. 54-56. Mhjhokobt, (n.) FocyAapcTBeHHoe xoshhctbo PoccIh bt, nepBOH ncTBepTH XVIII CTOJi-feTiH H pe(|)opMa rieipa BejiHKaro [Milyoukov (P.) L'organisation de l'état russe dans le premier quart du xviiie s. et la réforme de Pierre-le-Grand]. Saint-Pétersbourg, 1892 ; 2e édit., ibid., 1905, in-8o, xiv + 2 p. n. p. + 678. Mh.ïïiokob'l (n.). QtiepKH no Hcropin PycCKot KyjibTypH [Milyoukov (P.) Es- quisses de l'histoire de la civilisation en Russie]. 4e édit., Saint-Pétersbourg, 1900-1903, 4 vol. in-8o. Muller (G. Fr.) Erôffnung eines Vorschlages zu Verbesserung der Russischen Historié durch den Druck einer Stûckweise herauszugebenden Sammiung von allerley zu den Umstânden und Begebenheiten dièses Reichs gehôrigen Nachrich- ten. St-Petersburg, Bey der kayserl. Académie der Wissenschaften, 1782-1764_, 9 vol. in-8o et un 10e en supplément, Dorpat, 1816, in-8o. Abréviation : MuUer Sammlung. [Muller (G. Fr.)] EjKeM'fecflHHbm CoHHHeniH ki, no.Jib3'h h yBecejieHJio cnymaTuia [Compositions Mensuelles servant à l'utilité et à l'amusement]. Saint-Pétersbourg, 1755-1757, 6 vol. in-8«. Sigle : Eîk.Coi. Muller (G. Fr.) A.M.A.E. M. FtopT. MnjiJiepa. Portefeuilles Muller aux Ar- chives du Ministère des Affaires étrangères à Moscou. Ils contiennent les copies, brouillons, etc., recueillis par Muller au cours de son voyage en Sibérie (1733- 1743) ou à son retour. [Neuville (B. H. de la)] Relation curieuse et nouvelle de Moscovie contenant. L'état présent de cet Empire. Les Expéditions des Moscovites en Crimée, en 1689. Les causes des dernières Révolutions. Leurs Mœurs et leur Religion. Le Récit d'un voyage de Spartarus, par terre, à la Chine. Paris, 1698. In-12, 10 |). n. p. -f- 231 + Table; La Haye, 1699, in-12, 10 p. n. p. + 231 + Table. Voir Cordier B. S., 2« édit. IV, col. 2465. OnHcaeie AonyMeHTOB'L h a'ÈJii» xpaHiTU].Hxcii bt> ApxHB'fe CBHT'ÈHiiiaro npaBHTe.iibCTByioiii;aro CHHO/];a [Description des documents et affaires conservés dans les Archives du Saint-Synode Dirigeant]. Saint-Pétersbourg, 1868-1901, 26 vol. in-8o. Sigle : On.;i,.ii.;i;. [Pallas (P. S.)] Neue Nordische Beyti'ii«-e zur j)l)ysikalischen und geographischen Erd- und Volkerbeschreibung, Natur^ueschichte und (Ekonomie. St-Pelersburg und Leipzig, 1781-1796, 7 vol. in-8o. Sigfe : Pallas N.N.B. BIBLIOGRAPHIE O Voir en particulier : Tagebuch einer in den Jahren 1727 und 1728 ûber Kjachta nach Peking unter Anfûhrung des Agenten Lorenz Lange gethanen Karawanen- reise. « Freye Uebersetzung aus dem Russischen », t. II, ch. VII, p. 83-159. Voir aussi : Tagebuch einer im Jahre 1736 unter Anfûhrung- des Kanzleyraths Lange und des Commissars Firsof von Zuruchaitu durch die Mongoiey nach Pe- king verrichteten Karawanenreise, t. II, ch. VIII, p. 160-207. IlaMHTHHKH CnÔHpcKOH HcTopln XYIII B'feKa [Monuments de l'Histoire de la Sibérie au xviiie siècle]. Saint-Pétersbourg, 1882-1885, 2 vol. in-8o (t. 1 : 1700-1713 XXXII + 551 + XXXIV ; t. II : 1713-1724 xxiv -|- 541 -J- xlii+ 1 p. n. p.) Sigle : H.C.H. Perry (capit. J.) Etat présent de la Grande Russie. Contenant une Relation de ce que S. M. Czarienne a fait de plus remarquable dans ses Etats; et une Description de la Religion, des Mœurs, etc., tant des Russiens que des Tartares, et autres Peuples voisins. Par le Capitaine Jean Perry. Traduit de l'Anglois [The State of Russia under the présent Czar.... London, 1716, in-8o]. A La Haye, chez Henri Dusauzet, mdccxvh. In-12, 8 p. n. p. + 271 -f- 12 p. n. p. + carte, Philipps (G.) Changchow, the Capital of Fuhkien in Mongol Times in : J. Ch. Br. R. As. S. 1888, p. 22-30. IlojiHoe Coôpanie 3aK0H0BTj FoccIhckoh HMnepin. Coôpanie nepBoe ci> 1649 no 12 ^GK. 1825 rojiia [Recueil Complet des Lois de l'Empire Russe; 1er Recueil; 1649 — 12/24 décembre 1825]. Saint-Pétersbourg, 40 vol. in-4o et 6 vol. de tables. Slgle : n.C.3. Polo (M.), voir Yule (H.) Recueil de Voyages au Nord, voir Lang (L.) Relation de la Grande Tartarie, dressée sur les Mémoires originaux des Suédois prisonniers en Sibérie, pendant la guerre de la Suède avec la Russie. A Amster- dam Chez Jean Fredric (sic) Bernard, mdcgxxxvii. In-12, 301 p. Voir Cordier B. S., 2e édit. IV, col. 2715. R[ondot] (N.) art. Taël in : Dictionnaire universel théorique et pratique du com- merce et de la navigation. Paris, 1859-1861, 2 vol. in-8o. CaBBaHTOBT, (n. H.) OnHcanie cTapHHHLix'L i^apcKHX'L yTBapen, OACSKAt, opymiH, paTHblXT) ;i;ocn'fexoB'L h KOHCKaro npnôopa, HSBjieneHHoe hsT) pyKonH- ceft apxHBa Mockobckoh OpyjKeHHoft EajiaTH, cb oôtHCHHTejiLHtiM'L ynasaTe- JieMT> [Savvaïtov (P. I.) Description d'anciens objets des tsars, vêtements, armes, armures de guerre et harnachement de chevaux, tirée des manuscrits des archives du Palais des Armures à Moscou, avec index explicatif]. Saiat-Pétersbourg, 1865, in-8o ; réédité in : Zapiski de la Soc. I. Russe d'Archéologie, nouvelle série, t. IX, liv. I, II, 1896. CôopHHK'L AoroBopoB'L PoccIh ctj KHTaeM^B 1689-1881 rr. Hs^anie Mhhhc- TepcTBa HHOCTpaHHi>ixi> j],'fejn> [Recueil des traités de la Russie avec la Chine, 6 BIBLIOGRAPHIE 1689-1881. Edition du Ministère des AfiFaires étrangères]. Saint-Pétersbourg, 1889, in-40, 2 p. n. p. + 270. Abréviation : CÔopHHKt. Voir Cordier B. S., 2e édit. IV, col. 2455. CjiOBapL i];epKOBHO-CJiaBHHCKaro h pyccKaro HSbiKa cocTaBjieHHLiH BioptiMt OTA^JienieMT» lÎMnepaTopcKOft Ana^eMin HayRT» [Dictionnaire de la langue slave d'église et de la langue russe, composé par la deuxième section de l'Académie I. des Sciences]. Saint-Pétersbourg, 1847, 4 vol. in-4o. Coôpanie, voir : IIojiHoe Coôpame SaKOHOBi,. CpesHeBCKift (H. H.) MaTepiajiti aji^ cjioBapn ^peBHe-pyccKaro Hstma no HHCbMeHHfciM'L naMHTHHKaMt [Sreznevskii (1. 1.) Matériaux pour un dictionnaire de l'ancienne langue russe, d'après des documents écrits]. Saint-Pétersbourg, t. I- III, 1893-1906, 3 vol. in-4o. Staat, voir : Der allerneueste Staat von Casan, etc. Staunton (sir G. Th.) Narrative of the Chinese Embassy to the khan of the Tourgouth Tartars, in the years 1712, 13, 14 and 15 by the Chinese Ambassador, And published by the Emperor's authority at Pékin. Translated from the Chinese And accompanied by an Appendix of Miscellaneous translations. By sir George Thomas Staunton, Bart. London, 1821. In-80, xl -f- 330 -|- carte. Abréviation : Staunton. Voir Cordier B. S., 2e édit. I, col. 637. Strahlenberg (Ph. Joh. von) Das Nord- und Ostliche Theil von Europa und Asia Stockholm, in Verlegung des Autoris, 1730. In-4o, 24 p. n. p. + 438 -}- 16 p. n. p. H- XXI pi. Abréviation : Strahlenljerg. Voir Cordier B. S., 2e édit. IV, col. 2713-2714. T'ou-li-tch'en, voir : Staunton (sir G. Th.). Unverzagt (G. J.) Die GesandschafFt Ihro Kâyserl. Majest. von Grosz-Ruszland an den Sinesischen Kiiyser Wie solche Anno 1719 aus St-Petersburg nach der Sinesischen Ilaupt- und Residentz-Stadt Pékin abgefcrtiget ; Bey dessen Erzeh- lung die Sittcn und Gebrauche der Chineser, Mongalen und anderer Tartarischer Vôlcker zugleich beschrieben, und mit einigen KupfFer-Stûcken vorgestellt wer- den. Von Georg Johann Unverzagt. Lûbeck Bey Johann Christian Schmidt, 1725. Petit in-80, 4 p. n. p. + 168. Abréviation : Unverzagt. Voir Cordier B. S., 2e édit. IV, col. 2471. BpeMeHHHK'i> H. MocKOBCKaro OômecTBa Hcxopin m j],peBHOCTeH Poccifi- CKHX'L [Vrémennik de la Société I. d'Histoire et d'Antiquités Russes de Moscou]. Moscou, 1849-1856, livres 1-24. BIBLIOGRAPHIE / [Weber] Das verânderte Ruszland in welchem die jetzige Verfassung des Geist- und Weltlichen Reg-iments Der Krieges-Staat zu Lande und zu Wasser Wahre Zustand der Ruszischen Finantzen; die g-eôffneten Berg-Werke die eing-efùhrte Academien, Kûnsie, Manufacturen, ergang-ene Verordnung-en, GeschâfFte mit denen Asiatischen Nachbahren und Vasallen nebst der allerneuesten Nachricht von diesen Vôlckern. Die Begebenheiten des Czarewitzen, und was sich sonst merckwiirdiges in Ruszland zugetragen nebst verschiedenen andern bisher unbekannten Nach- richten in einem Bis 1720 gehenden Journal vorgestellt werden mit einer accuraten Land-Carte und KupfFerstichen versehen. Franckfurth Verlegts Nicolaus Fôrster, 1721. In-4o, 10 p. n. p. -|- ^^0 + carte (2e édit., Franckfurth und Leipzig, Han- nover, 1738-1740). [Weber] Nouveaux Mémoires sur l'Etat présent de la Grande Russie ou Mosco- vie. Ou l'on traite du Gouvernement Civil et Ecclésiastique de ce Pays ; des Troupes de terre et de Mer du Czar ; de ses Finances et de la manière dont il les a réglées; des divers moyens qu'il a employé pour civiliser ses peuples, et aggran- dir ses Etats; de ses Traités avec difFerens Princes d'Orient; et de tout ce qui s'est passé de plus remarquable dans sa Cour, surtout par rapport au feu Prince Cza- rien, depuis l'année 1714 jusqu'en 1720. Par un Allemand résident en cette Cour.... Amsterdam et Paris, 1725, 2 vol. in-12, Yule (colonel H.) The book of Ser Marco Polo the Venetian concerning the kingdoms and marvels of the East translated and edited with notes by Colonel sir Henry Yule.... Third édition, revised throughout in the light of récent discoveries by Henry Cordier. London, 1903, 2 vol. in-S» (t. I : en + 462 + carte ; t. Il : xxn + 662). mETHBIE KHHrH H HPO^HE A'ËJIA KACAJOIHHHCH AO KAPABAHA Khhfh sanHCHbie hto npo^ano h npoMeneno 6y;i;eT hc Kapa- Bana pocciftcKoro b KHTaHCKOM rocyAapcTB'fe coôojieft, jihchd,!» h npOTHeft MflXKOH pyXJIflAH H APyrHX pOCCiÔCKHX TOBapOBT>. 1727 roAy HOHÔpH 26 m^ H(^yHH ^oporoio b KHTaftcKoe rocy- j^apcTBO npH ypoHHme Xapa 06o npo^ijano xpH Komn KpacHtix, B3ii- TO cepeôpa ToproBoro ^eBHTHHHHHoro h nHTH(})yHHoro 5 jiaH'L H 30 (j)yHOBT>. 1728 ro^y reHBapH 10 AHH npo^ano b IleKHHife 250 napT>jiam> JIHCbHX, KOTOptie B IleKHH^ OTHHMaHBI OT JIHCHI],T> MepHOÔypfclX H ÔypLix'L, B3HT0 cepeôpa ToproBoro sa KaMc^yio napy no 80 (|)y- HOB'L HTOrO 200jiaH'L. FeHBapH 16 jiur npo;i;aHO 3 jihchuh CHBo;^ymKH, B3flTo cepe- ôpa ToproBoro 10 JiaHT>. FeHBapH 23 ahh npo^iiano 4 jiHCHiiibi KpacHLie 6'fejio/iiymKH, B3HT0 3a KaîK;i;yH) cepeôpa ToproBoro no 2 Jianbi, Hxoro 8 jiaHt. Toro 3K HHCJia npozi;aHO 1 m'Éx'l Jincen nepeBeô b3hto cepeôpa ToproBoro 40 jiaHT>. FeHBapH 25 ;i;hh npo^ano 6 jihchu.t» nepHoôypi.ix'B b3hto ce- peôpa ToproBaro 3a RaHC^yio Jincnniy no 22 Jianbi, HToro 132 jiaHbi. Toro miy HHCJia npo^ano 5 jiHCHn,T> KpacHbix, b3hto cepe- ôpa ToproBaro 3a KasK^yio JiHcnuiy no 2 jianbi, htofo 10 jiSiWb. Toro m. HHCJia npo;i;aHO 1 jiHCHn;a cHBO^yniKa, b3hto cepeôpa ToproBaro 3 JiaHM, ^a 3a 3 JiHCHUiBi KpacHbie b3hto no 2 jiaHBi 3a Kam^yK) Tanoro hcl cepeôpa, HToro 6 JiaHT>. ^OBpajiH 5 AHH npo;i;aHO 580 ôoôpoBT> KaMHaniKHX u;eHOK) 3a KaîK^oro ôoôpa no ^oroBopy no 11 jiaHT> h no 50 (|)yHOB'L, hto- 10 mETHBlE KHHTH ro 6670 jiaHT>, h bo OHoe hhcjio b3hto no ^oroBopy cepeôpa Top- roBaro 3335 JiSLWh, m TOBapaBi, 260 nocTaBOB^L Kancl)!, nojioca- TBix uieHOK) no 7 .Tian-L nocTaBi», HToro 1820 jiaHt; 303 nocTaBa KaM0KT> ceMHJiaHHi>ixT> no n;BifeTaM u;eHOio no 5 JiaHT> nocTaBi>, HToro 1515 jiaHT>; Bcero cepeôpa h TOBapoBT> npnnHTO na 6670 .T[aHT>, ;^a ot BtimenncaKHoft npo^ajKH ^iiano sa Tpy^bi ôaptiinHH- Ky IleKHHCKOMy îKHTejiio HOBOKpemenoMy E(|)HMy CaBHny no ao- roBopy c KajKAon Jianbi cepeôpa ToproBaro no 3 (|)yHa, HToro 200 JiaHT> H 10 (|)yHOBTj. Toro }KT> HHCJia npo^ano 1 ojsfknjio ôoôpoBoe KannaniKoe, b3hto cepeôpa ToproBaro 55 JiaHŒ>. Toro >KT> ^HCJia npo/i;aHO 5382 He^onecKOBT» ôifejiBixt, b3hto cepeôpa ToproBaro 3a Kan^/tyio tbichhk) no 500 JiaHT>, HToro 2691 Jiana, m ot ohoh npo/i;a3KH /i;aHO 3a Tpy^bi osnanennoMy me ôa- pLiuinnKy CaBnny c KaîK^on JianLi cepeôpa ToproBaro no 3 (|)yHa, HToro 80 JisniTy H 73 (})yHa. <ï>eBpajin 6 j],iir npo;i;aHo 3 nfea jihcbhx jiannaTtix^, bshto cepeôpa xancKoro 100 jiaHT>. ^eBpajiH 12 AHH npo^ano 3000 ô'fejiKH cepon nienoio 3a KasKAyio Tbicii^io no ;i;oroBopy no 35 Jian'L, HToro 105 Jiawh, h 3a onoe HHCJIO B3iIT0 SOJIOTa KOpOÔKa Cpe^HeH npOÔLI BifecOM 10 JiaHT), nienoK) Kam^an jiana 3a 10 jislwl cepeôpa, HToro 100 jian'B ^a cepeôpa ToproBoro 5 Jian'B, Bcero 30JiOTa n cepeôpa npHHHTO na 105 JiaHT>. <ï>eBpajiii 13 AHH npo^ano 40000 ô^jikh cepon, b tom ^ncjie 30000 n;eHoio no 32 jianBi 3a tbich^k), htofo 960 Jian'B, 10000 no 32 .naHBi n no 50 (j)yHOB'B 3a tbichhio, htofo 325 Jiam>, Bcero i^eHBi 03Ha^eHH0H ô'fejiKe 1285 jian'B, n bo onoe ^hcjio npnHHTO cepeôpa xancKoro 700 Jian'B, ToproBaro 585 Jian'B, Bcero 1285 Jian-B. Toro m^ nncjia npoM'feneno ô'Èjikh cepon 15000, uienoio KaîK^an TBicHHa no ;],oroBopy no 35 Jian'B, HToro 525 Jian'B; n bo onoe ^ncjio B3HT0 TaBapy 100 nocTaBOB'B ôanôepeKOBi, no iiiB'feTaM, iiie- HOK) no 5 Jian'B nocTaB-B, nToro 500 Jian'B, /^a cepeôpa ToproBa- ro 25 Jian-B, Bcero xoBapy n cepeôpa npnnnTO na 525 Jian'B. <ï>eBpajifl 14 jî^nn npo^ano ô'fejiKn cfepon 1500 b3hto cepeôpa ToproBoro 3a tbich^k) no 33 jianBi, nxoro 49 Jian'B n 50 (|)yH0B'B. <î>eBpajiH 16 /i,HH npo/iiano ô'Èjikh cepon 20000, i^enoio KaHc^aH mETHfclE KHHTH 11 TBiCHHa no 32 jiaHBi, HToro 640 jirh'l h bo OHoe hhcjio npHHHTO no ^oroBopy cepeôpa xancKoro 380 JiaHt, jxsl ToproBaro 260 jian'L, Bcero 640 Jiant. ^eBpajiH 18 AHH npoMtoeno Ô'hjiKu cepoH 15000, ii,eH0K) no AoroBopy 3a ksûkjiy^ tbicotk) no 35 jian'L, HToro 525 Jiant, h BO OHoe HHCJio B3iïT0 TaBapy 100 nocTaBOBT> 6aH6epeK0Bi> no u.B'ÉTaM, u;eHOio no 5 Jiam> nocTaBt, HToro 500 Jiamb, m cepe- 6pa ToproBaro bbhto 25 Jiamb, Bcero TaBapy h cepeôpa npnnn- To na 525 Jian'L. Toro m MHCJia npo^ano 3 BtiApti h 1 wkxiy ôejien xpenTOBoft, BBHTO cepeôpa ToproBaro sa bbiapbi 5 Jiam>, sa M%xrb 4 Jianbi, Bcero 9 Jiamb. ^oBpajiH 20 AHH npo^ano 3400 jiacTHu.'L, bbhto Ba KaîK^yio TBicHHy cepeôpa ToproBoro no 16 Jian'L, HToro 54 jianLi h 40 (})yHOBT>. <ï>eBpajiH 21 mK npo;i;ano 40 ne^onecKOBT» ô'Èjibix bbhto ce- peôpa ToproBaro Ba Ka3K/i;oro ne^onecKa no 55 (})ynoB'L, htofo 22 JiaHBi. <ï>eBpajiH 22 ahh npo^ano 2300 koîk'l nepnoHLHX'L, bbhto ce- peôpa ToproBaro Ba Kanc^yio Koncy no 16 {j)yHOB'L, HToro 368 Jian'L, ;i;a ot npoAaJKH t'Èx'l kohî'l ^ano Ba Tpy^Bi ôapBiniHHKy E(|)h- My CaBnny c KaîK^oft jianBi cepeôpa ToproBaro no 3 ({)yHa, hto- ro 11 Jian'L 4(})yna. Toro JK'L HHCJia npoj^ano 10 pBiceft, bbhto Ba KajK/iiyK) pBicL ce- peôpa ToproBaro no 2 jianBi n no 70 ({)yHOB'L, HToro 27 Jian'L. <ï>eBpajiH 23 npo^ano 20 neAonecKOB'L 6'fejiBix, bbhto Ba ksm- jOioro cepeôpa ToproBaro no 55 (j)yHOB'L, HToro 11 Jian'L. <î>eBpaJiH 25 ^nn nponeneno 2 jimchi^bi KpacHBix no floroBop- HOH nene Ba 3 jianBi n Ba 12 (})yHOB'L, a Ba onoe mhcjio bbhto 1 nocTaB'L KaMKH niTHJiannoH KponnBHoro n;B'feTa. ^OBpajiH 29 AHH npoMeneno 3040 nap'L jian'L pbiclhx'l, koto- pBie OTHHManBi ot pBiceft b IleKHH'fe, nenoK) no ^oroBopy Ba KaJK- Ayio napy no 40 (j)ynoB'L, HToro 1216 Jian'L; a Ba onoe ^hcjio bbhto TaBapy 101 nocTaB'L b BOJionenBiMn TpaBann no nB'feTan, uienoio KaacAOH no 12 Jian'L, HToro 1212 jian'L, m cepeôpa ToproBaro BBHTO 4 JiaHBi, Bcero TaBapy n cepeôpa npnnnTo na 1216 Jian'L. Toro }K'L ^ncjia nponeneno 8800 nap'L Jian'L OTnnManBix b IleKHH'fe OT JiHCHu.'L KpacHLix ô'fejiOAynioK'L no ^oroBopnoH nien'fe 152 nijETHblE KHHTH 3a Ka3K;^yH) napy no 6 {j)yHOBT>, HToro 528 Jian'L ; a 3a OHoe hhcjio B3HT0 TaBapy 44 nocxaBa c 30Jio^eHLiMH TpaBaMH ii;eHOH) no 12 Jian'L nocTaBi,, htofo na 528 Jiant. Toro }KT> HHCJia npo^ano 2000 napT> Jiam>, OTHHMantix b Ile- KHH'fe OT TaKHx nKe jihchd;^, B3HT0 3a KasK^yio napy cepeôpa Top- roBoro no 6 (j[)yHOB'L, HToro 120 JiaHi>. MapTa 2 jj^hr npo^ano 3 Mfea ô'fejibnx xpenTOBbixT>, 2 bbi- Apbi, 1 pHCb, B3HT0 cepeôpa xoproBoro 3a whxvi no 5 Jiant 3a KancAOH, HToro 15 Jian'L, 3a BLi/iipLi 3 jianLi, 3a pLiCL 3 jianLi, Bcero 21 jiana. Toro mrb ^ncjia npo;i;aHo 3 jincniiiLi KpacnoôypLie, B3iiT0 cepe- ôpa ToproBaro 19 Jian'L. MapTa 5 jj,uh. npoMeneno 5 pLicen cpe^neft pyKH ij;enoK) no /toroBopy KaîK^aa no 2 jianLi n no 25 4)yH0B'L, HToro 1 1 Jian h 25 (})yHOB'L; a sa onoe hhcjio bshto TaBapy 2 nocTaBa KaMOK'L ceMH- .iiaHHLix ajiOH m KponHBHOH, n;eHOio no 4 JianLi, nocTaB'L, nToro 8 .lan'L, 1 nocTaB'L OTJiacy niTHJiaHHon MajinnoBon, i];ena 3 JianLi 25 (j)ynoB'L, Bcero TaBapy npnnflTO na 11 Jian'L n na 25 (})yHOB'L. MapTa 7 mn npoM'feneno 60 jincnn.'L npacnoôypLix, Kamji^aH no AoroBopnoH uien'fe no 6 Jian'L, HToro 360 Jian'L; a 3a onoe HHCJIO B3HT0 TaBapOB-L 4 KyCKa ÔapxaTOB'L c 30JI0HenLIMH TpaBaMH uienoio KycoK'L no 25 Jian'L, HToro 100 Jian, 20 KycKOB'L ôapxaTOB'L me TpaB^aTbix'L no iiiB'feTaM, n;enoio no 9 Jian'L n no 20 (|)yHOB'L KycoK'L, HToro 184 jianLi, 4 nocTaBa cojiomohok'l, u;eHOio no 6 Jian'L nocTaB'L, htofo 24 jianLi, ^a cepeôpa ToproBoro b3hto 52 JianLi, Bcero TaBapoB'L n cepeôpa npnnnTO na 360 Jian'L, ^a co OHoro Topry j^smo 3a Tpy^Li ôapLiniHHKy Canre Jliornny cepe- ôpa ToproBoro 2 jianLi n 70 (|)yHOB'L. MapTa 10 ;iinn npoMeneno 4 pLicn cpej^nen pyKH, /i;oroBop- nan ^eHa 3a KaJKjiyio no 2 jianLi no 25 (|)ynoB'L, HToro 9 Jian, H 3a onoe mhcjio b3hto TaBapoB'L 1 sanaB'fec'L OTJiacnon nepnoft co cjioBaMH, oôjio}KeH'L KaMKOK) py/JiOHCojiToio, B cpeAHn'fe no Ô'fe- .TOMy OTJiacy cjiOBa nnKancme, npn ohom Tpn no;];3opa, o/i;Hn'L BBepxy cojioMHHKOBOM KpacnoH, /ipyroH Bnnsy cojiOMnnKOBoft BHinneBon, TpeTen KaM^aTon ^iBoejiHHneBon ; onon sanaB'fec'L uoji- jioHcen'L ({)aH30io Kpacnoio; uiena 4jianti; oj],uo ojifknjio KannaToe jIBoejiHHHeBoe c no;^3opoM KaM^aTLiM BnmneBHM c TpaBKn 30Jio- ^leHLiMH, no;^Jio}Keno (|)an30io jiasopoBoio, ij,eHa 1 Jiana n 50 (j)y- ffijE^THLIË KHfirit IS !îOBi>; 1 oji'hRjio KaMHaToe jiiBoejiHHHeBoe 5k, oôjiohcgho OTJiacoM sejieHBiM, noAJioHceHO (|)aH30io ajioio, i^ena 1 Jiana h 50 ({)y- HOBt ; 1 TK)(|)iïKT> COJIOMHHKOBOH aJIOH, nO^JIO}KeHT) OTJiaCOM OCHHO- BLiM, iiiena 2 Jianti, Bcero TaBapoBi» npHHHTO na 9 jiaHt. MapTa 11 AHH npoMeneno ôi^JiKH cepoîi 11000 Uienoio no ao- roBopy 3a Kanc^yio tbichhk) no 35 jislwl, htofo 385 Jiamb; a aa oHoe ^HCJio B3iïT0 TaBapy 77 nocTaBOBT> 6aH6epeKOBT> no n,BifeTaM uienoio KaHC^OH nocTaBt no 5 JiaHT>, HToro na 385 jiannb. Toro m HHCJia npo^ano 14 500 jianoKi> coôojiBHxt 0THHMaHBixT> OT coôojieft B IleKHH'fe, B3iïT0 copoôpa ToproBaro 3a RaHc^yio tlich- qio no 7 Jiant, HToro 101 Jiana h 50 (})yHOBT>. MapTa 13 ^hh npo^ano 7700 jianoKb co6ojibHXT>, oTHHMaHLix OT coôojieô B IleKHH'fe 5K, B3HT0 cepeôpa ToproBaro 3a KasK^yio TBicHHK) no 8 JiSiWh, HToro 61 Jiana h 60 (|)yHOB'L. MapTa 15 jjjîr nponeneno 6 jihchu.'l KpacHBix, ;i;oroBopHafl n,eHa 3a KaHt^^yio JiHCHu,y no 1 Jian'fe no 60 4)yH0B'B, HToro 9 JiaHT> H 60 (|)yHOB'B H 3a OHOe HHCJIO B3HT0 1 3aHaBifeCT> OTJiacnOH BHUI- HeBoft co cjiOBaMH, Bepxnen h nn^KHeft no^3opBi KaMHaTBie ae- jieHBie BOJiHHCTBie co 3M'feHMH 30JioHeHBiMH, BKpyri» OHaH Tpn nofl- 3opa OTJiacHBie, o^hh^l HepnoH, jiipyroH jia3opeBOH, TpeTeftKpac- HOH, niHTBie mejiKOMT>, nepcoHBi h nTHu,Bi h npoTHee no;i;jiOHceH AaôoH) ajioK). MapTa 16 ahh npo^ano 170 necn,OBT> ôifejiBixT., b3hto cepeôpa ToproBoro 3a Kamjioe cto no 50 Jiam>, HToro 85 Jian. MapTa 19 aha npo^ano nojiôoôpa KaMHau,Koro, b3hto cepe- 6pa ToproBaro 6 jiaHT>. Toro 5K ^ncjia npo^ano ô'Èjikh cepon 10830 ô'éjiok'l, nienoio no AoroBopy 3a KajK/iiyio tbichhio no 35 jianTï, HToro 379 jianTï h 5 (|)yHOBT> H 3a OHoe hhcjio B3flT0 30JiOTa ToproBaro 40 jiaHT> h 40 (})yHOBT>. Toro 3K HHCJia npoM^feneno 25700 ô'hiiowh cepBix u,eHOio no ao- roBopy 3a Ka}K;];yio tbichhio no 35 Jiam,, HToro 899 Jiam> h 50 (j)yHOB'B, H 3a OHoe HHCJio B3HT0 TaBapoBT> 47 nocTaBOB ôanôepe- KOBT> rjiaAKHXTj ôojimeft pyKH no n,B'feTaM, n,eHOK) no 8 jianTï h no 25 (j)yHOB'B nocTaB'L, HToro 387 Jiant h 75 (|)yHOBT>, Tpn nocTaBa TaKOH -me pyKH nonjiome. uienoio no 7 Jian'B h no 40 (j)yHOBi> noc- CTaB^B, HToro 22 JiaHBi 20 (|)yHOBT> ; 70 nocTaBOBiï 6aH6epeKOBT> jko cpe^HeH pyKH no u,Bi3TaM u.eHoio no 7 jislwl nocTaB'L, HToro 490 14 îltETHBÎE KHiîrH jiaHT>, Bcero Taeapy npHHHTO na 899 Jiant h na 95 4>yH0Ëi>, « 3a T± TaBapbi bo oHoe hhcjio flo^ano cepeôpa ToproBoro 45 (})yHOBl>. Mapxa 20 ro jmn npo^ano 20 m'Èxob'l Ô'Êjibhx xp'fenTOBbix, b3h- TO 3a Ka5K;i;oH whxi^ cepeôpa ToproBoro no 1 Jiane h no 87 Va (|)yHOBT>, HToro 37 jiaHŒ> h 50 ({)yHOB^. Toro 3K HHCJia npo^ano 2 nfea necn,OBbie jiannaTBie, B3iïT0 ce- peôpa ToproBoro 8 Jiamb. Mapxa 24 ahh npoMtoeno 10 pbiceft u,eHOio no ^oroBopy 3a Ka}K;iiyio pLicL no 2 Jianbi h no 50 (j)yHOBŒ>, HToro 25 Jian; a 3a OHoe HHCJio B3HT0 1 3aHaB'fecT> no OTJiacy jinMonnoMy, niHTbi 3MeH, BOKpyr^ onoro oÔJioJKeno cojiomhhkoh BnuineBOH, no;];jio- jKen^L OTJiacoMT> TpaBHOTbiM ajibiM; npn ohom me ABa no^aopa KaH(})OBbie BHuineBbie TKanbie. Toro m hucjisl npo;],aHO 4 io(J)th kojk KpacHbix, b3Hto 3a o- Hbie 30JioTa cpe^HeH npoôbi 2 Jianbi h 48 {|)yHOBT>, n,eHOio ksm- /j,aH Jiana 3a 10 jiaHT> cepeôpa, HToro 24 Jianbi h 80 (j)yHOB'b, ^a cepeôpa ToproBaro b3hto 1 jiana, Bcero 30JioTa h cepeôpa npn- HHTO na 25 JianT» h na 80 (})yHOBT>, h xaKO npH/i;eTT> 3a KaJKAyio io(j[)Tb no 6 jiaHT> h no 45 (})yHOBT>. MapTa 25 ji,iik npoMoneno 7 pbiceft, uienoio Ka}KAaH pbicb no AoroBopy no 2 Jianbi h no 50 (})yHOB'b, HToro 17 Jiam> h 50 (})y- hob^l; a 3a onoe hhcjio B3iïT0 1 sanaB^feci) no OTJiacy 3ejieH0My UIHTOH C nOA30pOM KpaCHblM UIHTbIM JKO, nOAJI03KeHT> 4>aH30IO KpacHOK), onyniKa OTJiacnan py^oîKeJiTaH. Toro m HHCJia npoMeneno 8 pbicen no ^oroBopnoH ixewk no 2 jiaHbi H no 50 ({)yHOBT> KaîK^aa, HToro 20 Jiani*, b3hto 3a onoe HHCJio TaBapy 2 3aHaB'fecbi, KOTopbiMH 3aBibmHBaioTT> njiaTbe, no KaH(|)e KpacHOH, niHTbi mejiKOM 3 ôaxpaTann mejiKOBbiMH, a noji ôaxpaTaMH no/tCTaBJieno oTJiacoM ô'hjihm, no/i;jio3KeHbi jieH3aMH 3ejieHbiMH. MapTa 26 ahh npoMeneno 15000 ô'hjiOKh cepbix'b n,eHoio no AoroBopy KaïK^aa Tbicnna no 35 Jian'b, HToro 525 Jian, h bo oHoe HHCJio B3HT0 30Ji0Ta KopoôoHHoro cpeAHeii npoôbi 30 jian, HenoHj Ka^K^an jiana 3a 10 Jism^ cepeôpa, HToro 300 jiaHT>, ^a Ta- Bapy 50 nocTaBOBT) cojiomhhokT) KpacHbix ij,eHOio no 4 jianbi h no 50 (fjyH0B7. nocTaBT>, HToro 225 jiaHx, Bcero sojiOTa h TaBapy npHHiiTO na 525 jiaHX. li1;EtHi>iÈ KHiirft 15 Toro 5K ^HCJia npoMeneno coôojieH 25 copoKOBt AoroBopHan i];eHa 3a Kam^OH copoKT> no 80 jiaHT>, HToro 2000 jiaHi>; a 3a OHoe HHCJio B3HT0 TaBapy 200 nocTaBOBT> KaH(})T> ôojimeH pyKH no n.B'ÊTaM, n,eHOK) KasKAon nocTaBTb no 10 Jiawh, HToro na 2000 jiaH'L. MapTa 27 p,iiK npoMeneno coôojien 10 copoKOBt u;eHoio ksm- ^OH copoKT) no ;i;oroBopy 96 iiam», HToro 960 jiaHT>, b3hto 3a OHoe HHCJio TaBapoB'L 48 nocTaBOBT> KaH(|)Tï no n.B'ÈTaM ôojinieft pyKH u;eHOK) ksûkjj^oû nocTaB'L no 10 Jian'B, HToro 480 Jian, 60 no- CTaBOBT> KaH({)i> cpeAnefi pyKH no n,B'feTaM jkg u,eHOio no 8 jiarn» nocTaBT>, HToro 480 Jianij, Bcero TaBapy npHHHTo na 960 Jiam>. Toro }Ke nncjia npoMeneno 28300 ô'Èjiok^ o6ckhxt> uienoR) no AoroBopy KaîK^an Tbicn^a no 39 Jiam», HToro 1 103 Jianti h 70 (|)y- H0B1> H 3a OHOe HHCJIO B3HT0 TaBapOBt 137 nOCTaBOBT, KaMOKT> ceMH- JiaHHbix no n.B'fexaM u;eHOK) no 5 jian nocTaBT>, HToro 865 jian'L, 12 nocTaBOBT, napnefi uinajiepnLix u,BibTHbix u,eHOio 12 jiaHT> noc- TaBT>, HToro 144 Jianbi, 3nocTaBa Kancj)!. nepHtix ôojimeô pyKH uienoio no 9 Jian'L nocTaBij, HToro 27 Jiamb; 4 nocTaBa ôaôôepe- KOBT) uieHOK) no 5 Jiant nocTaB'L, HToro 20 jiaHT>, 12 nocTaBOBT> ot- jiacoB'L no u,B'hTSiM n,eHOio no 4 jianti nocTaB^, HToro 48 Jianiï, Bcero TaBapoBT» npnnnTO na 1104 JianBi h b to hhcjio 3a OHBie TaBapfci js,oji,SiHo cepeôpa ToproBoro 30 (})yHOB'L. MapTa 28 ahh npo^ano 3 XBocTa coôojilhx B3flT0 cepeôpa ToproBoro 30 (|)yHOB'B. MapTa 30 j^rk nponeneno 30 coôojien, Kamp^olk no AoroBop- HOH uieH'fe no 50 ({)yHOBT>, HToro 15 jan, b3hto 3a onoe mhcjio 1 3aHaBec cojiomhhkoboh Kpacnon niHToft ci. noA3opoM Tenno- BHinneBBiM uihtbim jko, BKpyrt oÔRomenii cojiomhhkoh TennoTay- CHHHOH BBepxy y oHoro 3aHaB'feca no;i;cTaBJieHO oTJiacoM Kpac- HLiM, no/i;jio}KeH (})aH30K) ajioio. MapTa 31 ahh npoMeneno 61000 ô'fejiOKib ^epntix, n;eHoio no floroBopy 3a Kanc^yio tbicahio no 35 JiaH'B HToro 2135 JiaHT>, b3h- To 3a oHoe MHCJio TaBapoBT> 440 Tioneft KHTafiKH TioneBoft 6oji- nien pyKH no niB'ÈTaM, nienoio KaJK^oH tiohb no 3 jianti, hto- ro 1 320 jiaHT>, 65 nocTaBOBT> ôaftôepeKOB no u.B'ÈTaM, n;eHoio no 5 Jian'L nocTaB'L, HToro 325 jianiî ^a 30JiOTa Kopoôo^noro cpe^nefi npoÔLi 49 Jian'L h 50 ({)yHOB, i^enoio 3a 490 Jian'L, Bcero TaBa- poB'L H 30JioTa npHHHTo Ha 2135 Jian'L. 16 mÉTHtIÊ KHHTIÎ AnpejiH 2 ^hh npo;i;aHO 40 coôojieû, 3a Ka3K;i;oro B3itTo ce- peôpa ToproBaro no 95 (j)yHOB'L, HToro 38 Jiamb. Toro m. HHCJia npo^ano 2 coôojih bbhto cepeôpa ToproBaro 3 jiaHH. Toro 3K HHCJia npo^iiano 10 coôojieô ii;eHoio no ;i;oroBopy KaHc- ^OH no 1 Jianife h no 27 (j)yH0B'L, HToro 12 Jiam» h 70 (j)yH0B, H Bo oHoe HHCJio B3HT0 cepeôpa ToproBoro 8 jian'L h 70 (})yHOB'B, Aa TaBapy 1 nocTaBt OTJiacy ^epnoro niTHJiaHHon n,eHa 4 Jianbi, Bcero cepeôpa h TaBapy npnnnTO na 12 Jiam> h 70 (|)yHOB'L. Toro wh HHCJia nponeneno 10 copoKOBTb coôojioh no ^oroBop- HOH u,eHife 3a KasK^OH copoKT> no 80 JiSiWh, HToro 800 Jiant, a 3a oHoe HHCJio B3HT0 TaBapoB^ 20 nocTaBOBt KaH(})'L 3rHHHtixT> rjia^- KHX'B no uiB^ÈTaM ôojimeft pyKH, u,eHoio nocTaBT> no 1 1 JiaHT> h no 50 (j)yHOBT>, HToro 230 jiaHT>, 60 nocxaBOB KaH(})i> cpe^Heft pyKH n,eHOio no 9 JiaHTb H no 50 (j[)yHOB^B nocTaBT>, HToro 570 Jiam», Bcero Ta- Bapy npHHHTO Ha 800 jian^. Toro 5K HHCJia npoMeneno 3 neAOCOÔojia Kanc^ofi no ji,oroBop- Hoft ixen± no 50 (|)yHOBŒ>, HToro 1 Jiana h 50 (j)yHOBT>, bbhto 3a oHoe HHCJio TaBapy 9 apmHm> h 3 neTBepTH oôepn TeMHOBacHJi- KOBOH. AnpejiH 3 ahh npoMeneno 5 coôojien KaHCAOft no ^oroBopHon u,eH'fe no 50 {j)yHOBT>, HToro 2 jianH h 50 (})yHOBT> h 3a onoe hhc- Jio B3HT0 TaBapy 1 nocTaBt KaMKH niTHJiannoH KponnBHon. Toro }K HHCJia nponeneno 41 coôojib, /lioroBopHan n,eHa 3a co- ôojib no 58 (|)yHOBT>, htofo 23 jianbi h 20 (j[)yHOB, a 3a o^Horo coôojifl 80 (j)yHOBT>, Bcero u,eHBi coôojihm 24 Jianti; h 3a onoe HHCJio B3HT0 TaBapoBT> 2 nocTaBa KaH(|)T> rjiaAKHXT> ôojimeË pynn uienoio no 7 Jiam* nocTaBT>, HToro 14 JiaHT>, 2 nocTaBa KaH(|)^ cpe^HeH pyKH, nenoio no 5 Jian nocTaBi», HToro 10 jiaHT>, Bce- ro TaBapy npHHHTO na 24 Jianbi. Toro JK'L HHCJia npoMeneno 22 pticH, KaîK^an no ;i;oroBopHOH u,eHib no 2 Jianbi h no 50 {jjynoBT,, HToro 55 Jian, h 3a onoe HHCJIO B3HT0 TOBapOBT» 8 nOCTaBOBT> 0TJiaC0BT> UITHJiaHHBIX HO n,B'fe- TaivT, B HHX'L 4 HocTaBa TpaBHaTBixTï u,eHOK) Ka}KAOH no 6 JiaHT> H fio 10 (|)yH0B7>, HToro 48 jiaHTi H 80 (|)yHOB'L; 2 nopTnma ot- JiacHLie TpaB^aTbie >ki>, cB^TJioKopnmHeBoe ^a u,eHHHHoe KaîK^oe no 3 jiaHbi H no 10 (jjynoBx, HToro 6 jian'b h 20 ^ynoBT^, Bcero TftBapoB'b npHHHTO Ha 55 jiaHi). tHETHLIÉ KHHTH 17 Toro m-L HHCJia npoMeneno 250 ropnocTaeB'L oôcKHXt, ^oro- BopHOH ïienu 3a KaîK^oe cto no 12 jiaHt, HToro 30 Jiani», h 3a o- Hoe HHCJio B3HT0 TaBapoBT> 1 nocTaBT> KaH({)OBOH ôojimeH pyKH i];e- Ha 10 jiaHt, 2 nocTaBa KaH(j)^ cpe^Heô pyKH uienoio no 8 jiaHT> nocTaBt, HToro 16 jiaHT>, 1 nopTHn],e ôaftôepeKOBoe rjia^Koe 6'h- Jioe, D;eHa 4 jianLi, Bcero TaBapoBT> npHHHTO na 30 jiaHiï. AnpejiH 4 ahh npoMeneno 13 coôojien, ^oroBopnoH u,eHbi 3a oHLie 7 Jiant h 3a onoe hhcjio b3hto TaBapy 3 nocTaBa KaMOKi» nflTHJiaHHBIXt. Toro 5K HHCJia npo/i;aHo 2000 jihchd;!,, B3flT0 cepeôpa Topro- Baro 3a KaJK^yio tbichhk) no 15 JiaHT> h no 50 (j[)yHOBTj, HToro 31 Jiana. Toro }KT> HHCJia npoMeneno 200 necuiOBT» ô'hjiux, ^oroBopHafl Diena 3a KaHc/^oe cto no 50 jiaHT>, htofo 100 Jiamb, b3hto 3a onoe HHCJio TaBapy 10 nocTaBOBt KaH(|)T> no uiB'feTaM ôojimen pynn, nie- HOK) KaîKAOH nocTaBTb no 10 Jian, HToro na cto Jian. AnpejiH 5 ahh nponeneno 16 coôojien, b tom hhcji'È 10 co- ôojieft no AoroBopnoH uien^fe, ksûkjioè. no 60 (j[)yHOBTb, 6 coôojiefi no 50 (})yHOBT>, Bcero u,eHbi 9 Jiant, B3nT0 3a onoe hhcjio TaBa- py 3 nopTHm,a KaMOKi» niTHJianntixT) no u.B'feTaM c sojiOHentiMH TpaBKaMH, n,eHoio no 3 jianBi nopTHn],e, HToro na 9 jian. Toro mrh ^HCJia npoMeneno 1 500 6'fejiOK^ oôcKHXt u,eHOK) no AoroBopy 3a tlichhh) 6'hjioKh no 40 JiaHT>, HToro 60 JiaHŒ>, B3iïT0 3a oHoe HHCJio TaBapy 10 nocTaBOBi» KaH(j)T> cpe^Hefi pyKH no n,Bife- TaM, ujenoio Ks.mji,OR nocTaBTb no 6 Jian'L, HToro na 60 Jian^t. Toro mrh nncjia npoMeneno 20 jihchu,!! Kpacnoôypbixt, 15 jih- CHUi'L KpecTOBOKT>, 30 jihchu;t> HepHOAynieKT>, 35 jiHCHn,T> cHBO^y- ineKt AoroBopnaH uiena 03HaHeHHbiM JiHCHU,aM, a hmokho : 3a Kpac- HoôypBie 3a KaîK^yio no 8 Jiam> h no 50 (})yHOBT>, HToro 170 jiaHT>, 3a KpecTOBKH no 7 Jiani,, HToro 105 Jiani., 3a ^epHo^yniKn no 4 JiaHLi, HToro 120 jian'L, 3a CHBO/i;yniKH no 3 jiaHBi, HToro 105 jiaH'L; Bcero u,eHLi 03HaHeHHBiM jiHCHu,aM 500 jian'B; h 3a onoe HHCJio B3HT0 TaBapoBT» 10 nocTaBOB^L C 30JiOHeHbiMH TpaBaMH no u.B'feTaM, u,eHOio Ka}K/i;oft nocTaBT> no 12 jiam>, HToro 120 jiaH'b; 38 nocTaBOBT> KaMOKT> ceMHJiaHHbix'b no u,Bd^TaMT> 5Ke u,eHoio no 7 Jiam» nocTaB^L, htofo 266 JiaHT>, 38 TioneH KHTanKH TioneBon no u.B'ÈTaM ôojiuieft pyKH u;eHoio KajKAoft tiomb no 3 Jianbi, HToro 114 Jian'L, Bcero TaBapy npnnflTO na 500 jiaHT>. 2 18 liliETHLIË KHÎïriï AnpejiH 6 ^hh npoMeneHo 1 000 ô'hjiowh o6ckhxt>, AOroBopHaiî Diena 3a onyio 36 JiaHt, a 3a OHoe hhcjio B3flT0 TaBapy 2 nojio- ra, B TOM HHCJI'fe 1 KaH(})OBOft KpaCHOH lUHTOH C MeTJieHKaMH 30- JIOHeHBIMH c nO;^30pOM /liBOHHHM BHUIHeBBIM H C KHCTLK) UieJIKO- BOK) nojiJiomen (J3aH3oio ajioio, i^ena 20 JiaHt; ;];pyroH nojior^ ot- JiaCHOH TeMHOBHUIHeBOH HIMTOH JKB C nOA30pOM JIHMOHHblM C Kpy- raMH 30JioHeHLiMH, noAJiojKen^ (j)aH30K) ochhobok), i],eHa 16 Jiswh, Bcero TaBapy npHHHTO Ha 36 Jiant. Toro 5KT> ^HCJia npoMeneno 250 ropHOCTaeBT) o6ckhxt> ij,eHOK) no AoroBopy Kscmjioe cto no 12 jislh^, htofo 30 jiaHT>, h sa OHoe HHCJio B3HT0 TaBapy 5 nocTaBOBT> ôanôepeKOBTb no u,B^TaM, u,eHOio KaJKAOH nocTaBT> no 5 jiaHi., htofo 25 jiaHT>, 1 nocTaBij KaMKH lUTHJiaHHOH n,eHa 5 Jisun^, Bcero TaBapy npnnnTO na 30 jiaHiî. Anpe.Tiï 7 jiuh npoMeneHo 34300 ô'Èjiokt» ceptix, AoroBopnaH nena 3a Kam^yio tmch^io no 35 jianTî, HToro 1 200 Jiarn» h 50 4)y- hobtj, h 3a OHoe hhcjio B3hto TaBapoBTi 48 nocTaBOBiï rpaAHTypoBiî ôojimeH pyKH no u,Bi^TaM, u,eH0K) kr-mj^oû nocTaBTb no 8 jiaHT> h no 50 (})yHOB'L, HToro 408 jiaHT> ; 80 nocTaBOBT> cpe^HeH pyKH no 7 jiarn, H no 10 ({)yHOBT> nocTaBi>, HToro 568 Jiant; 32 nocTaBa TaKOH 3Ke pyKH KaîK/iiOH no 7 Jiam,, HToro 224 Jianbi, ^a cepe- 6pa ToproBoro b3hto 50 (})yHOBT>, Bcero TaBapoBT> h cepeôpa npn- HHTO Ha 1200 jiaH'L H na 50 (})yHOBT>. Toro JKT> HHCJia npoMeneno 13 coôojieft no ^lioroBopHOH u.eH'fe 3a Ka}K;];oro coôojih no 1 Jianife, HToro 13 Jian^, b3hto sa oHoe MHCJio TaBapy 3 nocTaBa KaMOKi^ niTHJiaHHLix^, n,eHOK) no 3 jiaHW H no 50 (j)yH0BT3 nocTaBT>, HToro 10jiaHT> h 50(j)yHOB'L; 1 nocTaBij KaMKH bojihhctoh ne u,ejiOH, MifepoHj 17 apuinn, u,eHa 2 jiaHbi H 50 (|)yH0B'L, Bcero TaBapy npHHiïTO na 13 Jian. Toro }KT> HHCJia npoMeneno 1 200 6ibjioKT> o6ckhxt> no ^oroBop- HOH ixewh 3a KajKAyio tucahio no 40 Jiam., HToro 48 Jiant, b3Hto 3a oHoe HHCJio TaBapoBT> 2 nocTaBa KaH{|)Tî cpe^Heô pynn D,eHOio no 6 jiaH^f> nocTaBT,, htofo 12 Jian^, 6nocTaBOBTjKaMOKT5 mTHJiaHHLixi> no u,Bt,TaM i^enoio Ka>KAOH no 4 Jianbi, HToro 24 jianbi ; 6 nopTHii],T> TaKOH /KO pyKH no 2 Jianbi nopTHiii,e, HToro 12 jiaHT>, Bcero Ta- BapoBi, npHHHTo Ha 48 Jiam.. AnpejiH 8 ahh npo^ano 1 .nHCHii,a c±mn bshto cepeôpa xan- cKoro 9 jiaHT). Toro wh MHCjia npoMeneno 36 co6o.JTeH, b tom hhcjiIj 20 co6o- IfliËtHiblË KHHTH ^ 10 Jieô KSûKjioû no ;i;oroBopy nienoio no 56 (})yHOB'L, 16 coôojien no 55 (|)yHOBT>, HToro 20 Jian'L, bbhto 3a onoe hhcjio TaBapy 7 tio- neft KHTaftKH TioneBon no u;Bi^TaM ôojimen pyKH. Toro 5Kt HHCJia npoMeneno 138 necu;oBT> ô-fejiLixt no ^oroBop- HOH u.en'fe no 45 jiaHt 3a cto, htofo 62 JiaHti h 10 (})yHOBTî, b3hto 3a OHoe HHCJio TaBapoBt 1 nojion> (j)JiepoBOH KpacHon c noA3opoM'L 3ejieHMM (|)JiepoBi>iM Hce, uiena 4 Jianbi h 90 (|)yHOBT>; 4 nocxaBa ôanôepoKOBt no uiB'feTaM, ujenoio no 5 JiaHT> nocTaB, HToro 20 jiaHT>, 1 nopTHme ôaôôepoKy CKannoe BacnjiKOBoe, i^ena 4 jiaHbi H 50 (})yHOBT>, 1 nopTHn];e ôaftôepeKy CKannoe m BHmneBoe, u,eHa 2 Jianti h 50 (|)yHOBT>; 1 HyBuiKHeu,!» cepeôpflHOH (|)hhh{|)- THHOH paôoTti, B HeM B^fecy 15 JiaHT>, u;eHOK) 3a Ka}KAyK) Jiany no 1 JiSLK'h H no 20 (j)yHOBT>, HToro 18 Jiam,, m cepeôpa Topro- Boro B3iiT0 12 jiaH'L H 20 {j)yHOBT>, Bcero TaBapoBiî h cepeôpa npHHHTO na 62 jianBi n na 10 (})yHOBT>. AnpejiH 9 ^hh nponeneno 10 000 6'hjiOKh o6ckhxt> no ;i;oroBop- HOH ixewk, 3a KaîK^yio tbichhk) no 35 JiaHi>, htofo 350 jiaHT>; H Bo OHoe HHCJio B3HT0 copoôpa ToproBaro 170 jiaHT>, m TaBa- py 60 Tionen KHTaôKH Tioneson no u;Bi^TaM ôojiinen pyKH, u,eHoio Kam^OH TiOHb no 3 jianbi, htofo 180 Jian^, Bcero cepeôpa h Ta- Bapy npHHHTO na 350 jiam». Toro m^ nncjia npoMeneHO 2 200 ô'fejiOKt oôckhxt> no ji,oroBopHOH uien'fe 3a Ka}K/];yio Tticnnio no 40 JiaHT>, HToro 88 jian'L, h 3a onoe HHCJio B3HT0 TaBapy 20 nocTaBOB'B oTJiacoBT> niTHJiaHHtix TpaB^a- TLixT> no u;B'feTaM, u;eHOK) ksmjioPi nocTaBT> no 4 Jianbi n no 40 (})y- HOBT>, HToro na 88 Jiam>. AnpejiH 10 ;iiHH npoMeneno 10 coôojieft ^eHOK) KaJKAon no AoroBopy no 1 jiane, HToro 10 Jiant, B3flT0 sa onoe hhcjio Ta- BapoB^L 1 nopTHni,e OTJiacy niTHJiannoe c TpaBKaMH, u,eHa 4 jianbi; 1 nopTHii];e rpa^HTypa cepeôpnnoro u;B'feTa u,eHa 3 JiaHbi, 1 nop- THn];e CBHCTyna TeMHOBacHJiKOBoe, u;eHa 3jiaHbi, Bcero TaBapoBT> npHHHTo na 10 jian'b. Toro }KT> ^HCJia npoMeneno 1 100 6±JioKh oôckhxi,, AoroBopnafl ^eHa 3a 0HyK)^44 Jianbi, b3hto 3a onoe hhcjio TaBapy 10 nocTa- BOBT, OTJiacoBT> mTHJiaHHbixT> 3rHÔHbixT> TpaBHaTbiXTi no U,B^TaM, u;eHoio KajKAOH nocTaBT>^no 4 Jianbi n no 40 (|)yHOB'b, HToro na 44 jiaHbi. AnpeJiH 11 AHfl npoMeneno 100 nec^0B^> ô^Jibix'b AoroBopnoft 20 ^ îlliËtHbÎE I^HHTIt i^eHBi 3a oHbie sa 45 Jiawh, b3hto aa oHoe hhcjio Tasapy 1 aa- HaB'fecT> no KpacHOH KaH({)e niHTbi ^paKOMBi aojio^enbie ; npn ohomt> ABa no/]i3opa uiHTtie m no KaH(|)e MajinnoBoft no BepxHeny KpaK) H jiB± onyniKH, oj^usi cojioMenKOBan TeMHOBHinneBaH, Apyran ot- .Tiacnan TeMHOBacnjiKOBaH, no/i;ji03Kem> (})aH30K) ajioio. Toro }KT> HHCJia npoMeneno 6100 6i^JioKT> oôcKHXTb u,eHoio no AoroBopy 3a Ka}K/i,yK) TbiciïHio no 40 jiam>, HToro 244 Jianbi; h bo OHoe ^mcjio b3hto 30JiOTa KopoÔKa cpe/^nen npoôbi, bIîcomt» 10 jislutj h 20 (|)yHOB uienoio sa 100 Jiant, ^a xaBapy 36 nocTaBOBT. ôaftôepeKOBT, no u,BifeTaM, u,eHoio ksmjioû nocTaBT> no 4 jiaHti, HToro 144 jiaHBi, Bcero sojioxa h TaBapy npnniïTO na 244 Jianti. AnpejiH 12 jj,nn npoMeneno 6200 6'hjiowh o6ckhxt> KSimp^Rn tbi- cnqa no jiioroBopHOH u.en^fe no 40 jiaHT>, HToro 248 Jiarn», bshto sa oHoe ^HCJio TOBapy 37 nocTaBOBT) ôanôepeKOB'L no n,BiîTaM, nenoK) no 4 JiaHM nocTaBt, 148 jiaHT>; ^a sojioTa ÔHToro B jiHCTax 10 Jian, u,eHOio Kan^^an Jiana sa 10 jiaHT> cepeôpa, h- Toro 100 jiaHT>; Bcero TaBapy h sojioxa npnniïTo na 248 jiaHT>. Toro 3KT> ^HCJia npoMeneno 30 coôojien, b tom HHCJiife 20 co6o- Jien uieHOK) no ^oroBopy KaîK^on coôojib no 57 (})yHOBT>, 10 co- ôojieft no 56 (|)yHOBT>, HToro 17 JiaHT>; h sa onoe hhcjio bshto TaBapy 4 nocTaBa KaMOKT> mTHJiaHHi>ixT> no u;BifeTaM u,eHOK) no 4 jiaHBi nocTaBT», htofo 16 JiaHT>, 1 nopTnme KaMKH nHTHJianHOH, u,eHa 1 Jiana, Bcero TaBapy npnnnTO na 17 JiaHT>. AnpejiH 13 ^hh npoMeneno 5 800 6'Èjiokt> o6ckhxt>, KaîK^an TbicHHa no AoroBopHOH u^ewh no 40 jiaHT>, HToro 232 jianbi, h sa OHoe HHCJio bshto TaBapy 33 nocTaBa ôanôepeKOBi» no n,Bife- TaM, UieHOK) KSimjiom nocTaBT> no 4 Jianti, HToro 132 Jianbi, ^a sojioTa ÔHToro b JincTax'L cpe^HeH npoôbi 10 Jiamb, u,eHoio sa 100 .iiam>, Bcero TaBapy h sojiOTa npnHHTO na 232 Jianbi. Toro JKTî HHCJia npo^ano 300 pbiceft, Kamma. no ^oroBopnoft nenib no 2 Jianbi h no 50 (j)yHOBrb, HToro 750 jiaHi>, bshto sa oHoe Hncjio sojiOTa ToproBaro 75 jiaHT>, u,eHoio HaHc^an jiana sa 10 Jian cepeôpa, HToro na 750 jislut^. Toro }Ki> HHCJia npoMeneHo 38 pbicen, KaJKjiiaH no /lioroBopHoft iiewk no 2 Jianbi h no 50 ([)yHOBT>, HToro 95 Jian'b; a sa onoe MHCJio BSHTO TOBapoBT, 10 HocTaBOBij KaHfl)!^ HO u.B'feTaM ôojimeft pvKH neHOK) Ka>KAOH HocTaBTj HO 8 jiaHTj, HTOFO 80 iiaHi^ ; 4 noc- TaBa ('peAHOH pvKM no 4 jianbi nocTaBT,, htofo 16 jian'b, Bcero mETHBIE KHHrn 11 TaBapy npHHHTO na 96 Jiant, h b to hhcjio sa OHLie TaBapLi AO/i;aHo cepeôpa xoproBaro 1 Jiana. Toro 3KT> HHCJia npoMeneHo 30 BBi^pi», rsûrj^rh no AoroBopnoH D.eH'fe, no 1 jiane h no 50 (j)yHOBT>, HToro 45 JiaHT>, h 3a onoe HHCJIO B3flT0 TaBapOBT> 1 SanaB'feCTb KaH{})OBOH KpaCHOH niHTOH c nOA30pOM KaH(})OBBIM 3eJieHLIM mHTBIM 5Ke, nOAJIOHCeHT> (|)aH30I0 ajioK), n;eHa 35 JiaHi>; 2 naABepHHKa uiHTLie mi^ c no/ii3opaMH mn- TbiMH 5K no 3ejieH0My OTJiacy, uienoio no 5 Jiant Ha;i;BepHHKT>, HToro 10 jiaH'L, Bcero xaBapy npHHHTO na 45 Jiant. Toro jKTb HHCJia npoMeneno 1 006 necu,OBT> 6'fejiBixTb ;i;oroBopHafl u;eHa 3a Ka5K/^oe cto necu;oBT> no 45 jian'L, HToro 452 JianLi h 70 (j)yHOBT>; H 3a onoe hhcjio b3hto TaBapoBT> 40 nocTaBOBT> OTJia- coBT> TpaBHaTLixT» no uiBi^TaM, B TOM ^ucjïh 20 nocTaBOB'L n;eHOio no 6 Jian nocTaB, HToro 120 Jiant; 20 nocTaBOBT, no 4 jianLi nocTaBT>, HToro 80 jiaHi>, /i;a 30JiOTa ToproBoro bsrto 25 Jiam> h 27 {|)yHOBT>, KajK^aH Jiana u;eHoio 3a 10 jiaHi> cepeôpa, HToro 252 jiaHBi H 70 (})yHOB'L, Bcero xaBapy h 30JiOTa npHHHTo na 452 Jia- HBi H na 70 (|)yHOBT>. AnpejiH 15 ahh npoMeneno 43 coôojih, b tom nucjrk 40 co- ôojieft KaJK^OH no AoroBopnoH u^en^ no 45 (})yHOBT>, 3 coôojih no 50 (})yHOBT>, HToro 19 JiaHt h 50 (j)yHOB'L; h 3a onoe hhcjio B3flTo TaBapoB'L 1 nocTaB KaH(j)OBOH ôojimett pyKH n;eHa 7 Jiant ; 2 nocTaBa KaH(})T) cpe/Jinen pyKH nienoio no 4 jiaHBi h no 50 (j)y- HOBT, nocTaBi», HToro 9 jian'B, 1 nocTaBT> KaMKH niTHJiaHHoft ajiofi HepeHKOBOH, uiena 3 jianBi h 50 (j)yHOBT>, Bcero TaBapy npHHiiTO na 19 JiaHT> h na 50 (|)yHOBT>. Toro 5KT> npoMeneno 1 100 6'fejiOK'B o6ckhxt> j^oroBopnan u;eHa no 40 JiaHi> 3a tbichhk), htofo 44 jianBi ; b3hto 3a onoe hhcjio TaBa- poBi> 14 nocTaBOBT> (|)jiepoBT> no ujB'feTaM, b tom hhcji'È 12 nocTa- BOB i];eHOK) no 3 jianBi h no 15 (j)yHOBT> nocTaBTb, HToro 37 JiaHT> H 80 ({)yHOBT>; 2 nocTaBa no 3 JianBi h no 10 (j)yHOB'L nocTaBt, HToro 6 jiaHT> h 20 (j)yHOBT>, Bcero TOBapy npnnHTO na 44 JianBi. Toro }KT> HHCJia npo/iiano 7000 6'hjiowb oôckhxt» i^enoio Kam^aii TBiCHHa no ^lioroBopy no 40 Jian-B, HToro 280 Jiam»; h 3a onoe HHCJIO B3HT0 30JioTa ToproBoro 28 Jiam>, i^enoio Ka^JK^an Jiana 3a 10 jiaHT> cepeôpa, htofo na 280 Jiam,. Toro m. HHCJia npoMeneno 1 980 Ô'Èjiok'b oôckhx'b, i^enoio no AOBopy KajK^aii TBicnna no 40 JiaHT>, HToro 79 Jiamb h 20 (})yH0BT>, 22 mETHblE KHHrH H 3a OHOe HHCJIO B3HT0 TREapy 18 nOCTaBOBT> KaH(})T> no I],B'feTaM cpeAHefi pyKH, i],eHoio Kam/iiOH nocTaBT> no 4 Jianbi h no 40 (})y- HOB, HToro na 79 Jiani) h na 20 (|)yHOB'L. Toro wh HHCJia npoMeneno 450 necuiOBib ôibjibixT) nenoio no /^o- roBopy Ka}KAoe cto necniOBT> no 40 Jiant, HToro 180 jiaHT>; h aa OHoe HHCJIO B3HT0 TaBapoBT> 11 aanaB^fecoBt pa3HbixT> ManepoET,.... 4 nojiora pa3HLix me MaHepoBi>.... Anpejiife 16 ahh npoMeneno 2 copoKa coôojien nienoio no ^o- roBopy 3a KaîK^oro coôojih no 1 Jianife h no 5 (j)yHOB^, nToro 84 .Jianbi; h bo onoe hhcjio b3hto cepeôpa ToproBaro 52 Jianti; Aa TOBapy 8 nocTaBOBT> KaMOKT> mTHJiaHHi>ixT> bojihhctmx, u,eHOK) KamAOH nocTaBT> no 4 jianBi, HToro 32 jianti, Bcero cepeôpa h TaBapy npnniîTO na 84 jianBi. Toro m nncjia npoMeneno 3 coôojih, KaTK^on no AoroBopHoft iiewh no 80 ^^ynoB^L, HToro 2 jianti n 40 (})yHOBT>, b3hto 3a o- Hoe HHCJIO TaBapy 12KycK0BTb mnajiepT> niHTbixT> mejiKOM no ô'^jioVl (|)aH3e uieHOK) KSimjxoû KycoKT> no 20 (})yHOBT>, HToro na 2 jiaHbi H na 40 (})yHOBT>. Toro 5KX HHCJia npoMeneno 30 coôojien, b tom ^MCJ^k 20 co6o- Jieô no /lioroBopHOH n,eHife KaîK^ofi no 80 (j)yHOB'L, 10 coôojieii no 90 (j)yHOB, htofo 25 jiaHT>; a 3a onoe hhcjio b3hto TaBapy 5 nocTaBOB KaMOKt niTHJianHBix'L KaH(j)opHbix no uiBi^TaM, u,eHoio KasK/iiOH nocTaB no 5 Jiamb, HToro na 25 jiaHT>. Anpejiiï 17 j^un npo^ano 2 coôojih B3iïT0 cepeôpa ToproBaro 1 Jiana h 50 (|)yHOBTD. Toro m ^ncjia npoMeneno 40 coôojien, Kam^on no /lioroBopHoft nien'fe no 75 (|)yHOBT>, HToro 30 Jiam>; h 3a onoe hhcjio b3hto TaBapy 12 Tionen KHTanKH cpe^Hen pynn no u.B'feTaM u,eHoio no 2 jiaHH H no 50 (f)yHOBTï TioHb, HToro na 30 jiani). Toro m ^ncjia npoMeneno 15000 ô'Èjioktj oôckhxTï i],eHOK) no AoroBopy 3a KavKAyio tbichmio no 36 Jiamb, HToro 540 JiaHT>, h 3a onoe HHCJIO b3hto TaBapy 120 Tioneft KHTaHKH TioneBon no n.B'fe- TaMT> ôojimeH pyKH, ij,eHOio Kamjxovi tiohl no 3 Jianbi, HToro 360 Jian, 30 nocTaBOBT> KaMOKT> ceMHJiannbixTb no uiB^^TaM, i^enoio no 5 Jian nocTaBTj, HToro 150 Jiam^, ;^a cepeôpa ToproBaro b3hto 30 jiaHT>; Bcero TaBapoBT, h cepeôpa npnnnTO na 540 jiaHT>; Aa OT BbimenHcannoro Topry ^ano 3a Tpy^bi ôapbiiuHHKy noBOKpe- menoMy Ceneny CaxaJiTyio cepeôpa ToproBaro 11 Jian-b. mETHBIE KHHTH 23 Toro m iHCJia npoMeneno 220 necuiOBt ô'fejibixij no ^oroBopHoft u,eîî'h no 45 jiaHT> 3a cto, htofo 99 Jiam,, b3hto sa onoe hhcjio TaBapoBT> 18 nocTaBOBT, KaH({)i> cpe/i;HeH pyKH no u.B'feTan u,eH0K) KaJKAOH nocTaBT> no 5 Jian-B, HToro 90 JiaHt, 1 nocTaBT> rpa^HTypy KpacHOH, u,eHa 5 jian'L, 1 nocTaB'L cbhctyhoboh c KpyraMH n;eHa 4 jiaHBi, Bcero TaBapoBT> npnnHTo na 99 Jiamb. AnpejiH 18 jj,hh npoMeneno 363 pticn KaMjidia. no ^oroBop- HOH u^ewh no 2 Jianbi n no 50 (j)yHOBT>, HToro 907 jiaHT> h 50 (|)yHOBT>, H 3a OHOe HHCJIO B3HT0 TaBapOBT> 16 nOCTaBOBT> KaH(|)T> no uiBi^TaM cpe^ïneft pyKH, u,eHOK) no 6 Jiamb nocxaBi», HToro 96 jiaHTb, 8 KycKOBT> napMeft cojiomhhkoblixt> BninneBLix^b c KpyraMH, u,eHoio no 10 jiaHT> HycoK^L, nxoro 80 Jiant, 1 3aHaBifecT>'KaH(J)0B0H KpacHOH, B neM 13 nojioci» c noA3opoM sejienbiM, n;eHaX50 Jian'L; Apyroft 3aHaB'fecT> KaH({)OBOH KpacnoH me c sojioneHbiMH swhRMVL c noA3opoM KaH({)OBi>iM 3ejieHBiM, no/iiJio}KeH^ (|)aH30K) ajioK), u,eHa 16 Jiam> H 4 (})yHa, nocy^Li cepeôpHHon no;iiep5KaHOH pa3HLix'L ManepoBT, B-fecoM 66 Jian'L, n;eHOK) 3a Ka^Ayio Jiany no 1 Jian'fe h no 20 (})yHOB, htofo 79 Jiamb h 20 (|)yHOB, m 30JiOTa xop- roBaro b3hto 55 Jiam> h 65 (j)yHOB'L, ujenoio KamjiSiH 3a 10 JiaHi> cepeôpa, HToro 556 Jiant h 50 (})yHOBT>, ^a cepeôpa ToproBoro 29 Jian'L h 70 (|)yHOB'L, Bcero TaBapoBT>, nocy^Li cepeôpHHoft, 30- jioTa H cepeôpa npHHHTO na 907 jiaHT> h na 50 ({)yHOB'L. Toro }K HHCJia npoMeneno 6000 6'fejioKT> o6ckhxt> no /^o^OBopHOH iiieH'fe 3a Ka3K;i;yK) tbichhk) no 40 Jian'L, HToro 240 Jian'L, B3iiTo 3a onoe hhcjio TaBapoB'L 15 nocTaBOB-L KaH(})'L c 30JiOHeHLiMH mct- jiHKaMH no u.B'ÈTaM u;eHOio Kamjioû nocTaB no 12 Jian'L, HToro 180 Jian'L, 9 nopTHiii.'L Tanon me pyKH no 6 Jian'L nopxHme, nxoro 54 jianLi, 1 nopTHme nepnoe KJiexnaToe c KHTancKHM 3ojiotom, uiena 6 Jian'L, Bcero TaBapoB'L npnnnTO na 240 Jian'L. AnpeJiH 19 ahh nponeneno 332 pLicn no floroBopnoH ujen'fe 3a KaJKAyK) no 2 jianLi h no 50 (|)yHOB'L, HToro 830 Jian'L, h 3a OHOe HHCJIO B3iIT0 TaBapoB'L 60 nOCTaBOB'L KaH(})'L ;^ByKOHe^HLIX KJieT^aTLix'L, H c M'fejiKHMH TpaBaMH no ii.B'feTaM, n;eHoio KSimjs,oû nocTaB'L no 8 Jian'L, HToro 480 Jian'L, 87 Vg nOCTaBOB'L ycoB AByKO- neHHLix'L no uiB-feTaM me, ii;eHoio no 4jiaHLi nocTaB'L, HToro 350 Jian'L, Bcero TaBapoB'L npnnHTO na 830 Jian'L. Toro JK'L HHCJia npoMeneno 250 pLicen i^enoio noJ;i;oroBopy 3a Kam^yio pLicL no 2 jianLi h no 50 (})yHOB'L, HToro 625 Jian'L, n 3a 24 IIJ,ETHHE KHHFH OHoe HHC.no b3hto TaBapoBt 126 nocTaBOBi> naMOK'L nnTHJiaHHbix no i];BibTaM ii,eHOio no 1 Jian^ h no 50 (j)yHOBT) nocTaBt, htofo 189 jiaHT>, 18 nocxaBOBT, OTJiacoBTb nHTHJiaHHtixt sraÔKLix Majioft pyKH no i^B'feTaM i^enoio no 1 Jian^ h no 33 (|)yHa nocTaBi», HToro 23 jiaHBi H 94 (})yHa; 9 nocTaBOBT> TaKoft me pynn, n;eHoio no 1 jian'fe H no 34 (})yHa nocTaBib, nxoro 12 jian h 6 (})yHOBT>; 10 nopTHii],Tb napnen c sojiOHeHtiMH TpaBaMH pa3HbixT> u.b'Ètobt» u,eHOK) no 6 jiaHTb nopTHme, HToro 60 Jiani), 2 nocTaBa c BOJio^enbiMH Tpa- BaMH 3ejieH0H Aa MajinnoBoft nienoio no 10 jiaHT> nocTaBt, HToro 20 Jianij; 8 nocTaBOBi) napnefi c sojiotbimh Kpyrann pa3HBixT> n.B'fe- TOBT> menoio no 13 JianTï nocTaBT>, HToro 104 Jianbi; 2 nopTHni,a TaKoft me pyKH no 6 JiaHT> h no 50 (|)yHOB'L nopTnme, HToro 13 Jiant; ^lia 30JioTa ÔHToro b3hto 10 jiRWh b tom hhcji'È ^boh 3a- nncTBH, u,eHa 100 Jiamb, jiia cepeôpa ToproBoro B3iïT0 103 JiaHLi, Bcero TaBapoBTj 30JiOTa h cepeôpa npnnHTo na 625 Jiant. Toro îK HHCJia npoMeneno 8 pticeft no /i;oroBopHoft u;eH'fe no 2 jiaHBi H no 50 (|)yHOB'L, HToro 20 JiaHi>, b3hto 3a onoe hhcjio TaBapOBT> 7 nOCTaBOBT> KaMOKTb nHTHJiaHHbIXT> no U,B'feTaM U,eHOIO K£imji,oû nocTaBT> no 1 Jian'fe h 20 (j)yHOBT>, HToro 8 Jiawb n 40 (j)yHOB'B, 6 nOCTaBOBT> OTJiaCOBT> 3rH6HbIXT> MaJIOH pyKH no U.B'ÈTaM n,eHoio no 1 jianife h no 10 (j)yHOB'L nocTaBT>, HToro 6 Jiamb h 60 (|)yHOBTD, 5 nocTaBOBT> oTJiacoBT> TaKOH me pyKH, n,eHOK) no 1 Jian^fe nocTaBT>, HToro 5 jian'L, Bcero TaBapoBT> npnHiiTO na 20 jiaHT>. Toro miy HHCJia npoMeneno 200 pbicefi Kamm^ no ^oroBopROH uieH^ no 2 Jianbi h no 50 (j)yHOBT), HToro 500 JiaHT>, h 3a onoe HHCJio B3HT0 TaBapy 51 nocTaBT> rpa/i;HTypoB'B cpejmeû pyKH no u;BifeTaM, u,eHoio KaJKAOH nocxaBiï no 7 jiswh h no 50 (})yHOB, HToro 382 jiaHbi h 50 (})yHOBT>, 10 nocTaBOBt KaH(})'B no n.B'fexaM, ôojimeft pyKH u,eHOio no 1 1 jiaHT> h no 75 (})yHOBT> nocxaB^B, HToro 117 Jiam^ H 50 fj)yHOBTj, Bcero TaBapoBT> npnnHTO na 500 JiaHi,. Toro m HHCJia npoMeneHO 1 000 necn,0BT> 6'^Jiux^b, jijoroBopHaH i^ena 3a onbie 450 Jian'b, B3iïT0 3a onoe hhcjio xaBapy II2V2 nocxaBOB-b ycoBT> /];ByKOHeHHbixT> no u,BifexaM, uenoio KaîK^OH no- cxaBiï no 4 Jianbi, nxoro na 450 Jian'B. AnpejiH 20 ahh npoMeneno 11 coôojieft, b xom HHCJiife 10 co- ôojioH u,eHoio no /i,oroBopy 3a Kaw/iioro coôojih no 78 (})yHOBT>, 3a OAHoro coôojih 70 (|)yHOBT>, nxoro 8 jiaHT> h 50 (J3yH0BT>, b3hxo 3a onoe hhcjio xaBapoEt 1 oj^'^sîjio ôapxaxnoe ajioe niHxoe, ony- mETHBIE KHHrH 25 lueHo ôapxaTOM sejieHtiM, no;iiJio3KeHO otjircom ceporopio^HM, i],eHa 3 jiaHfci h 50 (j[)yHOBi>; 1 Ka(j[)TaHT> KaH(|)OBOH MajiHHOBoft lUHTOH mejiKOM, i],eHa 2 jiaHbi, 1 Ka(})TaH'L KaH(|)OBOH TeMHOBHuiHe- BOH uiHTOH 3Ke, ii,eHa 1 Jiana; 4 nacTyjiHHKa KaH(})OBi>ie KpacHLie, niHTbie KHTaftcKHM 30JI0T0M, ij;eHa bcém 1 Jiana h 70 (})yHOB'L, 1 Ka(j)TaH'L OTJiacHOH ^epHOH, ii;eHa 30 (|)yHOB'B, Bcero TaBapoEi, npHHHTO Ha 8 JiaHT> H Ha 50 (|)yHOB'B. Toro }K HHCJia npoMeneno 80 necuiOBT* ô'^jibix'l, uienoio no ao- roBopy 3a Ka}K;i;oro neci],a no 50 (})yHOB'B, HToro 40 Jian, h sa OHoe HHCJio B3HT0 TaBapy 3 3aHaB'feca pa3HbixT> ManepoB'L.... Toro m nncjia npoMeneno 30 necD;oB'L 6i§jn>ixi>, krtkji^oVl no ;];o- roBopnoH uieH'fe no 50 (|)yHOBT>, HToro 15 Jiant, B3iïT0 3a onoe HHCJio TaBapy 10 nocTaBOB^L napnen mejiKOBbiXT> necTpBix, u,eHOio no 1 JiSiwh H 36 ({)yHOB'L nocTaBT>, HToro 13 Jian h 60 (})yHOB'L, 1 nocTaBT> TaKOH 3Ke pyKH, niena 1 Jiana h 40 (})yHOB'B, Bcero Ta- Bapy npHHHTo na 15 Jian. AnpejiH 23 jiur npoMeneno 128 pbiceft, KajK/iiaH no ^oroBop- Hoii uieH'fe no 2 Jianti h no 50 (|)yHOB'L, HToro 320 jiaHT>, h 3a oHoe HHCJio B3iîT0 TaBapoB'L 5 nocTaBOBt napneft c 30JiOHeHBiMi TpaBKaMH pa3HBixT> u;BifeTOBT> uienoH) no 12 Jiamb nocTaBi,, HToro 60 Jian; 15 nocTaBOBt cojiomhhokt> i^enoio no 6 Jian'L h no 66 (j)yHOBT> nocTaBT>, HToro 99 Jiant h 90 {})yHOB'L; 1 nopTnn^e cojio- MeHKOBoe 5K n;eHa 4 JianBi h 10 ({)yHOB'L; 3 nocTaBa c 30JioHe- HBiMH TpaBaMH ôojimeH pyKH, u;eHOK) no 10 jiaHT> nocTaBt, htofo 30 jiRWb; 5 nocTaBOB'B napnen c 3ojiotbimh m TpaBann, b hhx 1 nocTaB co cjioBaMH, n;eHOK) no 12 Jiam» nocTaBT>, HToro 60 jiaHiî, 10 nopTHni, TaKHX'B me nap^en n,eHOK) no 6 jian'B h 20 (|)yHOBT> nopTHn];e, HToro 62 jianBi, 10 apuinni, ôapxaTy jiMMonnoro nojio- caToro, nena 4 JianBi, Bcero TaBapoBiî npnHHTO na 320 Jiarnj. AnpejiH 24 jiun npoMeneno 8 coôojieft, b tom micji'h 6 co6o- jieiî KdûKjioû no ;i;oroBopHOH iiewh no 90 (})yHOBT>, 2 coôojih no 80 (|)yHOBT>, HToro 7 jiaHT>, b3hto 3a onoe hhcjio TaBapoBi» 1 ojifk- HJio ôapxaTHoe ajioe co sm^^hmh 30JioMeHBiMH c no/ii3opoM 6ap- xaTHBiM 3ejieHBiM, no o^^noMy Kpaio onymeno cojiomhhkoh nep- HOH, Diena 4 JianBi; 1 tio(})hkt> ne Tanoro m ôapxaTy uoji,Jiomeiii> Jiay^anoM 3eJieHBiM bojihhctbim, n,eHa 3 Jianbi, Bcero TaBapy npHHHTO na 7 Jianiï. Toro }K HHCJia npoMeneno 100 ropHocTaeBT> o6ckhxt>, floroBop- ab mETHBlE KHHrn Han Diena 3a oHBie 10 jiamb, b3hto aa oHoe hhcjio 1 nocTaBi, rpa- J^HTypOBOH HepHOH KJieXHaTOH. Toro jktj HHCJia npo^ano cyKHa rajiancKoro 5 apiuHH'L, bbhto cepeôpa ToproBaro, sa KaJK^iiOH apniHH'L no 3 JiaHbi, HToro 15 JlSiWh. AnpejiH 25 ji^ufi npoMeneno 220 necu.OBt ô'hjiuxi^, AoroBopHan ij,eHa no 45 Jiam> aa cto, htofo 99 Jiam>, Banxo aa onoe hhcjio TaBapoBT) 6 nojioroB'L paantixi) ManepoB'L.... Toro m nncjia npoMeneno 580 necuiOBT> 6'fejibix'L u;eHOio no ^o- roBopy aa KaJK/iioe cto no 45 Jiamb, nxoro 161 Jiana; n bo onoe Hncjio B3HT0 aojioxa cpe^nen npoôbi 10 Jianij h 30 (j)yHOBi>, u;e- HOK) aa 103 Jianbi, ^a TOBapoBi, 20 [nocTaBOBT>] KaH(|)^ no njBi^TaM cpe^nen pynn u;eHoio no 4 Jianbi h no 30 (f)yHOB'L nocTaBi), hto- ro 86 Jiam>, 6 nocTaBOBT> KaH(})T> c aojioHenbiMH MOTJiHKaMH u,eHOK) no 12 jiaHT> nocTaBT>, HToro 72 Jianti, Bcero aojioxa h TOBapoBT> npHHHTo Ha 261 Jiany. AnpejiH 27 ;i,hh npo^ano 10 coôojien, Banxo cepeôpa Topro- Boro aa Ka^K/iioro coôojin no 80 (})yHOBX, nxoro 8 JiaHiî. Toro m ^ncjia npoMeneno 35 coôojien, AoroBopnan n,eHa aa Kancfloro coôojin no 60 (|)yHOBT>, HToro 21 jiana; b3hto aa onoe HHCJio TaBapy 7 Tioneft KHTaôKH TioneBon no u;BifeTaM ôojinieô pyKH u;eHoio Kamjioû tiohb no 3 JiaHbi, HToro na 21 Jiany. Toro m ^ncjia npoMeneno 40 BbiApT> Ka^K^aH no ^oroBopy D,e- HOK) no 2 .lanbi, HToro 80 Jiam», BaiïTO aa onoe hhcjio TaBapoBi) 4 nocxaBa [nap^en] c aojio^enbiMH xpaBaMM u,eHOK) no 12 Jian nocTaBT>, HToro 48 Jianrb; 3 nocxaBa rpa;];HxypoBT> no uiBi^xan u,e- HOK) no 8 jiaHT) nocxaBTb, nxoro 24 Jianbi, 2 nopxHn],a rpaflnxypoB jKe Hepnbix u,eHOio no 4 Jianbi nopxHn],e, nxoro 8 Jian'b, Bcero xaBapoB npnnnxo na 80 Jiam>. Toro m ^mcjia npoMoneno 300 ropHOcxaeBT> oôckhx'l no j^oro- BopnoH u,eH'fe no 10 jian^b aa cxo, nxoro 30 Jiam>, n aa onoe hhc- .10 Baflxo xaBapoBTD 2 nocxaBa KaHf|)'b arnônbixi) ôojimen pyKH nenoK) no 7 jiaHT> nocxaBT>, [nxoro] 14 jianT), 2 nocxaBa KanoK'b mxn- jiaHHbix u,eHoio no 4 Jianbi nocxaBT>, nxoro 8 jiaHT>, 1 nocxaBi> Kan- (})OBOH Majion pyKH, n,ena 4 Jianbi, 1 nocxaBT> KaMKn nHXHJiannoH, uena 4 Jianbi, Bcero xaBapy npnnnxo na 30 Jiam>. Anpe.iH 28 ahh npoMoneno 12 coôojien Ka^K^on no ;i,oroBop- non u,eH^ no 1 Jian^, nxoro 12 jiaHT>, Banxo aa onoe hhcjio xa- mETHBIE KHHTH 27 Bapy 5 3aHaB'fecoBT> KaMHaTtix'L 5KejiTbixi> bojihhctbix, a b ksûkj^oû SRusLB'hce no 6 nojiociî 6e3 no/iiKJia;i,y h ôes noA3opoBT>, nienoio KaHCAaH sanaBifeca no 2 jianBi h no 40 (|)yHOB'L, HToro na 12 jiaH'L. Toro }KT> HHCJia npoMeneno 1 000 necu,OBTï 6'fejibixT), AoroBopnaiî ii;eHa sa OHBie 440 jiaHT>, eshto aa onoe hhcjio TaBapoBi» 70 noc- TaBOBTî KaM0KT> ceMHJiaHHBixT> no uiB^^xaM, uieHOK) ksltkjioVl no- CTaBT> no 5 jian^B h no 10 ({)yHOBT>, HToro 357 jiaHT>, 28 Tioneft kh- TaHKH TioneBOH no u.B'ÈTaM ôojinieiï pyKH u,eHOK) no 3 jianBi tiohb, HToro 84 jiaHBi, Bcero xaBapoET, npnHHTo na 441 Jiany, h b to HHCJio sa OHBie TaBapBi, ^o^ano cepeôpa ToproBaro 1 Jiana. Toro TK HHCJia npoMeneno 1200 necu;oBT> Ô'Éjibix'b, n,eHOio no ;];oroBopy aa RaHc^oe cto no 44 JianBi, HToro 528 JiaHT>, h aa OHoe HHCJio B3HT0 TaBapoBt 73 nocTaBa KaMOKT> ceMHJiaHHBixT> no n,BifeTaM UieHOK) RaHC^OH nocTaBi, no 7 jiaHT> h no 20 (})yHOBT>, hto- ro 525 jiaHT> h 60 (|)yHOB'B, j^a cepe6pa ToproBaro Banxo 2 JianBi H 40 (j)yHOBT>, Bcero xaBapy h cepeôpa npHHHTO na 528 Jian. AnpejiH 29 ahh npo^ano 3 200 Jiacxnni'B, b3hto cepeôpa Top- roBoro no 10 jian^B aa tbichhk), htofo 32 jianBi. Toro }K MHCJia npo^ano 9000 JianoKT. co6ojibhxt>, KOTopBie ot- HHMaHBi OT coôojieft B EeKHH'fe, BaHTO cepeôpa ToproBaro aa Kanc^yK) TBiCHHK) no 8 Jian'L, HToro 72 jianBi. Toro m nncjia npoMeneno 15000 jiacTHn,T> no /noroBopHon u;e- wb aa KasK/tyio tbichhk) no 13 Jiam» h no 50 ({)yHOBT>, htofo 202 jiaHBi H 50 (|)yHOBT>, H aa onoe hhcjio Banxo xaBapy 67 Tionen H 5 KOHUiOB'B KHTaHKH TIOHeBOH nO I^B^^TaM ôojimeH pyKH, U,eHOIO aa Ka}K/i;oH tiohb no 3 JianBi, HToro na 202 jiaHBi h na 50 (})y- hob^b; /lia ot BBimenncanHoft m^^hbi Aano aa Tpy^Bi ôapBiniHHKy HOBOKpeniieHOMy Ceneny CaxajiTyio no /lioroBopy c Kamj^oik jianBi no 2 (j[)yHa cepeôpa ToproBaro, HToro 4 jianBi h 5 (j)yHOBTb. Toro 3K HHCJia nponeneno 51 neceD,T> Ô'^jiuxtd, aa KajK/iioro no AoroBopy u,eHOK) no 45 (|)yHOBi>, HToro 22 jianBi h 95 (})yH0B'B; B3HT0 aa onoe hhcjio TOBapoBi) 2 aanaBifeca.... uena 7 jiani), 2 nojiora, oahh'b.... uiena 6 jiSLWh, BTopon nojionb.... n,eHa 2 jianBi H 95 (|)yHOB'B, Bcero aanaBifecoBi» n nojioroBTb npnnHTo na 22 jia- HBi H na 95 (})yHOB'B. Anpejiiï 30 ahh npoMeneno 7400 necuiOB'B ô'fejiBixi» uienoio no AoroBopy aa Kanc^yio tbicahio no 440 jiam», HToro 3256 Jiarn»; h aa 28 mETHBlE KHHrn OHOe HHCJIO B3HT0 TaBapOBT> 140 nOCTaBOBT> KaMOKTb CeMHJiaHHHXT> no uiB'feTaM i];eHOio Ka}K/i,oH nocTaBTb no 7 jiaHi>, HToro 980jiaHTj; 32 nocxaBa KaMOKT> nHTHJiaHHtixt no uiBi^xaM jKe n,eHOK) no 5 Jian nocTaBi>, HToro 160 jian'L, 470 nocTaBOBT> ycoBt no u,B'feTaM me UienoK) no 4 Jianti h no 50 (f)yHOBT, nocTaBT>, HToro 2115 JiaHT>, m cepeôpa ToproBaro BSiiTo 1 Jiana, Bcero TaBapoBT> h cepeôpa npnHHTO Ha 3256 Jian'L. Toro 7K HHCJia npoMeneno 3060 necuiOBT> ô'^jiux no floroBop- HOH u.ewh no 440 JiaHT> 3a tbich^k), htofo 1 346 JiaHT> h 40 ^yuoBi^, H sa OHoe HHCJio bshto TasapoB'L 187 nocTaBOBT> KaMOKT> ceMHJian- HBix no n,B'feTaM, n;eHoio no 7 Jian h no 20 (|)yHOBT> nocTaB'L, hto- ro na 1346 Jiam> h na 40 c[)yHOBT>. Mann 1 ahh npoMeneno 12 coôojiefi, u,eHOK) KaîK^on no ^o- roBopy no 75 (|)yHOBT>, HToro 9 Jiam>, bshto 3a onoe hhcjio Ta- Bapy 3 TiOHH KHTaHKH TioneBOH ôojimeft pynn, n,eHOH) no 3 Jia- Hbi TioHb, HToro na 9 Jiam>. Toro m nncjia npoMeneno 400 jihchu,t> KpacHBixT> 6'fejioAyuieKT>, i^enoK) no AoroBopy 3a Ka^K^yio JiHCHn,y no 1 Jianife h no 20 (j}y- HOB, HToro 480 jiant, h 3a onoe ^hcjio B3iiT0 TaBapoBT> 90 no- CTaBOBT) ycoB'B no niBi^TaM, n;eHOK) no 4 JianBi nocxaBa, HToro 360 .naniD, 30 nocxaBOBt KaMOKT> nHTHJiannBixT) ^boojihhhbix, n,eH0K) no 4 jiaHBi nocTaBt, htofo 120 jiant, Bcero TaBapoBT> npnnnTo na 480 Jian-B. Toro m ^ncjia npoMeneno 2000 nynKOBT> coôojibhx^, ^oroBop- nan n;eHa no 400 jiam> 3a tbichhk), htofo 800 jiaHT>; h bo onoe HHCJio B3HT0 30JiOTa ToproBaro 50 Jianij, n;eHoio Kam^aH Jiana 3a 10 jiarn, cepeôpa, HToro 500 Jiam>, ^a TOBapy 80 nocTaBOBi, ôanôepeKOBi, no n,BifeTaM, n,eHoio no 3 jianBi h no 75 (j)yHOBTï no- cxaBa, HToro 300 jiaHT>; Bcero 30JiOTa h TOBapy npnnHTO na 800 .lan. Mann 3 ahh npoMeneno 30 pBiceft, KaîK^an no ^oroBopHoft u;e- h1> no 2 .TiaHBi h no 50 (})yHOBT>, HToro 75 jianiD, n 3a onoe hhcjio B3flT0 XaBapOBt 8 nOCTaBOBTj KaHf})T> 3rH6HBIXT) no U,B'feTaM MaJIOH pyKH, i^enoK) no 5 Jiam^ nocTaBT>, HToro 40 Jiam>; 6 nocTaBOB co- JKmnnoKh i^enoio no 4 JianBi h no 25 (})yHOB'B nocTaBT>, nxoro 25 .lan H 50 (|)yHOB'L; 1 nopinme cojiOMenKOBoe m, n,eHa 3 JianBi, 1 3aHaBifecT> uiHTOH no KpacHOH KaH(|)e mejiKOM h KHTancKHM 30- .roTOM, nepcoHBi, ^poBa h npoT^ee c noA3opoM uihtbim Hce no IfliËtHLIE KHHÎTË â9 KaH({)e 3ejieH0H, nofljio}KeHT> (})aH30io sejienoio, onyniKa ({)aH30BaH KpacHan uiena 6 Jiant h 50 ())yHOBTî, Bcero TanapoEt npHHHTo Ha 75 jiaHT>. MaHH 4 ;i;Hfl npoMeneHo 3333 KopcoKa, i].eHOK) no ^oroBopy 3a KaîK^yK) tbichhk) no 360 Jiant, htofo 1 199 Jiamb h 88 (})yHOB'L, H 3a OHoe HHCJio B3HT0 TaBapy 100 nocTaBOBT) rojien no u,B±TSiM, n,eHOio KaJK^OH nocTaBT> no 12 jiaHTj, HToro na 1200 jian'L; k b to HHCJio 3a OHBie rojiH AO^ano cepeôpa ToproBaro 12 ({)yHOBT>. Toro 3K HHCJia npoMeneno 500 xboctobt> coôojibhx'b OTHHMan- HBix OT coôojien b IleKHH^ u,eHOio 3a KaîK^oe cto no /i;oroBopy no 14 Jian, HToro 70 JiaHT>, b3hto 3a onoe hhcjio TOBapy 10 no- CTaBOBx KaMOKT> ceMHJiaHHBixTb no u,BifeTaM, u,eHoio KajKAOH no- CTaBT> no 7 jian'B, HToro na 70 jiaHt. Mann 6 ;^hh npoMeneno 32 jihchu,bi KpacHBixT> ô'hjioj^Yuiewh no floroBopHOH u^ewh Ka5K;i,aiï Jincnnia no 1 jian'È h no 15 (j)yHOBi>, HToro 36 jiaHT> h 80 (})yHOBT>; b3hto 3a onoe hhcjio TaBapy 6 no- CTaBOBTb KaMOKT> HITHJiaHHBIX'B KaH({)apHBIXT> nO n,BdbTaM, U,eHOK) Ka}K;i;oH nocTaBT> no 5 Jiam» n no 25 (})yHOB^, HToro 31 Jiana h 50 (|)yHOB'B, 1 nocxaBTb Tanon me pyKH, n,eHa 5 JiSiWh h 30 (j)y- HOBi>, Bcero TaBapy npnnnTO na 36 Jiawh h na 80 (j[)yHOB'B. Mann 7 ji,b.k npoMeneno 30 jihchu,t> KpacHBix'B 6^JioAynieKT>, KSûKjs^diK no AoroBopnoH u.en'fe no 1 Jian'fe h no 20 (|)yHOBT>, HToro 36 Jian'B, B3flT0 3a onoe ^hcjio TaBapoBi) 6 nocTaBOBi> KaMOKt niTHJiaHHBix KaH({)apHBixT5 no uiB'feTaM, uienoio KaîK^oft nocTaBTb no 5 Jiarnb H no 50 (|)yHOBT>, HToro 33 jianBi, 1 nocTaBT> CBHCTynoBon TpaBHaTOH ocHHOBOH, u,eHa 3 jiaHBi, Bcero TaBapoB'L npnniîTO na 36 Jiarnb. Toro 3K HHCJia npoMeneno 7 coôojien uienoio no ;];oroBopy KaHc;i;oH no 1 Jian'fe, HToro 7 Jiam>, bshto 3a onoe hhcjio TaBapy 1 nojion> niHTOH no (|)Jiepy /i;BiM^aTOMy mejiKOM h 3ojiotom KHTaft- CKHM, nTHu;bi H TpaBBi H npoTHOo noflsopoM niHTBiM me no ot- Jiacy KpacHOMy. Mann 8 ji,nK npoMeneno 20 copoKOBT> coôojieft n;eHoio no j^oro- Bopy Ka}K;i;oH copoKTb no 80 Jiam>, HToro 1600 Jiam>, 214 jincnu,!) KpacHBix ô'fejio/iiynieKTj Ka^KAan no 1 Jian'fe h no 20 (|)yHOB^, hto- ro 256 Jiam> h 80 (j)yHOBT>, 500 necuiOBT> ôifejiBixTb, Ka^Aoe cto no 44 jiaHBi, HToro 220 Jiarn,, 20000 6'hjioKh oôckhx^, Ka5K;i,aH tbi- cnna no 39 jian'B, htofo 780 jianiî, 600 ropnocTaeBi» oôckhx'b, 30 mÊTHtlË KHHTÎÎ KaHCAoe CTO no 12 .nam,, HToro 72 JiaHLi, Bcero AoroBopHOH nie- Hbi 03HaHeHHbiMT> TOBapoM 2928 JiaHt h 80 (|)yHOB^, h bo OHoe Hiicuo B3HT0 cepeôpa ToproBoro 300 JiaHT> ; ^a TaBapoBT> 336 noc- TaB0BT> KaM0KT> CeMH.iaHHBIX'L HO I],BibTaM Il,eH0I0 Ka}K/],OH nocTaBi) no 6 .Jian^, htofo 2016 jiaHT>; 100 nocTaBOBT> 6aH6epeKOBT> Konen- HaTbixT> n KJidfeTHaTwxt no n,B'feTaM, uienoio no 5 jiaHT> nocTaBT>, HToro'500 jiaHTj; 12 nocTaBOBT> nap^efi necTptix'L u,eHoio no 6 jiaHT> nocxaBTj, HToro 72 Jianbi, 8 nocxaBOBij ôanôepenoB^, u,eHOK) no 4 Jianti h no 50 (j)yHOB nocTaBT>, HToro 36 jiaHt; 1 noçTaBt KaMKH ceMnjiannon, u,eHa 4 Jianbi h 80 (j)yHOBT>; Bcero cepeôpa h TaBapoBT) npHHHTo na 2928 Jian^ h na 80 (|)yHOBT>; ;i,a co onoro Topry /lioroBopenocB oT^^aTb 3a Tpy^ijbi ôaptiuiHHKy HOBOKpemeno- My E(})nMy CaBnny cepeôpa ToproBaro c ksltkji^oû Jianbi no 3 (|)yHa, HToro 87 Jian^ h 86 (jjynoB; h 3a onoe hhcjio OT^ano einy TaBa- poBTj 1 468 ôi5./ioKT3 oôcKHx u,eHOio no 39 jiaHT> 3a tbichmio, htofo 57 jiaHT> H 26 (})yHOBT., 17 MdbxoBi, pycaHbHXT> xptaTOBbixT, i^enoio no 1 jianib h no 80 c|)yHOB 3a m^èxt*, htofo 30 Jian h 60 (})yHOBT>; Bcero 03HaHeHH0My ôapbiniHHKy b oT^ane TOBapoBt na 87 JiaHTï H na 86 (|)yHOBT>. Mann 9 jmn npoMeneno 5000 ropnocTaeBij oôckhxt> D;eHOK) no AoroBopy 3a Ka}K;i,yio TbiCHHio no 120 Jiam>, HToro 600 Jiant, h 3a OHOe HHCJIO B3HT0 TaBapy 88 nOCTaBOBT> KaMOKT> CeMHJiaHHblXTï no nni^TaM, nenoio KaîK^on nocTaBT> no 6 Jiam>, HToro 528 JiRWh, 24 TiOHH KnTaHKH TioneBOH ôojimen pynn no nBi^Tan uienoio no 3 jiaHbi TK)Hb, HToro 72 jianbi, Bcero TaBapoBT> npnnnTO na 600 jian. Toro }K ^HCJia npoMeneno 10200 ropHocTaeBT> oôckhxTï u,eHOK) no /lioroBopy 3a Ka>K;^yio Tbicn^io no 120 jiaHT>, HToro 1224 Jia- Hbi n 3a OHoe nncjio b3hto TaBapoBT> 136 nocTaBOBT> KaMOKT> ceMHJiaHHbix'b no nBd^TaM nenoio no 7 Jiam» h no 20 (|)yHOBT> nocTaBi,, HToro 979 Jisun^ h 20 (j)yHOBT>, 24 nocTaBa KaH(j)T) no nBiiTaM ôojimeH pynn nenoio no 10 jiamj h no 20 (|)yHOBT> no- cTaBX, HToro 244 .fianbi h 80 (jjynoBTj; Bcero TaBapoBii npHHHTO na 1224 jianbi. Mann 14 j\uh npoMeneno 16000 6±Jiowh c^pbiXT> nenoio no ;^o- roBopy 3a Kaw^yH) TbicflHK) no 35 Jiam>, HToro 560 Jian^, B3flT0 3a oHoe MH(Mo TaBapy 74 nocTaBa ôanôepeKOBi, tjirjikux^ no UBirrajvi'i> ; nenoH) no 7 Jiam. m no 50 (jjynoBT. nocTaBi,, HToro mÈTHtiÉ KKPim 81 555 jiaHt /^a cepeôpa ToproBaro b3hto 5 Jiamb, Bcero TaBapy h cepeôpa npHHHTO na 560 jiaHT>. Toro m HHCJia npo^ano 1 000 napT> Jiam> jiHCbHxt oTHHMaHMx B IleKHH'fe OT jiHCHii,T> CHBOAyiueKT> B3HT0 cepeôpa ToproBaro 3a Ka}KAyio napy no 27 (})yHOBi>, htofo 270 jian'L. MaHH 16 AHH npoMeneno 2000 nynKOBT> coôojibhxt», ^oroBop- Han iiiena no 400 jiam, 3a tbichhk), htofo 800 Jian'L ; h 3a onoe HHCJio B3HT0 TOBapoET^ 60 nocTaBOBT> Kan(|)T> 3rH6nLixT> no U.B'fe- TaMTb MajioH pyKH, u,enoK) no 4 jianbi n no 15 ({)yHOB'L nocTaBT>, HToro 249 Jian'L, 9 nocTaBOB'L Kan(j)Tb cpe/^neft pyKH no i^B'feTaM, i^enoK) no 5 Jiam> nocTaBT>, HToro 45 Jian'L, 1 nocxaB'L Kan(j[)OBOH me, uiena 6 Jian'L, 52 nocTaBa KaMOKi* nHTHJiannLix'L no n,B'feTaM iiienoio no 2 Jianbi h no 30 cj^ynoB'L nocTaB'L, nxoro 119 Jian'L n 60 ({)yHOB'L, 1 nopTHme xaKOH me pyKH, u,eHa 1 Jiana, ^a 30JiOTa B nocy/i;'fe JiOManon npnnflxo 38 Jian'L n,eHoio 380 jian'L, Bcero to- BapoB'L H 30JiOTa npHHHTo Ha 800 Jian-L h na 60 (|)yHOB, h bo OHoe HHCJio 3a T'fe TOBapLi /lio^ano cepeôpa ToproBaro 60 (j)yHOB'L. Toro m Hncjia npoMeneno 100 necii.oB'L 6'fejiLix'L /lioroBopnaH i];eHa 3a onbie 44 jianLi, b3hto 3a onoe hhcjio TaBapy 5 nocTa- BOB'L Kan({)'L no u;B'feTaM ôojimen pyKH, i];enoK) KaîK^oft nocTaB'L no 9 Jian'L, htofo na 45 Jian'L, h b to hhcjio 3a OHLie Kan(})Li Ao^ano cepeôpa ToproBaro 1 jiana. Toro m ^mcjia npoMeneno 2000 KopcoKOB-L n;eHOK) no ^oroBo- py no 360 Jian'L 3a tlichhk), htofo 720 Jian'L, h 3a onoe hhcjio B3HT0 TOBapoB'L 18 HocTaBOB'L rpa^HTypoB'L HO u,B'feTaM, i],enoio KajK^OH nocTaB no 7 Jian'L h no 50 (})ynoB'L, nxoro 135 Jian'L, 65 HocTaBOB'L Kan(|)'L 3rHÔnLix'L no u.B'feTaM u,eHoio no 9 Jian'L no- cTaB'L, HToro 585 Jian'L, Bcero TaBapoB'L npnnHTO na 720 jian'L. Toro m ^ncjia npoMeneno 10 jihchii.'l ô'fejio/iiymeK'L n,eHoio no AoroBopy 3a KaîK^yio jiHCHu,y no 1 Jian'fe, htofo 10 Jian'L, b3hto 3a onoe hhcjio TaBapy 1 nocTaB'L KaH(j)OBOH cpe^neft pyKH, u,eHa 6 Jian'L, 1 nocTaB'L KaMKH niTHJiaHnoH, niena 4 JianLi, Bcero TaBa- py npHHHTO Ha 10 Jian'L. Mann 18 ^hh npoMeneno 13 pLicen, n;eHoio no ^oroBopy 3a Ka}KAyio no 2 JianLi h no 50 (j)yHOB'L, HToro 32 Jianbi h 50 (j)y- HOB'L, B3iïT0 3a OHOO HHCJIO TOBapy 4 nOCTaBa KaH(})'L TpaBHaTLIX'L u,eHoio KaHf^oH nocTaB'L no 8 jian'L h no 12 Va (})yHOB'L, htofo na 32 jiaHLi H na 50 (j)yHOB'L. 32 IlliETHBiE KHHra MaHH 19 jXH.fl npoMeneno 1022 neciiia ô'fejiBixt, i];eHoio no 45 jian 3a cto, htofo 459 jian'L h 90 ({)yHOB'L h 3a OHoe hhcjio b3hto TOBapy 115 nocTaBOBTj ycoBT> rjia/i;KHXT> no u,B'feTaM u;eHOK) no 4 .îianti nocTaBT>, HToro 460 jiaHT> h b to hhcjio 3a ontie nocTaBbi Ao;];aHo cepeôpa ToproBaro 10 (|)yH0BT). Toro Hc HHCJia npoMeneno 1 100 neci],0B^ 6'fejiLix uienoK) no ao- roBopy no 44 jianbi 3a cto, htofo 484 Jianbi, b3hto 3a onoe hhcjio TOBapoBT> 45 nocTaBOBTï KaM0KT> KoneHHaTbixt no u,BifeTaMT> i],eHOK) no 9 Jiam> nocTaBT>, HToro 405 JiaHT>, 7 nocxaBOB'L KaH(})'L no n.B'fe- xaM ôojimen pynn nenoio no 10 jiaHT> h 20 (J)yHOBT> nocxast, HToro 71 Jiana h 40 (j[)yHOB'L, 1 nocTaBi> KaMKH ceMHJiannoH, n,e- na 7 jiaHT> n 20 (j)yHOBT>, ^a cepeôpa ToproBaro b3Hto 40 (j[)yHOB'L, Bcero TOBapoBT» h cepeôpa npnnnTo na 484 JiaHBi. MaHH 20 10 AHH npoMeneno 71 coôojil, u,eHoio KasKAoft no AoroBopy no 1 Jianife n no 15 (j[)yHOBTï, HToro 81 jiana h 65 (j[)yHOB^B H 3a onoe hhcjio b3hto TaBapy: 21 Jiana meMHyry whji- Koro cHH3Horo na mejiKy b khcthxtj, b tom micji'h 17 jiaHi> n,eHoio KaHCAan Jiana no 3 Jianbi n no 89 (})ynoBT> cepeôpa, HToro 66 Jian^ H 13 (j)yHOBT>, 4 jianbi no 3 Jianbi h no 88 (j)yHOBT,, HToro 15 Jiam> H 52 (})yHa, Bcero }KeM^yry npnnnTo na 81 Jiany n na 65 (})yH0B1>. Toro TK HHCJia nponeneno 600 nynKOBTb coôojilhx'l uienoio no AoroBopy 3a naîK^oe cto no 30 jian'L n no 50 (})yHOB'L, nxoro 183 Jianti, n 3a onoe hhcjio B3flT0 1 CKiia^ent 30jiotoh CKannon paôoTbi, B neM 3 3epHa îKen^yry ôypMHTCKoro, 2 KaneniKa Kpac- Hbie nenncTbie; BKpyn> onoro cKJia^eHiï b cpe^Hnife 30JioTa BCTaB- jieno 3BeHbeM CTeKJio ô'fejioe jihtoc, Bifecy bo ohom CKiia^ne 6 Jian H 30 (fjynoB'b; 7 TpncyjieKi. 30JioTbix me na cepeôpenbix HrjiaxT> c KaMenbeM n 3 jKeMHioroM CKannon me paôoTbi, b hhxt> B'fecy 5 jiaHT> n 80 (j)yHOBT>, ij,eHa 03Ha^eHH0My cKJiaflnio n TpacyjiKaM 110 Jiani); ^a cepeôpa ToproBaro b3hto 73 Jianbi, Bcero Ben],en 30- jiOTbix H cepeôpa npnnHTo na 183 Jianbi. Mann 21 ahh npoMeneno 21600 napT> jiam> JiHCbnxTî, oTHHMan- Hux B IleKHHife OT jiHCHi],T> ô^JioAynieKT>, u,eHOK) no AoroBopy 3a KavK/iiyK) Tbicfl^iHj nap^b no 50 Jianij, HToro 1080 Jiam>; n 3a onoe 4HCJI0 B3HT0 TaBapy 135 nocTaBOBT> rpaAHTypoBTj no i^B'feTaMT, n,e- iioio Ka'/KAOM nocTaB7> no 8 Jianij, HToro na 1080 jiaHT>. MaHH 22 j[HH iipoMeneno 2 708 KopcoKOB-b ij,eHoio no AoroBopy mETHblE KHHTH 33 no 360 JiaHT> 3a tuckhio, htofo 974 Jianti h 88 (j[)yHOBT>, h 3a o- Hoe HHCJio B3HT0 TOBapy 150 nocTaBOB'L cBHCTyHOBTb rjia^KHx no ii;B'feTaM i];eHOio ksûkjs,oVl nocTaBi» no 6 jiaHt h no 50 (|)yHOB'L, hto- ro Ha 975 jiaHt, h b to 'ihcjio 3a oHLie nocTaBH AO^ano cepe- '6pa ToproBaro 12 (j)yHOBT>. MaHH 23 AHH npoMeneno 5 jincHi^t KpacHi>ixT> ô'fejio^yineK'B no AoroBopHOH u,ewk sa. KaHtAyio JiHCHu;y no 1 Jian'fe h no 20 4>y- HOBt, HToro 6 jiaHT>, B3HT0 3a oHoo HHCJio TaBapy 1 nocTaBi, KaMKH mTHJiaHHOH 3eJieH0H. MaHiï 25 AHH npoMeneno 1 500 jincHn,!. KpacHLix 6'fejiOAyineK'B n,eHOio 3a KancAyio no ^oroBopy no 1 Jian'fe, HToro 1500 Jiamb, 8000 ropnocTaeB'L oôckhxT) u,eHoio no 110 jiamb 3a tlicjïhk), htofo 880 Jiant, 150 JiacTHu, n,eHa 1 Jiana h 80 (|)yHOB'L, 2100 necuiOB ô'fejibix DieHOK) no 44 Jianti 3a cto, htofo 924 jianLi, Bcero ixeuu <03Ha^eHLiM TOBapoM 3305 Jian h 80 (J3yH0BT>; h 3a onoe hhcjio B3HT0 TOBapOB KHTaftCKHX'B, 300 HOCTaBOB KaMOK HilTHJiaHHLIX ABoejiHHHbix'B, i];eHOK) KaJKAOH nocTaB no 4 JianLi, HToro 1200 jiant, 370 nocTaBOB ycoB no i^B'feTaM u,eHoio KSûKji^oû nocTaB no 4 Jianti, HToro 1480 Jiamj; 199 Tionefi KHTaôKH TioneBoft no UB'feTaM ôojimeft pynn i^enoio no 3 Jianti KdimjioPL tiohb, htofo 597 jiaHT>; 4 nocTaBa KaMOK ceMHJiannBix no u,Bi^TaM u,eHOK) no 7 Jian H no 20 (})yHOB nocTaBT>, htofo 28 jian h 80 ({)yHOBT>; Bcero TOBapoB npnnflTO na 3305 Jian h na 80 (|)yHOBTb. Mann 27 ji,nK npoMeneno 46 pHceft i^enoio no AoroBopy 3a KaJK^yK) pbicb no 2 Jianti h no 50 (})yHOBT>, HToro 115 jiaHT>; B3HT0 3a OHOe HHCJIO TaBapOB'L 20 nOCTaBOBT> Kan^)^ 3rH6HMXTb •no i];BifeTaM cpeAnen pynn Dienoio no 4 Jianti h no 25 (j)yHOBTb no- •CTaBT>, HToro 85 jiaHT>; 1 nocTaBT> cojiomhhkoboh uiena 4 jianbi h 50 (j[)yHOBT>, 1 nocTaBT> cBHCTynoBon ^biMnaTon, u,eHa 5 Jian h 50 (|)yHOBT>; 1 nopTHn];e KaH(|)OBoe KJi'feTHaToe u,eHa 2 jiaHBi h 50 ({)yHOBT> ; 4 nocTaBa KaMOK-B nHTHJiannBix'B no n.B'feTaM, n;eHoio no 2 jiaHBi nocTaBT», HToro 8 Jian'B; 1 nopTHni,e nrojinaToe ^tiM^aToe i^ena 2 Jianti h 50 (})yHOBT>; 2 nocTaBa ôaftôepoKOB'B Majiott pyKH uieHOK) no 3 jianBi h no 50 (j)yHOB'B nocTaB, htofo 7 jian'B; Bce- ro TOBapoB-B npHHHTO na 115 Jian'B. Mann 28 ahh npoMeneno 1000 coôojien, nienoio no ;i;oroBopy :3a KancAoro coôojih no 75 ({)yHOB'B, HToro 750 Jian'B; h bo onoe 1HCJI0 B3HT0 cepeôpa ToproBaro 430 Jian'B, m TOBapy 80 nocTa- 3 34 JHETHHE KHHTH BOBT> ycoB no iijB'feTaM no 4 JiaHLi ksltkji^oû nocxaB'L, HTofo 320 jiaHT>, Bcero cepeôpa h TOBapy npHHHTo 750 jiaHT»; jojaco onora Topry Aano 3a Tpy^bi ôapbiuiHHKy HOBOKpemenoMy E(j)HMy CaBH- Hy cepeôpa ToproBaro c Ka}K;i;oH Jianbi no 3 (|)yHa, HToro 22 JiaHBI H 50 (|)yHOBT>. Mann 30 jj^hr npo^ano 2 Mtaa pycaHbHXT> xpifenTOBbix'L, BanTo» cepeôpa xancKoro 3 Jianbi. Toro 3K HHCJia npoMeneno 132 jiHCHn,H ô'fejioAyuiKH nienoio no^ ;;oroBopy 3a KaîK/nyio JiHCHi];y no 1 Jianib, HToro 132 jianbi, h 3a OHOe HHCJIO B3HT0 TaBap0BT> 66 nopTHII],T> KaMOKT> H 0TJiaC0BT> pa3- HBix pyKT> no uiB'feTaM uieHOK) Kamjioe nopTHm,e no 2 jiaHLi, HToro Ha 132 jiaHLi. Mann 31 ahh npoMeneno 1000 KopcoKOBij, AoroBopnaH n;eHa 3a OHBie 360 jiaHT>, b3hto 3a onoe hhcjio TaBapoBt 38 nocTaBOB KaMOKT> nHTHJiaHHblXt /liBOeJIHHHLIXT,, U,eHOIO no 4 JiaHbl nocTaBT>. HToro 152 jianbi, 52 nocTaBa ycoBi» no uiB'feTaM, u,eHOio no 4 jia- Hbi nocTaBTb, HToro 208 jiaHT>, Bcero TOBapoBt npnnHTo na 360- jiaHT>. HiOHH 2 ^liHH npoMeneno 178 jihchu;!» ô'fejiOAyuieKT> no ^oroBop- HOH u.eH'fe 3a KaîK^yK) no 1 Jian'fe, HToro 178 jiaHT>, h 3a onoe HHCJio B3HT0 TaBapoBTb 10 nocTaBOBt KaMOKTb ceMHJiaHHbix'L no n.B'fe- TaM, u,eHoio no 7 jiaH'L nocTaBTb, HToro 70 jian'L, 8 nocTaBOB oTJiacoB HepHbixt, u;eHoio no 6 Jiam> nocTaBT>, Hxoro 48 Jiant, 20' Tionefi KHTaÔKH TioneBon no n,BifeTaM ôojinien pynn n;eHOK) no 3 Jia- Hbi TK)Hb, HToro 60 jiaHT>, Bcero xaBapoBTb npnnflTo na 178 JiaHT>. Toro m nncjia npo^ano 2 jiHCHu,bi ôypbie, B3iïT0 cepeôpa xancKoro 24 Jianbi. HioHH 3 AHH npo^ano 2 000 ropnocTaeB oôckhx'b n,eHOK) no< floroBopy no 90 jiaHT> 3a tmch^io, htofo 180 Jian'L, b3hto 3a onoe- HHCJio 30JiOTa xancKoro 18 Jiamb, Ka}KAan Jiana 3a 10 Jian'L cepe- ôpa, HToro na 180 Jian'L. Toro m nncjia nponeneno 5000 jiacTHu;'L, iiienoio no ;i;oroBO- py Ka7K/i;afl Tbicma no 13 Jian'L n no 50 (j)yHOB'L, nxoro 67 JiaHT>. H 50 eynoB, h 3a onoe hhcjio b3hto TaBapy 22 tiohh h 5 koh- i^OB'L KHTaftKH TioHeBOH no i^B'fexaM ôojimefi pyKH, n,eHOK) Ka}K^OH TiOHL no 3 Jianbi, nxoro na 67 Jian-L n na 50 (j)yHOB'L. Toro 7K HHCJia npoMeneno 403 jiHCHu,bi ô'fejioAyuieK'L n.eHOK) 3a KaJKAyio no /^oroBopy no 1 Jian'fe, nxoro 403 JianLi; h 3a onoe mETHBIE KHHTH 35 HHCJio B3iïT0 TOBapoB'L 8 nojioroB'L pasHLix ManepoB'B Bcero uieHLi 8 nojioraM, 109 JiaHT>. 9 saHaB'fecT) b3hto pasHLix me MaHepoBT) HToro i],eHLi 9 3a- HaB'feçaM 94 jiaHLi ^a 30JioTa B3iiTo cpe^HeH npoôti 20 jiaHT> i],e- HOK) aa 200 Jiant, Bcero nojioroBT> h 3aHaBifecoBT> h sojioxa npH- HHTo Ha 403 jiaHLi. Toro m HHCJia npoMeneHO 87 jihchii,!, ô'fejioAyuieKT) no Aoro- BopHOH D.eH'fe 3a KaîKAyio jiHCHi],y no 1 Jiawk, nxoro 87 jian'L, h 3a OHoe HHCJio B3iïT0 TOBapy 20 nocTaBOBt OTJiacoBTL TpaBHa- TtixT) 3rH6HLiXT> no u.B'feTaM, B HHXT> 2 nopTHn],a, n;eHOio Kam^OH nocTaBTb no 4 Jianbi n no 35 (|)yHOB'L, HToro na 87 Jiamb. HiOHii 4 jiflH npoMeneno 1000 necniOB^L 6'fejiBix'L jiioroBopHaH uena 3a ontie 450 jiaHt, b3hto 3a onoe hhcjio TOBapy 60 nocTa- 3061) KaMOKi) ceMHJiaHHLixi> no niB'feTaM, uieHOK) no 7 Jiant uocTaBio, HToro 420 jiaHT> ^a cepeôpa ToproBaro b3hto 30 jian, Bcero TO- Bapy H cepeôpa npnnHTo na 450 JiaHT>. Toro m nncjia npo^ano 50 necn;oBi> ô'èjibix'b B3flT0 cepeôpa ToproBaro 3a Ka}KAoro necn,a no 30 (})yHOBT>, HToro 15 JiSiWh. IioHH 5 J^Hfl npoMeneno 240 coôojieft, AoroBopnaH niena 3a OHbie 182 jiaHBi, h 3a onoe hhcjio B3flT0 xoBapy 26 nocTaBOBTb KaMOK^ ceMHJiaHHbixT> no uiB'feTaM, n,eHoio KaîK^on nocTaBT> no 7 jiaH'L, HToro na 182 jianti. Toro m ^ncjia npoMeneno 1480 coôojien u,eHOio no jioroBopy 3a KajK/iioro coôojih no 1 JiaH'fe h no 80 (|)yHOB'L, HToro 2664 Jianbi, H Bo OHoe hhcjio B3flT0 TOBapy 342 nocTaBa KaMOK'L ce- MHJiaHHHX'L no u.B'feTaM, nieHOK) Ka3K;i;oH nocTaBi> no 7 jian'L, h- Toro 2394 jiaHLi, ^a cepeôpa ToproBaro B3iïT0 270 jian'L, Bcero TOBapy H cepeôpa npHHHTO na 2664 jianBi; ^a co onoro Topry Aano 3a Tpy^ijbi ôapi>miHHKy /tansKHJiaK) cepeôpa Topronaro 3 Jia- HLi H 2 3epKajia b 30jiotoh ôynare, u,eHa ohbim sepnajiaM 1 jiana. HioHfl 6 AHH npoMeneno 1 240 coôojien nienoio no ^oroBopy sa KasK^oro coôojih no 75 (j)yHOBi>. HToro 930 Jian'L; h bo onoe HHCJio B3HT0 TOBapy 100 nocTaBOBT» ycoB^B no niB'feTaM n,eHoio no 4 jiaHLi nocTaBi», htofo 400 Jian'L, Aa cepeôpa ToproBaro b3hto 530 Jian'L, Bcero TOBapy h cepeôpa npHHHTO na 930 jian'L, Aa co oHoro Topry Aano 3a TpyALi ôapLimnHKy HOBOKpeniieHOMy E({)h- My CaBHny cepeôpa ToproBaro c KaîKAon JianLi no 3 (j)yHa, hto- ro 27 jian h 90 (|)yHOB'L. 36 nijETHblE KHHTH Toro m hhcjir npoMeHeno 7100 jiacTHiiii), ij;eHOio no ^oroBO- py 3a KaJKAyK) tlichhk) no 13 jislwl, htofo 92 JiaHti h 30 (j)y- HOB^b, H 3a OHOe HHCJIO B3iIT0 TaBapOBt 37 nOCTaBOBt (})Jiep0B'L TpaBHaTLixT> AByKoneHHtixTï no u,B'feTaM, b tom Hucji'h 35 nocTa- BOBt, nenoio no 2 jianLi h no 50 (j[)yHOBT> nocxaB'L, HToro 87 " jianij H 50 (j)yHOBT>, 2 nocTaBa no 2 Jianti n no 40 (j)yHOBT> no- CTaB^L, HToro 4 jiaHBi H 80 (j)yHOBT>, Bcero ©jiepoB'B npnnflTO na 92 jianbi h na 30 (J)yHOBT>. Toro JK HHCJia npoMeneno 1010 coôojien n;eHOK) no floroBopy 3a KajKAoro coôojih no 75 (j)yHOBTb, HToro 757 jiSiWh h 50 (j)y- HOBT>, H BO OHoe ^HCJio B3flT0 TOBapy 80 nocTaBOBt ycoBT> no ii.B'feTaM'L n,eHoio KaMji^ovL nocTaB'L no 4 Jianbi, HToro 320 JiaHT> ji;a cepeôpa ToproBaro B3iïT0 437 JiaHiî h 50 (j)yHOBTb; Bcero TOBa- py H cepeôpa npnnHTo na 757 Jiant h na 50 ({)yHOBT>; js,Si ot BBiuienHcaHHOH n;eHLi j^smo 3a Tpy^bi osna^ennoMy jk ôaptiuiHH- Ky E(|)HMy CaBHHy cepeôpa ToproBaro 22 jianbi h 72 (|)yHa. HiOHH 8 AHH npo^ano 1 M'fext Jincen Jian^axon CHBO^yninaTOH, B3HT0 cepeôpa ToproBaro 15 JiaHT> h 50 (})yHOBT>. Toro m nncjia npoMeneno 1000 KopcoKOBT>, ^oroBopnafl n;eHa 3a OHbie 360 jian'L, B3nT0 3a onoe hhcjio TOBapy 48 nocTaBOBT> KaMOK ceMHJiaHHbixT> no n,Bi^TaM, u;eHOK) no 7 jiaHt h no 50 (})y- HOBT> nocTaBT) HToro 360 Jian. Toro 3K HHCJia npo;i;aHO 1 coôojib, b3hto cepeôpa ToproBaro 50 (})yHOB'L. Toro 5K HHCJia npoMeneno 300 xboctob'l coôojilhx OTHHMan- Htix OT coôojieft b IleKHHife DieHOK) no ^oroBopy 3a KaîK^oe cto no 14 JiaH'L, HToro 42 jianBi, h 3a onoe hhcjio b3hto TOBapy 14 Tioneft KHTaHKH TioneBOH no u;BifeTaM ôojimeft pynn, u;eHOiOKa5K- AOH TiOHb no 3 Jianbi, htofo na 42 Jianbi. HioHiï 9 AHH npoMeneno 19000 necu,OB'b ô'^Jiux^ n,eHOK) no AoroBopy 3a Kanc^yio TbiCHHio no 280 JiaHT>, HToro 5 320 Jian'b, h BO onoe HHCJio b3hto TOBapy 886 Tioneft h 7 KOHu;oBTb KHTaôKH TioneBOH no i^B'feTaM ôojimen pyKH, nienoio KaHc/iiOH tiohb no 3 Jianbi, HToro 2660 Jian'b h 10 ^ynoBTb ^a 3a cepeôpo ToproBoe 3a 2659 JiaHTb h 3a 90 (|)yHOBT> npnnHTO no ^oroBopy cepeôpa xancKoro 3a KajK^oe cto Jian no 90 jian, HToro 2 393 Jianbi h 91 f|)yH'b, Bcero TaBapy h cepeôpa npnHHTO 5054 Jianbi h 1 (j)ymb; jua ot BbimenHcannoro Topry ^ano 3a Tpy^bi ôapbiuiHH- mETHBIE KHHTH 37 KOM Canre JlrorHHy h Ctire cepeôpa ToproBaro c KaîK^OH jiaHLi no 2 Va 4>yHa, HToro 133 jiaHBi. Toro 5K HHCJia npoMeneno 3200 KopcoKOB-L no AoroBopnoH i^eH'fe 3a Kam^yK) TbicHHio no 360 jiaHi>, HToro 1152 jianbi; h 3a OHoe HHCJio B3HT0 TOBapy 25 nocTaBOBTb KaH(})i> 3rH6HbixT> no i^B'feTaM ôojiuieH pyKH n;eHOK) no 10 jian'B nocTaB^B, HToro 250 jian, 120 nocTaBOBT> KaMOK'L ceMHJianHBixi» rjia^KHX no uiB'feTaM, ^eHOK) no 7 JiaHi> h no 50 (j[)yHOBT> nocTaBi,, HToro 900 Jian'B, m cepeôpa ToproBaro B3flT0 2 jianBi, Bcero xaBapoBT» h cepe- 6pa npHHHTO na 1152 jianBi. Toro 3K HHCJia npoMeneno 3600 KopcoKOBi» i^enoio no Aoro- Bopy 3a KajKAyK) tbichhk) no 340 Jian'B, htofo 1224 jianBi, 279 JiHCHn;'B 6'fejiOAyuieK'B, 3a Ka}K/i;yio no 1 Jian'fe, HToro 279 Jian'B, Bcero ixeuhï KopcoKaM h JiHCHu,aM 1503 JianBi, h 3a onoe hhcjio B3flTo TOBapy 1 505 rnnoB'B na bbibgcb ^aïo A^Kyjiany, i^enoio ksm- AOH THH'B no 60 (|)ynoB'B, nxoro 903 jianBi, 1 500 rnnoB-B naio mrb Ha BBiBecB JianxoBaro uenoio Kamj^oû rnn'B no 40 (j)yHOB'B, hto- ro 600 Jian'B; Bcero naio npnnnTO na 1503 jianBi. HiOHH 1 1 jiHK npoMeneno 570 jihchu.'b KpacHBix 6'fejioAyuieK'B, i^enoio no floroBopy 3a KamAyio JiHCHU,y no 1 Jian'fe h no 14 (})y- HOB'B, HToro 649 Jian'B n 80 ({)yHOB'B, n 3a onoe hhcjio b3hto 30- JIOTa A'fejIHOrO B M'fejIKHX'B B'femaX B TpncyHKaX H B npOTHHX (})H- rypnax'B c KaM'feuiKaMH M'fejiKHMH h 3 îKOM^iOHCKaMH cKannoH pa- ôoTBi, B'fecoM 64 JianBi n 8 (j)ynoB'B, u;eHoio 3a 650 Jian; h b to HHCJio 3a onBie Beiii,H j^o^ano cepeôpa ToproBaro 20 (})yHOB'B. Toro m nncjia npoMoneno 2 jincHi],Bi KpacnBix 6'fejiOAynieK'B, j[çoroBopnaH niena 3a OHBie 3 jianBi, h 3a onoe hhcjio b3hto TO- Bapy 1 nocTaB KaMKH nnTHJiannon, u;eHoio 3a 3 jianBi. Toro }K HHCJia npoMoneno 8 JiHcniii'B KpacnBix ô'fejiojiiymeK'B i^enoK) no ^oroBopy 3a KaHc;tyio no 1 Jian'fe h no 75 (|)yHOB'B, h- Toro 14 Jian, b3hto 3a onoe hhcjio TOBapoB'B 1 nocTaB'B KaH(})OBOH Jïocnnnoro n;B'feTa ôojinien pyKH, i],ena 7 jian, 1 nocTaB'B KaMKH ceMHJiannoH KJi'feTHaTOH, ii;eHa 5 Jian'B, 1 nopTnme cBHCTynoBoe TeMHOBHinneBoe, ii;eHa 2 JianBi, Bcero TaBapoB'B npnHiiTO na 14 Jian'B. Hionn 13 jmn npo^ano 700 ropnocTaeB'B oôckhx'b b3hto ce- peôpa ToproBaro no 11 Jian'B h no 85 (})yHOB'B 3a cto, htofo 82 jiaHBi H 95 (|)yHOB'B. 38 mETHblE KHHFH Toro m hhcjir npoMeneHo 2000 6'hjioKiy cÈptixi), i],eHOK) no jïoroBopy 3a Ka}K/^yio tlichhk) no 35 Jiant, HToro 70 Jiant, h 3a OHOe HHCJIO B3HT0 TOBapOBT> 10 nOCTaBOBT» KaMOKTb CeMHJiaHHLIXT> no i^B-feTaM, i^eHOKj Kam^oH nocTaBTb no 5 JiaHi, n no 50 ({)yHOBi>, nxoro 55 Jiam>, 3 nocxaBa KaMOKT> mTH.iiaHHi>ixT> no n;B^TaM 3Ke i^enoK) no 5 Jiamb nocTaBi*, HToro 15 Jian, Bcero TOBapy npHHH- To na 70 jiani). HiOHH 14 jinn npoMeneno 221 jiHCHu,a ô^JioAyuiKa u;eHoio no j^oroBopy aa KajKziiyK) no 1 Jism'h, HToro 221 Jiana, h aa onoe ^HCJIO BaHTO TOBapy 29 nOCTaBOBT> KaMOKT> CeMHJiaHHBIXT> KJieT- HaTLix H ôyjiaB^exBixTï no u,Bi;TaM, u,eHOK) aa KaîK^OH nocTaBT> no 7 jiaHT> H no 50 c|)yHOB'L, HToro 217 jian n 50 (|)yHOBT>, jiia cepeôpa ToproBaro Banxo 3 JianLi n 50 (j)yHOB^, Bcero TOBapy n cepeôpa npnnnTo na 221 jiany. Hionn 15 ^hh nponeneno 200 jiHCHn,T> 6ifejioAyuieKT> ujenoio aa Ka5K;];yK) no /i;oroBopy no 1 Jianife, htofo 200 Jiam,, n aa o- Hoe HHCJio BaHTO TOBapy 20 nocTaBOBt KaHcj)^ HepHbixT> ôojimeô pyKH, u,eHOK) no 10 Jiam> nocTaBT>, HToro na 200 Jian^. Toro m nncjia npoMoneno 40 coôojien, n,eHOio no ;i;oroBopy aa Kam'Aoro coôojih no 2 Jianbi, HToro 80 Jianij, BanTo aa onoe Hncjio TOBapy 8 nocTaBOBT> KaH({)Tb nepHtixt ôojinien pynn, n;e- HOK) KSimjioû nocTaBT, no 10 Jiarn,, HToro na 80 Jiarn,. HiOHH 16 AHn npoMeneno 143 JiHCHu,bi ôifejiOAyniKH no Aoro- BopnoH u,eH'fe aa Kam^yio no 1 Jian'fe, htofo 143 JiaHbi, n aa o- Hoe HHCJio BanTo TOBapy 32 nocTasa ycoBi, no u;BifeTaM uieHoio KaMjioVi nocTaèT> no 4 .nanBi h no 50 (|)yH0BT5, HToro na 144jiaHbi; H B To HiîCJîo aa OHbie nocTaBbi ^o^ano cepeôpa ToproBaro 1 Jiana. Toro m nncjia npoj^ano 200 ô^^jiokt^ ciîpbixT> BanTo cepeôpa ToproBaro 7 JiaHT>. Toro m HHCJia npoMeneno 1000 coôojien, u,eHoio aa KancAoro coôojin no ;];oroBopy no 75 (j)yHOB'L, nToro 750 Jian'b; n bo onoe HHCJio BaHTO TOBapy 80 nocTaBOBi* KaMOKT> nHTHJiannbixTj ABoe- JiHHHbixT>, n,eHoio KajKAOH nocTaBi> no 4 Jianbi HToro 320 Jiam» Jia cepeôpa ToproBaro BaHTo 430 Jian^b, Bcero TOBapy h cepeôpa npHHHTo na 750 Jian; ^a co onoro Topry ^ano aa Tpy^Bi ôa- pbiuiHHKy HOBOKpen^enoMy E{j)HMy CaBnny cepeôpa ToproBaro c Ka>K;^OH Jianbi no 3 fj)yHa htofo 22 Jianbi h 50 oynoBi). Hk)hh 18 js^nH npoMeneno 10 Jincnnij KpacHbixi, ôifejioAyuiemb, mETHBIE KHHTH 39 u.eHOio 3a KaJKAyK) no ^oroBopy no 1 Jian'fe h no 10 (()yHOBT>, h- Toro 11 jiaHT>, H 3a onoe hhcjio b3hto 2 nniwiKSi na noAHOCDiax jiaKOBOH paôoTLi, noA ohbimh 2 Hiij,HHKa }k 3aABH5KHbie BKpyn> •OHMX^b na Bepxy 3A^JiaHLi 6ajiHcu,bi h no 2 pmôkh; npn ohbix me Hni,HHKax KopnycB ;i;epeBiïHHOH owieewh jieH30io jkojitok). Toro JK HHCJia npo^ano 1 3epKajio b 30jiotoh ôynare, b3hto -cepeôpa ToproBaro 40 ^^ynoBi». Toro }K HHCJia npoMeneno 1550 ropHOCTaeBT> o6ckhxt>, n;e- îHOK) no AoroBopy no 10 jiaHT> 3a cto, htofo 155 Jiamb, 8 k)(})- Ten KO}KT> KpacHbixT> u,eHOK) no 5 Jiamb h no 60 (|)yHOBT, 3a jo(j)TL, HToro 44 Jianbi h 80 (j)yHOB'L, HToro uienbi 03HaHeHHbiM ropHOCTaeM h io(})thm 199 JiaHT> h 80 (})yHOB'b, h 3a onoe hhcjio B3HT0 TOBapoBi> 4 nocTaBa KaH(|)T> HepHbixTb ôojimeft pyKH, uje- HOK) no 10 Jian'b nocTaB'L, HToro 40 Jiant, 39 nocTaBOBi» cBHCTy- HOBt TpaBHaTbixT) CKJia^Hbix no n,B'feTaM n,eHOio no 4 Jianbi no- €TaBT>, HToro 156 jiaHi>, 1 nocTaB'L ycoBon, n;eHa 3 Jianw h 80 <})yHOB'L, Bcero TaBapoBTb npnnaTO na 199 Jiant h na 80 (j)yH0B'i>. HiOHH 21 ^HH npoMeneno 520 coôojiefi n;eHOH) no ^oroBopy 3a Ka3K;];oro coôojih no 1 Jiani^ h no 90 (|)yHOB'b, HToro 988 jiaHT>, H Bo onoe hhcjio npnniiTo TOBapy 196 Tionen KHTaftKH TioneBOH no u.B'ÈTaM ôojimen pyKH, u,eHoio Kam^oH tiorb no 3 jiSiUhi, HToro 588 JiaHT>, ^a 30JioTa b KopoÔKax'b b3hto cpeAneft npoôbi 40 Jian'L, u,eHOK) Kamjj^an Jiana 3a 10 Jiamb cepeôpa, hto- ro 400 JiaHt, Bcero TOBapy n 30JioTa npnnHTO na 988 Jian'b; ;^a OT BbinienncaHHoro Topry ^ano 3a TpyAbi ôapbiniHHKy Canre JIiorHHy cepeôpa ToproBaro c Kam^oft Jianbi no 2V2 4>yHa, hto- ro 24 Jianbi h 70 ({)yHOBi>. Hk)hh 22 JXKK npoMeneno 13925 jianoKT» coôojibHXTb, othh- MaHbix OT coôojieft b IleKHHife uienoio no zi;oroBopy 3a Kam^yK) TbicflHio no 8 JiaH, HToro 111 jiaHT> h 40 (j)yHOB'b, h 3a onoe ^HCJIO B3HT0 TOBapy 37 TIOneH KHTaftKH TIOneBOH no UjB'feTaM ôojiineft pyKH, n;eHoio KaMjioû tioh no 3 Jianbi, HToro 111 Jian'b, jua cepeôpa ToproBaro b3hto 40 (j)yHOBT>, Bcero TOBapy h cepe- 6pa npHHHTo na 111 Jiawh h na 40 (|)yHOB. Toro 5K HHCJia npoMeneno 2 Mfaa 6'fejibix'L xp'fenTOBbixt ue- HOK) no AoroBopy no 4 Jianbi 3a Mfei>, HToro 8 Jiamb, b3HT0 3a •OHoe HHCJio TOBapy 1 nocTaBT> ôaftôepeKOBoft, n;eHa 5 jian'L, ;iia pocciftcKHXT> ^enerTï b3Hto 3 pyÔJin. 40 UliETHfclE KHHrn Toro 5K HHCJia npo^ano 40 coôojiefi, b3Hto 3a oHtie cepêôpa ToproBaro 15 jiaHT> j^a aojioTa cpe^neft iipoÔLi 2 jiaHbi i];eHOK> aa 20 jiaHt, Bcero cepeôpa h aojioTa npHHHTO na 35 Jian'L. Toro 3K HHCJia npoMeneno 216 coôojieô, ii,eHOK) no j^oroBopy 3a Kam^oro coôojih no 1 Jianife h no 80 (|)yHOB'L, HToro 388 jiant H 80 (()yHOB, h 3a onoe hhcjio b3hto aojioxa ToproBàro 38 jiaHT> H 8S (j^yuoBT,, n;eHoio KajK^an Jiana 3a 10 jiaHT> cepeôpa, n- Toro na 388 .lan h na 80 (|)yHOB'L. Toro 5K HHCJia npoMeneno 70 jihchu.'l 6'fejioAymeK'L, b tom HHCJi'fe 40 JiHCHU,T> nenoK) no ^oroBopy 3a Kamj^yK) Jincni^y no 90 (})yHOBT>, HToro 36 jiawh, 30 jihchu;'l no 84 (|)yHa, htofo 25 Jian'K H 20 (t)yHOB; Bcero u,eHi>i 3a OHbie JincnniM 61 Jiana h 20 ^Y' HOBt, H 3a OHoe B3HT0 30JiOTa cpe^Heft npoôbi 6 jiaHt h 12 (})y- HOBT» n;eHOK) 3a 61 Jiany n 3a 20 (J3yH0BT>. Toro 3K HHCJia npoMeneno 10 jihchi;t> ô'hjiojxyuîeKh u,eHOK> Ksmm^ no AoroBopy no 80 (|)yHOB'L, HToro 8 Jian-L, h 3a onoe HHCJIO B3HT0 2 CTOJIHKa MaJieHKie JiaKOBOH paÔOTLI no;^ 30JI0T0'M,. na ojinoM ctojihk'È cTaBo^HKt ^a Hiii,HHeKT> pa36opH(>H, na Apy- rOM CTOJIHK'fe }KapHHHeKT> JiaKOBOH 5Ke paÔOTbl, Ha Bepxy MeTJIH- newb H npHTOM BHJiKH ^a JionaTOHKH KHTaHCKoro Manepa. HioHH 23 jmn npoMeneno kocth MopmeBoro 3y6a 38 ny^ h! 18 eyHTOBTj, u,eHoio no ^oroBopy 3a KRmjioû ny^ no 12 Jian'Ly HToro 461 Jiana h 40 {J3yH0B'L, h 3a onoe hhcjio b3hto TOBapy 20 Tioneft KHxaHKH caivmoBOH n;eHoio krtkjioû tiohb no 3 JiaHBi, HToro 60 JiaH, 1 500 rHHOBT> na bbibocl ôa^nny, b tom HHCJi'fe 1140 rHHOB, neHOK) no 27 (j)yHOB'L rHm>, HToro 307 Jiant h 80 (})yHOBT>, 360 rHHOBT> no 26 (j)yHOB'L rHHT>, HToro 93 Jianbi h 60 (})yHOBT>, Bcero TaBapoBt npnHHTO na 461 Jiany h na 40 4)yH0BT>. Toro }K HHCJia npoMeneno 200 Jincnn^L 6'fejioAyineK'L i^enoio no j^oroBopy 3a Ka}K;i;yK) Jiucuiij no 80 (j)yHOBT>, nxoro 160 jian'B^ H 3a onoe MHCJIO B3flT0 160 K0}KT> CtipHXT> ÔblHbHXT», I];eHOK> KasK^an KOJKa no 1 Jisiu% HToro na 160 Jiani). Toro >K ^HCJia npoMeneno 58 coôojieft b tom hhcjio 30 coôo- Jieii i];eHOK) no ^oroBopy 3a HaHî^oro coôojih no 80 (j)yHOBi> HToro 24 Jianti, 28 coôojien nenoio no 75 {})yHOB'L coôojib, htofo 21 Jiana, Bcero ujenbi ohlim coôojinM 45 Jian'L; h 3a onoe hhcjio B3flT0 45 KO}KT> CBipblXT» ÔblHBHX'L IJ,eHOIO HO 1 Jianli 3a KOHCy,. HToro na 45 Jiam,. mETHLIE KHHTIÎ 4i Toro Hc ^HCJia npoMeneHo 140 jihchi];Tî KpacHtix'L ô'fejioAy-^ ineK'L, i^eHOïo no ;i;oroBopy 3a Ka}K/ïyK) jiHCHii,y no 1 Jian'fe h no- 20 (j)yHOBT>, HToro 168 Jiaui> h 3a onoe hhcjio b3hto Toeapy 9 nocTaBOBT> KaH(j)T> 3rH6Hi>ix no u;B'feTaM ôojimeH pyKH n;eHOH> no 7 Jiant h no 22 (})yHa nocTaBi), htofo 64 JianLi h 98 (|)y- HOBT); 7 nOCTaBOBT> KaMOKt UITHJiaHHBIX no I^B'feTaM, U,eHOK) nO' 5 jiaHŒ> H no 57 (j)yHOB nocTaBT>, htofo 38 jian'L h 99 (j)yHOB'L^ ^a 30JiOTa cpej^neiî npoÔBi B3nT0 6 JiaHT> h 40 (|)yHOB'L, u,eHOK> Kanc^an Jiana 3a 10 jiaHt cepeôpa, HToro 64 jiaHbi, ^a cepeôpa jïOHHTO 3 (t)yHa, Bcero TOBapoBi> h 30JioTa h cepeôpa npnnHTO' Ha 168 jian. Toro }K HHCJia npOMeneno 16 jihchu,t> KpacHbixt ô'fejiO" ^ymeKT> n,eHoio no ^oroBopy 3a KancAyio JiHCHn,y no 1 Jian'fe h no 42 Va 4>yHa, HToro 22 jianbi n 80 ({)yHOB'B, B3iiT0 3a onoe HHCJio TOBapoBt 4 nocTaBa ôanôepeKOBT, no n;B'feTaM menoio no 5 jiati'B nocTaBT>, htofo 20 jislwl, 1 nocTaBT> oTJiacy Majiofi pyKH,. i^ena 2 jianBi h 80 (j)yHOB'B, Bcero TaBapoBT> npHHHTO na 22 Jianbi H na 80 (})yHOB. HïOHfl 24 jiuH npo/iiano 50 necniOBi, 6±Jihixi^ b3hto cepeôpa ToproBaro 3a KaH{Aoro necuia no 26 (j)yHOBT>, HToro 13 Jian. Hk)hh 27 AHH npoMeneno 1 065 coôojien u;eHoio no ;iioroBopy 3a Ka}K/iioro coôojih no 1 Jian'fe h no 65 ({)yHOB'L, HToro 1757 jian'L H 25 (j)yHOBT> h npoTHBt ^oroBopy b3HT0 30JiOTa KopoôoH- Horo cpe/i,HeH npoôbi 228 jiaHT> h 27 V2 (j)yHOBi> n;eHoio KasK^an jiana 3a 10 jian'L cepeôpa, HToro na 2282 jianti h na 75 (})yHOB'L, H B TO ^HCJio 3a onoe 30J10T0 no /^oroBopy Ao^ano cepeôpa xancKoro 525 JiaHi> h 50 (|)yHOB'L. Toro JK HHCJia npoMeneno 400 coôojien u,eHOio no AoroBopy 3a KajK^oro coôojih no 1 Jian'fe h no 70 (|)yHOBT> HToro 680 Jian, H 3a onoe hhcjio b3hto TaBapoBT> 50 nocTaBOB'L KaMOKx nHTH- jiaHHLix no nB'feTaM, nenoio Ka>K;i;oH nocTaBx no 5 Jian'L, HTora 250 jiaHTb, 41 nocTaB KaMOKTb ceMHJiaHHLixT> no uiB'feTaM Hce^ i^enoK) no 7 Jiam> nocxaB, HToro 287 jiaHi>, 46 Tioneft KHTaftKH TioneBOH no uiB'feTaM ôojimen pyKH, nenoio no 3 jianti tiohl HToro 138 Jiam> ; 2 tiohh KHTaôKH ô'fejioft cpe^^nen pynn u;eHOH) no 2 Jianbi h no 50 (j)yHOBT> Tionb, HToro 5 Jisurh, Bcero TaBa- poBT> npHHHTO Ha 680 Jian. Toro H{ HHCJia npoMeneno 2000 coôojien u,eHoio no AoroBopy 42 mETHLIE KHHrn 3a Ka}K;];oro coôojih no 1 Jian'fe h no 80 (j)yHOB'fc HToro 3 600 .naHTb; h bo onoe hhcjio b3hto TOBapy 130 nocTaBOBT> rojien no uiBibTaM u;eHOK) KaîK^on nocTaBt no 12 jiaHi>, HToro 1560 JiaHT>, m 30JioTa KopoôoHHoro B3iïT0 cpe^HeH npoÔLi 204 jiaHBi, n,eHoio KajK^aiï Jiana 3a 10 Jian cepeôpa, htofo 2040 jianT), Bcero TOBapy H 30JioTa npnHHTO na 3600 Jian. Toro m ^ncjia npoMeneno 10 copoKOBT> coôojieft Dienoio no AoroBopy 3a Ka}KAOH copoKTb no 63 Jianti h no 40 4)yH0B'b HToro 634 Jianbi, 1000 KopcoKOBT> u,eHOK) no 34 jianfci 3a cto, htofo 340 Jiant, 60 pticefi menoio 3a KaîK^yio no 2 jianbi h no 50 (Jy- HOBTb HToro 150 Jiam>, Bcero n;eHï>i 03HaHeHHi>iM TOBapan 1 124 jiaHBi, H 3a OHoe hhcjio B3iïT0 TOBapoBT> 16 nocTaBOBT> Kancl)!» KJi'ÈTHaTBix no uiBi^TaM cpe/ïHen pynn n,eHoio no 7 Jian h no 50 (|)yHOBT> nocTaBi», nxoro 120 Jian'L 1114 ranoBt na BBiBect HaK) AJKyjiany u,eHOio KaiKAon ruwh no 60 (|)yHOBT>, HToro 668 jiaHT> H 40 oynoB'fc, 582 rana naio mnb na BBiBecL Hepnoro i^eHOK) no 50 (})yHOB'B 3a rarn,, HToro 291 Jiana, ^a 30JioTa ToproBaro B3iïT0 4 JiaHBi n 46 oynoBTj u,eHoio Ka^^an Jiana 3a 10 jidiWh cepeôpa, Hxoro 44 jianBi h 60 (|)yHOBTb, Bcero TOBapy H 30JI0Ta npHHHTO Ha 1 124 JiaHBI. HioHfl 28 pjiH. npoMoneno 200 ropHOCTaoBt oôckhx'l, n;eHOK) no AoroBopy no 10 JiaHT> 3a cto, htofo 20 Jian'B, b3hto 3a onoe ^HCJio TOBapy 5 KycKOBT, CBHCTynoB'L TpaBHaTBix'B 3rH6HBix'B no HB'feTaMT) u;eHOio Kanc^OH KycoKT> no 4 JianBi, HToro na 20 JiaHT>. HiojiH 1 AHH npoMoneno 5 680 coôojien, ^oroBopnaH u;eHa 3a KaîK^oro coôojiii no 75 (|)yHOB'B, HToro 4 260 JiaHT>, n bo onoe HHCJio B3HT0 30JiOTa KopoôoHHoro 30 jiaHTj u;eHOio Kanc^an Jiana 3a 10 JianTj cepeôpa, HToro 300 Jtamb, jisl cepeôpa ToproBaro 2 003 JiaHBi ;^a TOBapoBi> 340 nocTaBOB'B ycoBT» no n,B'feTaM, n,eHOK) KajK^OH nocTaBT> no 3 JianBi h no 70 (j)yHOBŒ, HToro 1 258 jiaHT>, 525 KycKOBi) (})jiepoB'B rjia/iiKHX'B no n.B'feTan Majion pynn u,eHOK) KaîK^oft KycoKT> no 80 (})yHOBT> HToro 420 Jiamj; 93 tiohh kh- TaôKH TioneBOH no n.B'feTan ôojimeft pynn, u,eHoio KajKAon tiohb no 3 jiaHBi HToro 279 .TiaHT>; Bcero 30JioTa n cepeôpa h TOBapoB npHHiïTo na 4 260 Jiam, ; j^a, ot BBimenncannoro Topry Aano -sa Tpy;i;Bi ôapBiuiHHKy HOBOKp'fen;eHOMy E(j}HMy CaBnny cepeôpa ToproBaro c KancAon jianBi no 3 (|)yHa, HToro 127 JiaHt h 80 (|)yHOB'B. mETHBIE KHHTH 43 Toro }K HHCJia npoMeneno 315 coôojieii ii,eHoio no AoroBopy sa KaHCfloro coôojih no 80 (|)yHOBT>, HToro 252 jiaHti, h 3a onoe HHCJio B3HT0 TOBapy 42 nocxaBa KaMOKt ceMHJiaHHuxT. no D;B'fe- TaM n,eHoio KSimjs,oû nocTaBT> no 6 jiaHT> HToro na 252 jiaHBi. Toro 3K HHCJia npoMeneno 1 000 ropHOCTaeBT> oôckhxtb u;eHOK) no AoroBopy aa Kamjxoe cto no 14 jiamb, HToro 140 Jianx h npOTHET) /i;OrOBOpy BBHTO KHTaHCKHXT> TOBapOBT» 49 nOCTaBOBT> 4)JiepoB'L rjiaTKHX no njB'ÈTaM u;eHOK) ksûkjioPl nocTaBT> no 3 JiaHBi, HToro 147 jiaH'B, 4 nocTaBa ôanôepeKOB'L no uiB'feTaM me n;eHOK) Ka}K/i;oH nocTaBt no 3 Jianti, HToro 12 JiaHT>; 4 nn^HKa MaJiBix'L jiaKOBOH paôoTBi, Diena 20 Jiant, 11 ^aftHHKOBi, (j)HHH4)TiiH0H paôoTBi, uiena 33 JianBi, 2 Ka6HHeTu;a jianoBOH paôoxBi uoji ao- -jiOTOM, u;eHa 40 Jiam», Bcero TOBapoBT> npnnHTO na 252 JianBi, h B TO HHCJio aa OHBie TOBapBi no /lioroBopy /i;ojiiaHo cepeôpa Top- TOBaro 112 Jian. Toro 5K HHCJia npoMeneno 435 jihchu.'l KpacHBix'B 6'fejiOAynieKT> iDienoio aa RaHc^yio no ^oroBopy no 1 Jian^fe h no 10 (|)yHOB'B, îHToro 478 JiaH'L h 50 (|)yHOBT>, bbhto aa onoe hhcjio TOBapy 130 nocTaBOBt ycoB^B c KpyraMH no u.B'ÈTaM, u;eHOK) KasK^oft ^nocTaB'L no 3 jianBi h no 30 (|)yHôBT>, htofo 429 Jis^wh, m cepeôpa ToproBaro BaiiTo 49 jian'B h 50 ({)yHOBT>, Bcero TOBapy H cepeôpa npnnHTo na 478 Jian'B h na 50 (})yHOBT>; ^a co onoro Topry jiiano ôapBiniHHKy /(aHJKHjiaio aa Tpy;];Bi cepeôpa ToproBaro 7 JiaHTb. Toro m, hucjisl npoMeneHO 1 nfa^, HeAOcoôoJien n;eHa onony itoroBopnaH 15 Jian'B, Ba^TO aa onoe hhcjio TOBapoBTb 2 nocTaBa KaMOK'B ceMHJiaHHBixT> no n.B'ÈTaM n;eHOK) no 5 jiaHi> nocxaB^B, HToro 10 Jian'B, 2 nocxaBa ycoB'B nepnBix'B u;eHOK) no 2 jiaHBi h no 50 (})yHOBT> nocTaB^B, HToro 5 Jiamb, Bcero xoBapoB'B npnnHTo Ha 15 Jiarn,. Toro m ^ncjia npo^ano 5 jihchu,'b KpacHBix-B ô'fejio^ynieK'B, B3HT0 cepeôpa ToproBaro aa KaîK^yio jiucuixy no 1 Jianlî h no 20 (|)yHOB'B, HToro 7 Jian'B. Toro m ^ncjia npo;i;aHO 200 jimcm^h npacHBix'B ô'fejio^yuieK'B, B3iïT0 cepeôpa xoproBaro aa Ka^K^yio jiHCHi];y no 1 Jian'fe h no 20 (j)yHOB'B, HToro 240 Jian'B. Toro m nncjia nponeneno 584 JiHCHn;Bi KpacHBix'B 6'fejiOAynieKT> nienoio no /^o^OBopy aa Ka5K;];yio jiucujij no 1 Jian'fe n no 15 (})y- 44 mETHLIE KHHTH HOB-L, HToro 671 JiaHa h 60 (|)yHOBT>, h 3a oHoe hhcjio bbato- TOBapoBT> 15 nocTaBOB KaH(|)T> no i^B^feTaM ôojimeH pyKH uenoiO' no 7 JiaH'h nocTaB, HToro 105 Jian'L, 36 nocTaBOBTb KaH(J)T> TpaB^aTLixt H c KpyraMH no n.B'feTaM'L cpej^neô pyKH i^enoio no- 6 JiaHT> nocTaBTb, HToro 216 Jiamb, 12 nocTaBOBt KaH4>i> no i^B'feTaM MajioH pyKH i^enoH) no 5 Jian nocTaBTb, HToro 60 jiaH'B, 1 nocTaB^L cBHCTyHOBOô, i^ena 5 iiant, 28 nopTnn^'L KaH(J30Bi>iXT> no i^B'ÈTaM pasHbixt pyRi* uienoio Kam^oe nopTHn],e no 3 JiaHH,. HToro 84 Jianti, 1 nopTHn],e rpa^HTypoBoe ujena 3 Jianbi ^a; nocy^M cepeôpHHOH bshto 9 KynraHOB'L (})hhh({)thhoh paôoTbi,. B HExi» B'fecy 165 JiSLBrb H 50 (|)yHOBT>, uieHOK) KasK^an Jiana sa 1 Jiany h 3a 20 (|)yHOBT>, HToro 198 Jiarn» h 60 (})yHOB, Bcero' TOBapoBT) H nocy^iiLi npnnHTo na 671 Jiany h na 60 (|)yHOBT>. Toro m HHCJia npoMeneno 1586 pticeîi u,eHOio no j];oroBopy sa KaîKAyK) pticb no 1 Jian'fe h no 85 (})yHOB^, HToro 2934 Jianbi H 10 4>yH0B1., H 3a OHOe ^HCJIO B3HT0 TOBapOBt 119 nOCTaBOBt KSH^'h TpaBHaTbix'L no n.B'ÈTaM njOHOio KaJKj^on nocTaBTb no- 8 jiaH'L H no 50 (j[)yHOBTb, HToro 1011 iiant h 50 (})yHOBT>,. 36 nocTaBOBi> napneô mnaJiepHbixT>, n,eHOK) no 12 jiaHT> nocTaBT>,. HToro 432 jiaHbi, 6 nocTaBOBT> napneft c sojio^enbiMH TpaBann H KpyraMH menoio no 12 jiaH'b nocTaB^b HToro 72 Jianbi,. 473 TiOHH KHTaiîKH TioneBOH no niB'feTaM ôojimeH pyKH n;eHOiO' KajK^OH TioHb no 3 Jianbi, HToro 1419 Jian'b, Bcero TOBapoBi>. npHHHTo na 2 934 Jianbi h na 50 ({)yHOB'b, h b to hhcjio 3a OHbie TOBapbi /^o/liaHo cepeôpa ToproBaro 40 ({)yHOBTb, ;i;a ot BbinienHcannoro Topry ^ano 3a Tpy^bi ôapbiniHHKy HOBOKpeniie- HOMy CoMeny CaxaJiTyio 57 jihchu.'b KpacHbixT> 6ifejioflymeKi> no> ;^o^OBopHOH u.en'fe 3a 73 Jianbi h 3a 35 (|)yHOBTb. HiojiH 2 AHH npoMeneno 10 jincHUi'b KpacHbixT> ôifejiOAymeK'b 3a KaJKAyK) no j^oroBopnoH uien'fe no 1 Jian^ h no 50 (})yHOBT> HToro 15 Jian'b b3hto 3a onoe hhcjio 27 panoK'b 3epKajiHbixT> jiaKOBOH paôoTbi pasHbix'b pyKi». HiojiH 3 AHH npoMeneno 223 jiHCHU,bi ô'fejio/iiyniKH u,eHOK) no- floroBopy 3a Kanc^yio JiHCHn,y no 85 (|)yHOB'b, HToro 189 Jian'b h 55 (})yHOB'b, H 3a onoe hhcjio bshto TOBapoBT> 54 nocTaBa ycoBi> no ii.B'feTaM nenoio KSimjî^oû nocTaBij no 3 Jianbi h nO' 50 f})yHOB'b, HToro 189 Jian'b, jisi cepeôpa ToproBaro bshto* mETHblE KHHFH 45 55 (})yHOBi>, Bcero TOBapy h cepeôpa npHHHTo na 189 jian'L h Ha 55 (})yHOBT>. Toro m HHCJia npoMeneHO 30 jihchi],t> ô'fejiOAyineK'L, ^oroBop- HaH i];eHa 3a KancAyio JiHCHi];y no 65 0yHOBi>, HToro 19 Jiant h 50 (|)yHOBT>, B3iïT0 3a OHoe HHCJio TOBapy 2 nocTaBa Kâu^iy nep- HLixt ôojimeft pyKH i^enoio no 9 jiaHT> h no 75 (|)yHOBT> nocTaBi,, HToro 19 Jiant h 50 (})yHOB'L. HiojiH 4 AHfl npo^ano 40 coôojiefi, bsrto cepeôpa ToproBaro 28 jiaHT». HiojiH 5 AHn npoAano 1 coôojil, bshto cepeôpa ToproBaro 1 Jiana. Toro 5K HHCJia npoMeneno 720 ropHOCTaeBT> oôckhxi» u;eHOio no AoroBopy 3a Ka^K^oe cto no 10 jiaHT>, htofo 72 Jianti, B3hto 3a OHoe ^HCJio TOBapy 18 nocTaBOB'L Kancl)!, no uiB'feTaM TpaBHa- TLixTb cpeAHeft pyKH uienoio KasK^on nocTaBTb no 4 Jiamj, HToro Ha 72 jianbi. HiojiH 7 AHH npo^ano 3 jihchd,li ô'tjiOAyuiKH, B3flT0 cepeôpa ToproBaro 3a KaîK^yio JiHCHD;y no 70 ©ynoBT,, HToro 2 jianti h 10 eyHOBT>. Hiojifl 8 AHfl npoMeneHo 300 coôojien u;eHOK) no AoroBopy aa KaJKjiioro coôojiH no 1 Jian^fe h no 80 (j)yHOB'B, HToro 540 Jian'b, 157 coôojieft Hce KaîK^oft no 1 Jiawb, h no 40 (j)yHOBi>, HToro 219 jian'L H 80 (})yHOB'L, 500 ô'èjikh Tejieyn,KOH n,eHa 40 Jiant n 20 (|)yHOB'L, Bcero nieHLi oana^enHEiM TOBapoM 800 Jiam»; h 3a onoe ^HCJio B3iiT0 TOBapy 2000 rHHOBTb na BbiBeci» naio 3ejieHoro nie- HOK) KaJKAOH rHHt no 40 (j)yHOBi>, HToro na 800 Jian'L. Toro JK HHCJia npoMeneno 300 ropnocTaeB'L oôckhxtb n,eHOK) no AoroBopy no 10 Jian'L 3a cto, htofo 30 Jian'L, 1 KO}Ka Kpac- nan, u^eua 2 jianLi n 80 (})yHOB'L, Bcero iiienLi 3a ropnocTan h 3a KOJKy 32 jianti h 80 ({)yHOB'L, b3hto 3a onoe ^hcjio TOBapy 8 KycKOB'L CBHCTynoB'L TpaBHaTbix'L no iiiB'feTaM, n,eHoio KaîK^OH Ky- coK'L no 4 jiaHLi HToro 32 jianLi, ^a cepeôpa ToproBaro b3hto 80 ({)yHOB'L, Bcero TOBapy n cepeôpa npnnHTO na 32 jianLi h na 80 (j)ynoB'L. Toro JK HHCJia npoMeneno 6000 coôojien uienoio no ^oroBopy sa KajKAoro coôojih no 1 Jiani^ HToro 6000 Jian'L, n bo onoe ^HCJio B3iïT0 30JioTa KopoôoHnoro cpe^Heô npoÔLi 300 Jian'L ij;e- 46 mETHBIE KHHTH HOK) 3a KasKflOH jiaH no 10 Jian cepeôpa HToro 3000 Jian'B, ^a- TOBapoBt 1 000 THDHeft KHTaHKH TioHeBOH HO iiB'ÈTaM ôojiuieH py- KH iiieHoro KBMjioû TioHt HO 3 jiaHBi, HToro 3000 JiaHT>, Bcero 30JiOTa H TOBapy npHHHTO Ha 6000 jian, ^a ot BtimenHcaHHOH M'feHBi /naHO 3a Tpy^bi ôapbiuiHHKy CaHre JIiorHHy cepeôpa Top- roBaro 150 JiaHT>. Toro m HHCJia npoMeneHo 115 jihchut> 6'fejiOAymeKi> ii,eHOK> no AoroBopy 3a Ka}KAyio JiHCHn,y no 85 (})yHOBT) HToro 607 Jian'B,. H 3a OHoe HHCJio B3HT0 30jioTa KopoôoHHaro cpe^Hefi npoÔBi 60 Jian-B H 70 4>yH0BT> u,enoio kbmjj^slr Jiana 3a 10 Jian'B cepeôpa HToro na 607 jian. Toro m ^ncjia nponeneno 71 jiHCHU,a ô'fejiOAymeK'B u,enoio no- AoroBopy 3a Ka}KAyK) Jincniiiy no 85 (|)yHOB'B, HToro 60 Jian'B h^ 35 (J)ynoB'B, b3hto 3a onoe hhcjio TOBapy 5 nocTaBOB'B napneô innajiepnBix ii,enoio KaMji,oû nocTaB'B no 12 Jian'B, HToro 60 Jian'B,. ;iia cepeôpa ToproBaro B3flT0 35 {})ynoB'B, Bcero TOBapy n cepe- ôpa npnnHTO na 60 Jian h na 35 (j)ynoB'B. HiojiH 9 AHH npoMeneno 700 ropnocxaeB'B HKyniKHX, n,enoK> no AoroBopy no 5 Jian'B 3a cto, htofo 35 Jian'B, b3hto 3a onoe ^HCJio 10 Jian'B }KeMHiory M'fejiKoro cnH3noro na uieJiKy b khc- THX'B, n,enoio 3a Kanc^yio Jiany no 3 JianBi n no 50 (j)ynoB'B ce- peôpa, HToro 35 Jian'B. Toro m nncjia npoMeneno 300 ropnocraoB'B oôckhx'b, uienoio no ;i;oroBopy no 8 Jian'B 3a cto, htofo 24 JianBi, h 3a onoe ^hc- Jio B3HT0 TOBapoB 6 nocTaBOB'B Kan(J)'B no uiB-ÈTaM cpe^nen pyKH i];enoH) ksltkjioû nocTaB'B no 4 jianBi, HToro na 24 JianBi. Toro }K HHCJia npoMeneno 4000 ropnocTaeB'B oôckhx'b, nienoR» no j^oroBopy 3a KasK^yio tbich^k) no 80 Jian'B HToro 320 Jian'B,. H 3a onoe hhcjio b3hto TOBapy 32 nocTaBa nancJD'B no uiB'feTaM ôojimefi pyKH nienoio no 10 Jian'B nocTaB'B, HToro na 320 Jian'B.. Toro m incjia npoMeneno 551 nopnnKOB'B ^a BBmeTHBix'B h OT MOJIH HOBpemAeHHBIX'B, 200 HeAOneCUiOB'B Ô'fejIBIX'B, B3HT0 3a KaHc;^o^o HopnnKa h ne^onecKa no 1 ôaKHe Taôany Kpacnoro- mapoBoro, HToro 751 ôaK^a ujenoio no ^oroBopy KaîK^an ôanna no 8 (j)ynoB'B, HToro na 60 Jian'B n na 8 (j)ynoB'B. Toro 'M HHCJia npo^ano 1 KO}Ka Kpacnan, b3Hto cepeôpa Top-^ roBaro 2 .lanBi h 50 (f)ynoB'B. mETHLIE KHHrn 47 Toro m hhcjir npo^aHO 1 JiHCHiiia nepHO^yniKa b3hto cèpe- 6pa ToproBaro 4 jiaHLi. HiojiH 10 AHfl npo^ano 1380 Bi>i/i;p'L, b3hto cepeôpa Topro- Baro 3a KajK^yio BBi^py no 80 (|)yHOB'L HToro 1 104 JiaHLi. Toro 3K HHCJia npo^ano 1375 KopcoKOBib, b3hto pocciôcKHx: jieHeri> 3a KaîK^oro KopcoKa no 30 Kon^feeKt, htofo 412 pyôJieBi»- H 50 Kow^eKb. Toro m HHCJia npoMeneno 13276 KopcoKOBt i^enoio no ;i;oro- Bopy 3a KaJKAyio thchhio no 255 JiaHT>, HToro 3385 Jiamb h 38 (})yHOB'B, H 3a OHoe HHCJio B3flT0 TOBapy 8464 rnna na BtiBecL- Haio 3ejieHoro, n;eHOK) KasK^on rnwh no 40 4>yH0Bi>, HToro na 3385 jiaH'L H na 60 ({)yHOBT> h b to hhcjio 3a ohoh nan ^o^ano- cepeôpa xoproBaro 22 (})yHa. Toro 7K HHCJia npo^ano 3100 ropHocTaeBt o6ckhxi> noBpejK- jieHHBix'L OT MOJiH, B3iïTo 3a oHBie 30JioTa cpe^ïHeH npoÔBi 9 jiaH'L H 95 oynoB'B n;eHOK) KaîK^aii Jiana 3a 10 Jiamb cepeôpa, HToro na 99 jislh^ h na 50 (j)yHOBT>. Toro 3K ^HCJia npoMeneno 6 copoKOBt coôojieft u,eHoio no ;i;o- roBopy 3a KaJK^OH copoKTb no 77 Jiswb h no 50 {|)yHOB'L HToro 465 JiaH'L, 3800 ropHOCTaeBT> oôcKHXt, b tom nncji'fe 3600 rop- HocTaoB'L i^enoK) no 15 jiaHt 3a cto, htofo 540 jiaHt, 200 rop- HOCTaeBT> no 16 Jiamb 3a cto, htofo 32 Jianti, Bcero menbi co- ôojiHM n ropnocTaflM 1037 jian'B; h 3a onoe hhcjio npoTHB'L ^o- roBopy B3HT0 110 ynu.eB'L Kpyrjibixt jieKapcTBennoro KaMenn u- MHHyeMoro Jianncb Kop^najincB /i;eKoa, n;eHOio KSimjioû ynn.'B no 2 jiaHBi, HToro 220 JiaHT>, 1 cyjien ôojimaa, b nen 5 (|)yHtoBi> ôaJicaMy ;^eMel^HKO i^ena 100 JiamB; 1 ôyTBiJiKa njiocKan, b neft 3V2 (|)yHTa Toro m ôajicaMy u;eHa 70 jian'B, 1 norpe6eu,T> b KpacHOH KO}Ke B HeM 12 ôyTBiJioK'B c rtM me ôajicaMOM, uiena 200 jiaHT>; 2 ôyTBiJiKH Tame 3Kt>, ^a 1 cocjji^iy ojiobhhhoh Kpyr- JiOH c TeM me ôajicaMOM, b hhxt> B'fecy 2 rana uiena 40 jian'B, 6 rHHOBT> JieKapcTBeHHoro KaMenn npoTHB'B JinxopaTKH HMiiHyeMO- ro Ke^pa /^eKaHaHop'B, uienoio ksûkji^oû mwb no 20 JiaHT>, HToro 120 Jian'B; 14 thhob'b TaKoro 5K KaMenn no 18 Jian rHHT>, hto- ro 252 jiaHBi, 12 RycROBi) napneft mejiKOBBix'B pa3HBix'B nienoia no 2 jiaHBi HycoK^B, HToro 24 jianBi, 3 KycKa nap^en necTpBix'B i^ena 9 Jian'B, 3 KycKa JieH3'B, ujena 2 jianBi, Bcero no BBimenn- cannon 3anHCK'fe npnnHTO na 1037 Jiam». 48 mETHblE KHHrH Toro m ^HCJia npo^ano 3 JiHCHiiiLi CHBOAyniKH b3hto cepeôpa TOproBaro sa KajKAyio JiHCHUjy no 2 JianLi h no 50 (|)yHOB'L, hto- ro 7 JiaH'B H 50 ({)yHOBT>. Toro 5K ^HCJia npoMeneno 260 6'tjioK'L Tejieyu,KHXT> no Aoro- BopHOH u,eH'h no 8 Jiant sa cto htofo 20 Jian'L h 80 (|)yHOBTb, B3HT0 3a OHoe HHCJio TOBapy 2 nocTaBa KaH(})Tb ^epHLixx ôojiineâ pyKH D,eHoio no 10 Jian^ h no 40 (|)yHOBT> nocxaB^ HToro na 20 jiawh H na 80 (j)yHOBT>. Toro m nncjia npoMeneHO 987610 ô'hjiOKh BCiïKHXT> KpoM'fe Tejieyn;KHx nienoio no ^oroBopy 3a KaJK^yio tbich^K) no 28 JiàHt n no 50 (})yHOB, htofo 28146 Jiamj h 88 V2 ^^y^OBt, n bo onoe ^HCJIO B3HT0 TOBapy 8061 TIOHB KHTaHKH TIOnOBOH nO UiB'feTaM 'ôojimeH pyKH, u,eHOK) KasK^oft tk)hb no 3 jianBi htofo 24183 Jia- HLi Aa cepeôpa ToproBaro B3iïT0 3963 JiaHti h 88V2 cj)yH0B'L, Bcero TOBapy h cepeôpa npnnHTO na 28146 Jiani. h na 88V2 <})yHOBT> /lia OT BBimenncaHHOH npo/iiajKHOH cyMMti ^oroBopenocb OT^aTB 3a Tpyji;fci ôapLiuiHHKy noBOKpeniieHOMy E(|)HMy CaBHHy €epe6pa ToproBaro c KaîK^on Jianti no 3 (})yHa, nnoro 844 Jia- HBI H 40 (|)yHOBTb, H 3a OHOO HHCJIO OTJ^BMO OMy TOBapOB'B, a H- MHHHO 30000 jiacTHD,'B u;eHOK) KRmjidLH. TLiciina no 13 Jianib hto- ro 390 JiaH'L, 5800 ropHOCTaoB iiKyu,KHXT> Ka^c^an Tbicnna no 50 jiaHTb, HToro 290 Jiamb, 143 necu,a h He^onecKOBT, rojiy6fcixT> Kscmjioû no 60 ({)yHOBTb, HToro 85 Jiamb h 80 (|)yHOB'B, 1 M'fex'L necD,OBOH rojiyôoH 10 jiaHT> h 20 oynoBt, 57 Jiucuni, KpacHBixi> 6'fejio;];ymeK'B ksmjj^slr no 1 Jian^fe h no 20 (j)yHOB'B, HToro 68 jiRWh H 40 (})yHOB'B, Bcero osHa^eRHOMy ôapBiniHHKy CaBHHy ot- jtano TOBapoB-B na 844 Jianbi h na 40 (j)yHOBTb. HiojiH 11 AHH npoMeneno 394 jihchu,bi ô'fejiOAymeK'B ujeHOK) no AoroBopy 3a KaîK^yio JincHuiy no 90 (|)yHOBT>, HToro 354 Jianti H 60 (j[)yHOB, H 3a onoe ^hcjio b3hto TOBapy 50 Tionen h 7 koh- U,0B1> EnTaOKl^ OAHOKOHeHHBIXT> HO U.B'ÈTaM HieHOK) KSÛKJÎ,OÛ TK)Hb no 7 jiaHi>, HToro na 354 jiaHBi h na 90 (|)yHOB'B, h b to ^hcjio 3a onyio KHTaHKy ^o/iiano cepeôpa ToproBaro 30 (j[)yHOBi>, Toro m HHCJia npoMeneno 3000 6'fejioK'B oôckhxTï Dienoio no AoroBopy 3a Kant^yio tlichhk) no 38 jlslwl htofo 114 jiaHT> h aa OHOe HHCJIO B3HT0 TOBapy 38 THDHeÔ KHTaiïKH TIOHeBOH HO n,B'fe- TaM ôojiineË pyKH u,eHOK) Kanc^OH thdhb no 3 jiaHBi, HToro na 114 jiaH'L. mETHHE KHHTH 4É Toro TK HHCJia npoMeneno 11600 napi) Jiant jihclhxt>, othh- mantix b IleKHH'fe ot jihchi^'l 6'fejioji;ymeK'L, bsrto no ^oioroBopy 3a KaHCflyK) tbichhk) napt no 10 Tioneft KHTanKH TioneBOH no ^B'feTaM ôojimen pyKH, htofo 116 THDHen menoio KaHc^ofi tiohb no 3 JiaHH, HToro na 348 jian. Toro }K HHCJia npoMeneno 1000 ropHOCTaes'L oÔckhx'l no ^o- TOBopnoH DjeH'fe no 9 Jian'L 3a cto htofo 90 jian'L, bshto sa o- Hoe HHCJio TOBapy 30 xioneft KHTaftKH TioneBon no niB'feTaM 6oji- men pyKH, n;eH0K) ksmj],oû tiohb no 3 jianLi, HToro na 90 Jian'L, M. OT BbiinenHcannoô M^fenti ^ano 3a Tpyj^Li ôaptiinnHKy hobo- Kp'femenoMy AjieKcanApy Hjibnny 1 Jincniiia CHBO^yinna D;eHoio 3a 2 Jianti. Toro JK HHCJia npoMeneno 820 coôojien ujenoio no ;];oroBopy 3a KajKfloro coôojih no 1 Jian'fe n no 55 4>yH0BT> htofo 1271 Jia- Ha, H 3a OHoe hhcjio bshto 30JiOTa Kopoôonnaro cpe^neH npoôu 127 Jian'L n 10 (|)yHOB'L n;eHOK) KajKj^an Jiana 3a 10 Jian'L cepe- 6pa HToro na 1271 jiany, jia, co ohoh M'fenLi ;i;aHO 3a Tpy^Li 6a- pLiniHHKy Canre JTiorHHy cepeôpa Topronaro ot KajK^OH jianH no 2 Va <}^yHa, HToro 31 jiana n 77 V2 (})yHOB'L. HiojiH 12 jiuK npo^ano 1 nacLi CTennLie c KypanTaMH, b3hto cepeôpa ToproBaro 70 Jian'L. Toro }K HHCJia npoMeneno 300 xboctob'l coôojilhx'l othh- MaHLix'L OT coôojieft b ITeKHH'fe, no ^oroBopnoH i];en'fe 3a Ka}K;i;oe €T0 no 10 Jian'L, htofo 30 Jian'L, B3iïT0 sa onoe hhcjio TOBapy 10 Tionen KHTaftKH TioneBon no inB'feTaM ôojimeH pyKH i],eHOK) KajKAOH TioHL HO 3 JiaHLi, HToro Ha 30 Jian'L. Toro HC HHCJia npo^ano 2150 xboctob-l, othhtlix me ot co- ôojieft B IleKHH'fe, B3HT0 cepeôpa ToproBaro 3a tlichhk) xboctob'l no 100 jian, htofo 215 Jian'L. Toro m nncjia npoMoneno 63 JiHCHiiiLi 6'fejiOAyineK'L i^enoio no .floroBopy 3a Ka3K;];yio Jimcmij no 89 (|)yHOB'L HToro 56 Jian'L h 7 (t)yHOB'L, 10 jiHCHi];'L CHBOziiymeK'L 3a KamjiYio no 2 jiaHLi htofo 20 Jian'L, 75 coôojien, 3a K3ûKji,0T0 coôojijï no 87 (j)yHOB'L, HToro 65 Jian'L h 25 (|)yHOB'L, Bcero D;eHLi osnaMennLiM TaBapan 141 Jiana n 32 (})yHa, h 3a onoe hhcjio b3hto 30JiOTa cpe^neft npo- 6li 14 Jian'L h 13 (|)yHOB'L. Toro Hc HHCJia npoMeneno 2000 jihchij;'l 6'fejioAyuieK'L i^enoio no ^oroBopy 3a KaîK^yio Jincni^y no 80 (J)yHOB'L HToro 1 600 Jian'L, 50 mjETHfclE KHHTH H 3a OHoe HHCJio B3HT0 BOJiOTa B KopoÔKaxTb cpe^^Heô npoÔH 160 jiaHT> i];eHOK) ksûkjirh Jiana sa 10 Jianrb cepeôpa, HToro na 1600 jiaHT). Toro m HHCJia npoMeneHo 210 jihchi],t> 6'fejiOAyuieK'L no flo- roBopHOH i^eH'fe sa Ka}K/i;yH) no 89 (j[)yHOB'L HToro 186 Jiamb h 90 c{)yHOBT>, B3HT0 3a OHOG HHCJio TOBapy 42 nocTaBa OTJiacoBt ^ep- HBix'B uieHOK) no 4 JiaHBi H no 45 (|)yHOBTb nocTaB'B, HToro na 186 Jisiwh H na 90 (|)yHOB'L. Toro m ^ncjia npoMeneno 8 jiHcnni'L 6'fejiOAyuieK'L, n;eHOK) no ;];oroBopy 3a Ka^c^yio Jincnuiy, no 1 Jian'fe h no 25 ({)yHOB'L, hto- ro 10 Jian, b3hto sa onoe hhcjio TOBapoB'L 1 nocTaBT> KaH{})OBOH JKOJiTon TpaB^aTOH uiena 5 jiaHT>, 1 nocTaBi* napnn mejiKOBOô necTpoH u;eHa 5 jirwl, Bcero TOBapoBT> npnniïTO na 10 jian'B. HiojiH 14 ^HH npo/iiano 125 Jincnui'L 6'fejiOAynieKT> b3hto ce- peôpa ToproBaro 3a KaîK^yio JiHCHu;y no 1 Jian'fe, nxoro 125 Jian. Toro }K HHCJia nponeneno ropnocTaeB'L pasHtixt pyKt, Kpo- wh HKyu;KHx, 150000, uienoio no ;i;oroBopy 3a Kam^yio tbichhk) no 70 Jian'B, HToro 10500 Jian'B, h bo onoe hhcjio b3hto 30JioTa ko- poôonnaro cpe^nen npoÔBi 500 Jian'B, i^enoio KasK^an Jiana 3a 10 Jian'B cepeôpa, htofo 5000 Jian'B, ^a cepeôpa ToproBaro b3h- TO 24 JianBi n 80 (|)yHOB, ^lia TOBapoB'B 9938 rnnoB'B na bbibocb Haio sejienoro uienoio KSLmjiom rnn'B no 40 ({)yHOB'B nxoro 3975 Jian'B H 20 (})ynoB'B, 500 Tionen KHTaHKn TioneBon no u.B'ÈTaM ôojimeft pyKH i^enoio KajK^on TionB no 3 jianBi, nToro 1500 Jian'B, Bcero 30JiOTa n cepeôpa n TOBapoB'B npnnnTO na 10500 Jian'B, Aa ot BBiuienncannon npo;];a}Knon cyMMBi j^ano 3a Tpy^Bi ôapBimnnKy CBire cepeôpa ToproBaro ot KSimjs^ofi jianBi no 1 Vg (|)yny, HToro 157 jian-B n 50 (})ynoB'B. Toro Hc HHCJia npo^ano 2 coôojin, b3hto cepeôpa ToproBaro 2 jianBi. Toro m. nncjia npoMeneno 100 ropnocTaoB'B oôckhx'b ^oro- Bopnan u;ena 3a onBie 7 Jian'B, bshto 3a onoe hhcjio TOBapy 3 TIOHfl KHTaftKH TK)neBOH, B TOM HHCJI'fe 2 TIOnH Ô'fejIBIX'B, 1 TIOHB BacHJiKOBon, i];enoK) no 2 JianBi n no 25 (j)yHOB'B tiohb 3a ô'fejiyio, HToro 4 Jian'B n 50 (j)yHOB'B, Bcero na 7 Jian'B. Toro 7K HHCJia nponeneno 1300 JianoK'B coôojibhx'b OTnn- ManBix OT coôojien b XleKnn'fe, ^oroBopnaH u,eHa 3a OHBie 7 Jiant H 50 f})yHOB'B, B3HT0 3a oHoe ^HCJio TOBapy 3 Tiona KHTanKH mETHME KHHTH 51 BaCHJIKOBOH CpemeVL pyKH I^eHOK) KaHCAOH TIOHb no 2 JiaHBI H no 50 (|)yHOBi>, HToro na 7 Jian h na 50 (|)yHOB'L. ABrycTa 9 ;i;Hfl no B03Bpani,eHiH ne IleKHHa, ôy^y^n b nyTH npn ypoHHme IIIaôapTae npoMeneno 4858 Jincmxh ô'fejio^iiynieK'b lïenoK) no ^oroBopy 3a Ka}K/^yK) jiHCHu;y no 89 (|)yHOB'B, HToro 4323 jiaHbi H 62 (j[)yHa, h 3a onoe hhcjio b3Hto TOBapoBTb 385 Tioneô KHTaûKH TioneBOô no u;B'feTaM ôojimeiî pyKH D;eHoio KasK- ;toH TioHb no 3 jiaHLi h no 20 ©yHOBT> HToro 1232 jiaHti, 300 Tionen KHTaftKH TioneBOH }Ke no n.B'feTaM Majioô pyKH uienoio no 2 jiaHBi H no 50 (|)yHOB'L tiomb, htofo 750 jian'L, 410 Tronen KH- TaftKH CKJia^Hoft no uiB'feTaM me i^enom no 2 jianti h no 50 ({)y- HOBT> TIOHb HTOrO 1025 JiaHT>, 30 TIOHeft KHTaÔKH no UiB'feTaM 3Ke BajiKOBOH uieHOK) no 3 Jianbi h no 50 (j)yHOB'L tiohb htofo 105 jidŒTh; 303 nocTaBa ycoBt rjiaTKHX'L no niB'feTaM u,eHoio Kam- AOH nocTaBi» no 4 jiaHbi, HToro 1212 Jiamb, Bcero TOBapoBT, npHHHTO na 4324 Jianbi, h b to hhcjio 3a OHbie TOBapbi jOjOflaHO cepeôpa ToproBaro 38 (|)yHOB'b, ;i;a ot BbimenncaHHOH wkKu ao- roBopenocb OT^aTb 3a Tpy^bi ôapbimnHKy HOBOKp'fen],eHOMy Ajie- KcaH/iipy HjibHHy c Kanc^oô Jianbi cepeôpa ToproBaro 2V2 H 69 (|)yHOB'b, ^a cepeôpa ToproBaro 41 (j[)yHTb, Bcero 03HaHeHH0My ôapbiniHHKy TOBapy h cepeôpa oT^ano na 108 jiaH'b H Ha 10 oyHOB'b. Toro m. HHCJia npoMeneno 220 JincHUi'b ô'fejio^^ymeK'b u;eHoio no AoroBopy 3a KasK^yio JiHCHn,y no 89 GynoB^b HToro 195 jiaH'b H 80 eyHOBT», h 3a OHoe hhcjio B3flT0 TOBapoBi» 33 nocTaba y- coB^b no iiiB'feTaM'b UieHOK) KajKAOH nocTaBij no 3 jianbi h no 50 eynoB-b htofo 115 JiaHT> h 50 oynoB'b; 32 nocTaba ycoB'b no iiiB'feTaM JKO MajioH pyKH n;eHoio no 2 jianbi h no 50 (})yHOB'b no- cTabi», HToro 80 Jian, ^a cepeôpa ToproBaro B3flT0 30 ({)yHOB'b, Bcero TOBapy h cepeôpa npHHHTo na 195 jiamb h na 80 ^ynoBTb. Toro m HHCJia npoMeneno 118 JiHCHUj'b 6'fejioflymeK'b sa ksûk- AyH) no AoroBopnoH iiieH'fe no 89 ({)yHOB'b HToro 105 Jia.wh h 2 (J)yHa, B3flT0 3a OHoe hhcjio TOBapy 350000 SKenniory hojiobhh- HaTaro pasHbix'b pyKTb n;eHOK) KasK^an Tbicnna no 30 ({)yHOBT>, h- Toro 105 JiaH'b, m cepeôpa Toprobaro ^ohhto 2 (})yHa, Bcero TOBapy H cepeôpa npnHHTo na 105 jiaHTb h na 2 (J)yHa. 52 mETHBIE KHHTH AerycTa 10 ahh npoMeneno 2058 jiHCHiii'fc ô'fejiOAymeKTb i^e- HOK) no AoroBopy 3a KaîK^yio Jiucmij no 89 GynoBi, htofo 1831 jiana h 62 (j)yHa, h 3a onoe mhcjio bshto TOBapoBt 150 TiOReô KHTafiKH TioneBOH no uiB'feTaM ôojimen pyKH n;eHOio k8ûkjï,oVl TioHb no 3 Jianbi h no 20 (})yHOBT> HToro 480 Jiamb, 456 Tioneft h 8 koh- n.OB'L KHTaftKH no uiB'feTaM CKJiaAHOH u;eH0K) no 2 jianbi h no 50 eyHOBT> TioH HToro 1 142 jianBi, 42 nocTasa KaMOK'L ceMHJiaHHLix no uiB'feTaM u;eHOio no 5 jiaHt nocTaBT>, HToro 210 jian'L, Bcero TOBapoBT) npHHHTO Ha 1832 jianH, h b to hhcjio 3a ontie TOBa- pti AO^ano cepeôpa ToproBaro 38 ({)yHOB'L, ;^a ot BtimenHcanHOô MeHLi AoroBopenocB oT^aTb 3a Tpy^bi 6api>imHHKy HOBOKpemie- HOMy AjieKcaHApy HjibHny cepeôpa xoproBaro c KsmjiofL jiaHBi no 2 Vo (j^yna htofo 45 jiaHT> h 80 (|)yHOB'L h bo onoe ^hcjio ot- /^ano eny TOBapy 50 Jincnni^ ô'fejiOAynieK, uienoio Kam^an rio 90 (|)yHOBT> HToro 45 Jian'L, m cepeôpa ToproBaro 80 (|)yHOBTb, Bcero 03HaHeHH0My ôapbiniHHKy TOBapy h cepeôpa oT^ano na 45 jiaHT> H na 80 ({)yHOBT>. Toro TK HHCJia npoMeneno 786 Jincnn;!» 6'fejio;i;ymeK'L n;eHOH) 3a KaHCAyK) no ^oroBopy no 89 (j)yHOB'B, HToro 699 jiaHT> 54 (})yHa, H 3a onoe hhcjio B3iiT0 TOBapy 280 Tionen KHTaÔKH no n;B'feTaM CKJiaAHOH u;eH0K) KaîK/iott tiohb no 2 Jianbi h no 50 c()yHOB'L h- Toro na 700 jiaHT>, h b to hhcjio 3a onyio KHTaHKy AO^ano ce- peôpa ToproBaro 46 ({)yHOB'L. ABrycTa 11 ahh nponeneno 40 jihchu,t> KpacHbixt ô^fejio^y- nieKT> u,eHoio no /ijoroBopy sa Ka}Kji;yK) JiHcnuiy no 1 Jian'fe n no 50 (|)yHOBT> HToro 60 Jiam>, h 3a onoe hhcjio bshto TOBapy 28 Tionen h 5 kohu;obt> KHTaÔKH CKJiaAHoft no nBi^TaM MaJioft pyKH uienoio KaJKflOH tiohb no 2 Jianbi h no 10 (})yHOB'L, HToro 59 jiaHT> H 85 cfjynoB'L,, ^a cepeôpa ToproBaro b3hto 15 (})yHOB'L, Bcero TOBapy n cepeôpa npnnHTo na 60 jiaHT>. Toro m nncjia npoMeneno 10 JiHCHn,T> CHBo;];ymeK'B no ji^oro- BopnoH u.en'fe 3a Kanc^yio Jincnniy no 2 .Tanti h no 50 (})yHOB'L, HToro 25 JiaHT>, bshto 3a onoe mhcjio TOBapy 10 Tioneft KHTaftKH CKJiaAHOH no u,BifeTaM u;eHOio ksmj^oû tichb no 2 jianbi h no 50 ff)yHOB'L, HToro na 25 jiaHt. Toro m HHCJia npoMeneno 100 jihchij,t> ôiîJiOAyuieK'L uienoio no AoroBopy Kanc^an no 1 jislw^ htofo 100 Jiam>, h 3a onoe HHCJIO B3flT0 TOBapy 41 TK)HI> H 5 KOHqOB'L KHTaHKH CKJiajliHOH mETHBIE KHHTH 53 no iliB'feTaM MajiOH pyKH ii,eHOK) Kam^OH tichb no 2 jianLi h no 41 eyny, HToro na 100 jiRin> h na 1 V2 eyKi, h b to hhcjio ao- MHO cepeôpa 1 Va eyRi». Toro 3K HHCJia npoMeneHo 90 Jiucu^h Kpacnbix ô'fejioAynieK'B no AoroBopnoH uieH'fe 3a KaîK^yio Jincni^y no 1 Jian'fe h no 30 (j[)yHOB'B HToro 117 JiaH'L, B3HT0 3a OHoe HHCJio TOBapy 20 no- CTaBOBT) OTJiaCOB'L rJiaTKHX1> HepHHX'L n,eHOK) KaHCAOH nOCTaBl) no 5 jiaH'L H no 85 (|)yHOB'B, HToro na 117 Jiant. TRADUCTION LIVRES DE COMPTES ET AUTRES PIÈCES RELATIVES A LA CARAVANE LIVRES d'enregistrement DE CE QUE LA CARAVANE RUSSE A VENDU ET ÉCHANGÉ DANS L'EMPIRE CHINOIS : ZIBELINES, RENARDS ET AUTRES FOURRURES ET AUTRES MARCHANDISES RUSSES. N. B. — Dans la traduction ci-jointe quelques passages ont pu être écourtés sans incon- vénients, semble-t-il : ainsi le détail des différents rideaux, tentures, etc. Cependant les premières notices à ce sujet ont été traduites tout au long pour donner un aperçu du genre. De même, au début et à la fin, d'une ou deux phrases relatives à l'aller et au retour de la caravane, seule l'indication du lieu de la vente a été retenue. Enfin quelques erreurs de chiffres évidentes ont été corrigées. Marchandises russes vendues. Shara Obo (Mongolie), 26 novem- bre 1727. 3 peaux rouges. Pékin, 10 janvier ±728. 250 paires de pattes de renards noirs-fauves et fauves, coupées à Pékin, à 80 fen la paire. 16 janvier. 3 renards à gorge grise (sivodouchki). 23 janvier. 4 renards rouges à gorge blanche (byélodouchki), à 2 t. pièce. 1 fourrure en poitrine de renard. 25 janvier. 6 renards noirs-fauves, à 22 t. pièce. 8 renards rouges, à 2 1. pièce. 1 renard à gorge grise. Argent et marchandises chinoises en échange. 5 taëls et 30 fen d'argent du commerce à 9 ts'ien et 5 fen au taël (35 gr. 89). 200 taëls d'arg. d. c. 10 t. d'arg. d. c. 8 t. d'arg. d. c 40 t. d'arg. d. c. 132 t. d'arg. d. c. 16 t. d'arg. d. c. 3 taëls d'arg. d. c. 58 TRADUCTION Sïarchandises russes vendues. Argent et marchandises oliinoises en échange. 5 février 1728. 580 castors du 3 335 taëls d'arg. d. c. Kamtchatka, à 11 t. 50 f. pièce 260 postavs de satin épais (kanfa) rayé, à 7 t = 6 670 taëls. It^ postav = 1 820 t. 303 postavs de damas de 7 laiis à fleurs, à 5 t. le p. = 1 515 t. Commission de 3 % au courtier néophyte Euthême (Joachim) Savin, habitant de Pékin, 200 t. et 10 f. 1 couverture en castor du Kamt- chatka. 55 t. d'arg. d. c. 5 382 renardeaux polaires blancs, à 500 t. le mille. 2 691 t. d'arg. d. c. Commission de 3 % au dit Savin, 80 t. 73 I". 6 février. 3 fourrures en peau 100 t. d'argent du khan. Une corbeille d'or, titre moyen, du poids de 10 léangs, valant chacun 10 t. d'argent = 100 t. 5 t. d'arg. d. c. 700 t. d'argent du khan. 585 t. d'arg. d. c. de renard avec pattes. 12 février. 3000 écureuils gris, à 35 t. le mille = 105 t. i3 février. 40000 écureuils gris, 30 000 à 32 t. le mille = 960 t. et 10000 à 32 t. 50 f. = 325 t., en tout 1 285 t. 15000 écureuils gris, à 35 t. le mille r=: 525 t. i4 février. 1500 ('cureuils gris, à 33 t. le mille. 16 février. 20000 écureuils gris. à .32 l. le mille = 640 t. 18 février. 15 000 écureuils gris, à 35 t. le mille = 525 t. 3 louties. 1 fourrure blanche en peau d*; dos. 20 février. 3400 jeunes hermines, à 16 t. le mille. 21 /■(p«;?'2>r. 40 renardeaux polaires blancs, à 55 f. pièce. 22 février. 2300 peaux de phoques, à 16 f. i)ièce. 100 postavs de baibéreks à fleurs, à 5 t. le p. = 500 t. 25 t. d'arg. d. c. 49 t. 50 f. d'arg. d. c. ^. 380 t. d'arg. du khan. 260 t. d'arg. d. c. 100 postai s de baibéreks à fleurs, à 5 t. le p. = 500 t. 25 t. d'arg. d. c. 5 t. d'arg. d. c. 4 t. d'arg. d. c. 54 t. 40 f. d'arg. d. c. 22 t. d'arg. d. c. 368 t. d'artî. d. c. TRADUCTION 59 Karohandises russes vendues. Argent et marchandises chinoises en échange. Commission de 3 % au courtier E. Savin, 11 t. 4 f. d'arg. d. c. 10 lynx, à 2 t. 70 f. pièce. 23 février. 20 renardeaux polaires blancs, à 55 f . pièce. 25 février. 2 renards rouges pour 3 t. 12 f. 29 février. 3 040 paires de pattes de lynx, coupées à Pékin, â 40 f. la paire = 1 216 t. 8800 paires de pattes de renards rouges à gorge blanche, coupées ii Pékin, à 6 f. la paire = 528 t. 2 000 paires de pattes des mêmes, coupées à Pékin, à 6 f. la paire. 2 mars 1728. 3 fourrures blan- ches en peau de dos, à 5 1. pièce. 2 loutres. 1 lynx. 3 renards rouges-fauves. 27 t. d'arg, d. c 11 t. d'arg. d. c. 1 postav de damas de 6 lans, couleur ortie. 101 postavs [de damas] à fleurs, avec filets dorés, à 12 t. le p. = 1 212 t. 4 t. d'arg. d. c. 44 postavs [de damas] avec filets dorés, à 12 t. le p. = 528 t. 120 t. d'arg. d. c 5 mars. 5 lynx, qualité moyenne, à 2 t. 25 f. pièce = 11 t. 25 f. 7 mars. 60 renards rouges-fauves, à 6 t. pièce = 360 t. 15 t. d'arg. d. c. 3 t. d'arg. d. c. 3 t. d'arg. d. c. 19 t. d'arg. d. c 2 postavs de damas de 7 lans, couleur vermeille et ortie, à 4 t. le p. = 8 t. 1 postav de satin de 6 lans, couleur framboise, 3 t. 25 f. 4 « morceaux » de velours avec filets dorés, à 25 t. le morceau = 100 t. 20 « morceaux » de velours à filets et à fleurs, à 9 t. 20 f. le morceau = 184 t. 4 postavs de brocart à fleurs et fils d'or (solo- menka), à 6 t. le p. = 24 t. 52 t. d'arg. d. c. Commission au courtier Sanga Lyougin, 2 t. 70 f. d'arg. d. c. i0mar5. 4 lynx, qualité moyenne, 1 rideau de satin noir avec caractères chinois, à 2 t. 25 f. pièce = 9 t. bordé de damas jaune-orangé, portant au mi- lieu, sur fonds de satin blanc, des mots chinois, et trois garnitures, l'une en haut, en brocart rouge à fleurs et fils d'or (solomenka), l'autre en bas en solomenka cerise, la troisième en kamtchatka à deux teintes, doublure de fanza rouge, 4 t. 60 TRADUCTION Xarohandlsts msies Tendnes. i 1 mars. 11 000 écureuils gris, .m 35 t. le mille = 385 t. 14 500 pattes de zibelines coupées à Pékin, à 7 t. le mille. 13 mars. 7700 pattes de zibelines de même, à 8 t. le mille. i5 mars. 6 renards rouges, n 1 t. 60 f. pièce = 9 t. 60 f. 16 mars. 170 renards polaires blancs, à 50 t. le cent. 19 mars. 1 demi-castor du Kamt- chatka. 10830 écureuils gris, à 35 t. le mille = 379 t. 5 f. 25 700 écureuils gris, à 35 t. le mille = 899 t. 50 f. 20 mars. 20 fourrures blanches en peau de dos, à 1 t. 87 f. % pièce. 2 fourrures en peau de renard polaire avec pattes. 24 mars. 10 lynx, à 2 t. 50 f. pièce = 25 t. Argent et maroha&dises chinoises en échange. 1 couverture en kamtchatka à deux teintes,. avec garniture en kamtchatka cerise à filets^ dorés, doublure de fanza azur, 1 1. 50 f. 1 couverture de même, bordée de satin vert, doublée de fanza vermeille, 1 t. 50 f. 1 matelas en solomenka vermeille, doublé de^ satin couleur tremble, 2 t. 77 posta V s de baïbéreks à fleurs, à 5 t. le p. 101 t. 50 f. 61 t. 60 f. 1 rideau de satin cerise avec caractères (chinois)^ en haut et en bas garniture de kamtchaka vei't- changeant avec dragons dorés, tout autour trois garnitures de satin, l'une noire, l'autrô^ azur, la troisième rouge, brodées de soie avec personnages, oiseaux, etc., doublure en daba vermeille. 85 t. d'arg. d. c. 6 t. d'arg. d. c. 40 t. 40 f. d'or d. c. 47 postavs de baïbéreks d'une seule couleur à fleurs, première qualité, à 8 t. 25 f. le p. = 387 t. 75 f. ; 3 postavs de baïbéreks de même qualité, plus minces (plus plats), à 7 t. 40 f. le p. = 22 t. 20 f. ; 70 postavs de baïbéreks à fleurs, qualité moyenne, à 7 t. le p. = 490 t. Rendu 45 f. 37 t. 50 f. d'arg. d. c. 8 t. d'arg. d. c. 1 rideau de satin citron, avec dragons brodés^ tout autour bordé de solomenka cerise, doublé de satin vermeil à filets, avec deux garnitures en satin (kanfa) cerise piqué. TRADUCTION 61 HATohandises russas vandues. 4 cuirs de Russie rouges, ;i 6 t. 45 f . pièce = 25 t. 80 f . 25 mars. 7 lynx, à 2 t. 50 f. pièce = 17 t. 50 f. •8 lyux, à 2 t. 50 f. pièce = 20 t. £6 mars. 15000 écureuils gris, 35 t. le mille =: 525 t. 25 quarantaines de zibelines, à 80 t. la quarantaine = 2 000 t. J27 mars. 10 quarantaines de zi- belines, à 96 t. la quarantaine = 960 t. 28300 écureuils de l'Ob', à 39 t. le mille = 1 103 t. 70 f . 28 mars. 3 queues de zibelines. 30 mars. 30 zibelines, à 50 f. pièce = 15 t. 31 mars. 61 000 écureils noirs, à 35 t. le mille = 2135 t. 5 avril 1728. 40 zibelines, à 95 f. pièce. Argent et marchandises chinoises en ébhange. 2 t. 48 f. d'or, titre moyen, valant 24 t. 80 f. d'argent. 1 t. d'arg. d. c. 1 rideau de satin vert brodé, à garniture rouge brodée, doublure en fanza rouge, bordure en satin jaune-orangé. 2 rideaux, dont on couvre les vêtements, en satin (kanfa) rouge, brodés de soie avec velours de soie et du satin blanc sous les velours, dou- blure de lenza verte. 30 t. d'or en corbeille, titre moyen, valant cha- cun 10 t. d'argent = 300 t. 50 postavs de solomenka rouge, à 4 1. 50 f. le p. = 225 t. 200 postavs de satin (kanfa) à fleurs, première qualité, à 10 t. le p. 48 postavs de satin (kanfa) à fleurs, première qualité, à 10 t. le p. = 480 t. 60 du même, qualité moyenne, à 8 t. le p. = 480 t. 173 postavs de damas de 7 lans à fleurs, à 5 t. le p. = 865 t. 12 postavs de brocart pour tentures, à fleurs, à 12 t. le p. = 144 t. 3 postavs de satin (kanfa) noir, première qua- lité, à 9 t. le p. = 27 t. 4 p. de baibéreks, à 5 t. le p. = 20 t. 12 p. de satin à fleurs, à 4 t. le p. = 48 t. Rendu 30 f. d'arg. d. c. 30 f.. d'arg. d. c. 1 rideau de solomenka rouge, brodé, avec garniture cerise-sombre brodée, tout autour bordé de solomenka bleu-sombre, en haut support de satin rouge, doublure de fanza vermeille. 440 tyoun's de nankin (kitaïka) au tyoun', à fleurs, première qualité, à 3 t. le tyoun' = 1 320 t. ; 65 postavs de baibéreks, à fleurs, à 5 t. le p. = 325 t. ; 49 t. 50 f. d'or en cor- beille, titre moyen, = 490 t. [d'argent]. 38 t. d'arg. d. c. 62 TRADUCTION Marchandises russes vendues. Argent et marchandises chinoises en échange. 2 /.il)(>liii(>s. 8 t. (far^^. d. c. 10 zibelines,;! 1 I.-27 W |)i(r("=12 I. 8 I. 70 1'. iVim^. d. c. 70 f. 1 postiiY (le satin noir de i; lans = i I. 10 (inarantainesde/.iheiines.a.SO I. 20 postais de salin (kaida) souple, d'une senle la (piaianlaine — 800 1. conleii)'. à lleiirs, pj-einièi'e (|nalité, à 11 I. •lO r. le p. =: 280 I. : 00 |.. de satin (kanta). (pialité moyenne, a 0 I. 50 f. le ji. =r 570 I. -■> jeunes zibelines, a 50 !'. pièce = 1 I. 50 r. 0 arctiines ;V/ de nioire bleuel sonibce. /.' iirril. 5 zibelines, à 50 f. pièce = 2 I. 50 f. 1 posla\ de damas de 0 lans, conlenr oiiie. ■j1 zibelines, don! 'lO a 58 f. jùèce 2 postaxs de satin (kanl'a) d'nne seule conlenr. =r 23 t. 20 r. el 1 a 80 f. = 2'j I. pivniièfo qnalih'. à 7 I. le p. = U t. 2 posta \ s de salin (kaid'a). (pialitt' moyenne, a 5 I. I(^ p. = 10 t. 22 l\n\. a 2 I. 50 f. pièce — 55 t. 8 poslaxs de salin de G lans à lleui-s. dont 'i a iilets, a 6 I. 10 F. le p. =48 I. 80 f. 2 porticlilclu's du même, conjeiii' cannelle (daitc et faïence, a 3 I. 10 f. le porl. = 6 t. 20. '1~M) hermines de lOb", a 12 I. le 1 postav de satin (katda). bonne (pialité = 10 t. cent = 30 I. 2 i)osta\s de salin (kanfa), (inalité moyenne, a 8 t. le p. = 16 t. ; 1 porticbtcbé de baïlx'rck blanc (fnne seule teinte = 4 t. / arril. 13 zibelines =: 7 I. 3 posla\s de damas de 5 lans. 2 000 renards, a 15 1.50 f. le nn'lle. 31 I. (Tar^. d. c. 200 renards polaii'es blancs, à 50 t. 10 j)Ostavs de satin (kant'a) a lleurs. bonne (pia^ le cent = 100 I. lité, a 10 t. le p. ."j avril. 1<» zibelines. 10 a 00 1'. 3 porlichtch('sde damas de (i lans a lleurs^ a\ec pièce et 0 a 50 f. pièce =:0 j. Iilets dort's. ;'i 3 t. h' porl. 1500 ('cureuils (k rob", a 'lO 1. le Kl postaxs de satin (kanta) à lleurs, qualih'' milb,' = 00 I. mo\enne, a (i I. le |). 20 renai'ds j-ou<(es-lau\ es. à 8 t. 10 posla\s |^de damas] a lleurs. avec Iilets dorè's.. .7) r. pièce =: 170 I. : 15 renards a 12 t. h; p. = 120 t. nianjU('< d'une croix, à 7 I. pièce 38 postnvs de damas de 7 lans, à lleni's, a 7 I. = 105 L: 30 renards a «^orgc le p. =260 I. I K )i rc,, 'i 'i I. pièce z= 1201.: .'>.5 re- 38 l\(tinrs de nankin au l\onn'. a lleui's, pre- iianl- a '^t)i'^(' ^rise. .-i 3 I. pi(''ce inière (pialib'. a 3 I. le hoiin' =z i\'\ \. - :- 105 I. Tolal. 500 I. TRADUCTION 63- Uarohandises russes vendues. 6 avril. 1 000 écureuils de l'Ob', 36 t. 250 hermines de l'Ob', à 12 t. le cent = 30 t. 7 avril. 34 300 écureuils gris, à 35 t. le mille = 1 200 t. 50 f. 13 zibelines, à 1 t. pièce = 13 t. 1 200 écureuils de l'Ob', à 40 t. le mille = 48 t. 8 avril. 1 renard gris. 36 zibelines, 20 à 56 f., 16 à 55 f. pièce = 20 t. 138 renards polaires blancs, à 45 t. le cent = 62 t. 10 f. 9 avril. 10 000 écureuils de l'Ob' à 35 t. le mille = 350 t. Argent et marchandises chinoises en échange. 2 rideaux, 1 en satin (kanfa) rouge brodé, avec des ornements d'or et d'argent (metlyaks), une garniture double, couleur cerise, et un gland de soie^ doublure de fanza vermeille,. 20 t., 1 en satin cerise -sombre brodé, avec une garniture couleur citron et des cercles dorés, doublure de fanza couleur tremble, 16 1. 5 postavs de baibéreks à fleurs, à 5 t. le pos- tav = 25 t. 1 postav de damas de 6 lans, 5 1. 48 postavs de gros de Tours à fleurs, première qualité, à 8 t. 50 f. le p. = 408 t. 80 postavs, qualité moyenne, à 7 t. 10 f. le p.. = 568 t. 32 postavs du même, à 7 t. le p. = 224 t. 50 f. d'argent du commerce. 3 postavs de damas de 6 lans, à 3 t. 50 f. le p. = 10 t. 50 f. 1 postav incomplet de 17 archines de damas moiré = 2 t. 50 f. 2 postavs de satin (kanfa), qualité moyenne, à 6 t. le p. = 12 t. 6 postavs de damas de 6 lans, à fleurs, à 4 t. le^ postav = 24 t. 6 portichtchés du même, à 2 t, le port. = 12 t. 9 taëls d'argent du khan. 7 tyoun's de nankin au tyoun', à fleurs, pre- mière qualité. 1 rideau de crêpe rouge, avec garniture de crêpe vert, 4 t. 90 f. 4 postavs de baibéreks à fleurs, à 5 t. le p. = 20 t. 1 portichtché de baibérek à filigrane, couleur bleuet, 4 t. 50 f. 1 de même, couleur cerise, 2 t. 50 f, 1 petite buire en argent émaillé pesant 15 lé~ angs, à 1 t. 20 f. le léang = 18 t. 12 t. 20 f. d'argent du commerce. 170 t. d'argent du commerce. 60 tyoun's de nankin au tyoun', à fleurs, pre- mière qualité, à 3 t. le tyoun' = 180 t. 64 TRADUCTION Harohandisds russes 76ndaes. Argent et marchandises elùnoises en échange. 2 200 des mêmes, à 40 t. le mille 20 posta vs de satin de 6 lans à filets et à fleurs, = 88 t. à 4 t. 40 f. le p. iO avril. 10 zibelines, à 1 t. pièce 1 portichtché de satin de 6 lans à filets = 4 t. = 10 t. 1 portichtché de gros de Tours, couleur argent, 3 t. 1 portichtché de svistoun bleuet-sombre, 3 t. 1 100 écureuils de l'Ob' = 44 t. 10 postavs de satin de 6 lans, souple, à filets et à fleurs, à 4 t. le p. il avril. 100 renards polaires 1 rideau avec dragons dorés, brodés sur satin blancs. 45 t. (kanfa) rouge ; dans le haut, 2 garnitures brodées sur satin (kanfa) framboise, 2 bor- dures, l'une en solomenka cerise - sombre, l'autre en satin bleuet-sombre, doublure de fanza vermeille. 6100 écureuils de l'Ob', à 40 t. le 1 corbeille d'or, titre moyen, pesant 10 léangs mille = 244 t. 20 f., valant 100 t. [d'argent]. 36 posta\ s de baïbéreks à fleurs, à 4 t. le p. = 144 t. i2 avril. 6200 écureuils de l'Ob', 37 postavs de haïbf'reks à fleurs, à 4 t. le p. = à 40 t. le mille = 248 t. 148 t. 10 t. d'or battu en feuilles valant chacun 10 t. d'argent = 100 t. 30 zibelines, 20 à 57 f., 10 à 56 f. 4 postavs de damas de 6 lans à fleurs, à 4 t. le pièce = 17 t. p. = 16 t. 1 portichtché de damas de 5 lans =: 1 t. 13 avril. 5800 écureuils de l'Ob', 33 postavs de baïbéreks à fleurs, à 4 t. le p. = n 40 t. le mille = 232 t. 132 t. 10 t. d'or battu en feuilles, de titre moyen =: 100 t. [d'argent]. 300 lynx, à 2 1.50 f. pièce = 750 1. 75 t. d'or du conuuercc valant chacun 10 t. d'argent = 750 t. 38 lynx, à 2 t. 50 f. pièce = 95 t. 10 postavs de satin (kanfa) à fleurs, première qualit(% à 8 t. le p. = 80 t. 4 de qualité moyenne, à 4 t. le p. = 16 t. Rendu 1 t. d'arg. d. c. 30 loutres, à 1 t. 50 f. pièce = 45 t. 1 rideau en satiu kanfa rouge brodé, avec garni- ture du même. \erle (H brodée, doublure de fanza vermeille ~ 35 t. 2 portières brodées avec garnitures brodées sur satin vert, à 5 t. pièce. TRADUCTION Harohandises russes vendues. 1 006 renards polaires blancs, 45 t. le cent = 452 t. 70 f. Argent et marchandises chinoises en échange. 40 postavs de satin à filets et à fleurs, 20 à 6 t. le p. = 120 t., 20 à 4 t. = 80 t. 25 t. 27 f. d'or du commerce, chaque taël valant 10 t. d'argent = 252 t. 70 f. 1 postav de satin (kanfa), première qualité = 7 1. 2 de qualité moyenne, à 4 t. 50 f. le p. = 9 t. I postav de damas de 6 lans vermeil-alise = 3 t. 50 f. 14 postavs de crêpe à fleurs. 12 à 3 1. 15 f. le p., 2 à 3 t. 10 f. 28 t. d'or du commerce à 10 t. d'argent chacun. 18 postavs de satin (kanfa) à fleurs^ qualité moyenne, à 4 t. 40 f. le p. II rideaux divers (suit le détail des 11 rideaux). 4 rideaux divers (suit le détail des 4 rideaux). 52 t. d'argent du commerce. 8 postavs de damas de 6 lans moirés, à 4 t. le p. 12 « morceaux » de tentures, brodées en soie sur fanza blanche, à 20 f. pièce. 5 postavs de damas de 6 lans en satin (kanfa) à fleurs, à 5 t. le p. 1 1. 50 f. d'argent du commerce. 12 tyoun's de nankin, qualité moyenne, à fleurs, à 2 t. 50 f. le tyoun'. 120 tyoun's de nankin au tyoun', à fleurs, pre- mière qualité, à 3 t. le tyoun' = 360 t. 30 postavs de damas de 7 lans, à fleurs, à 5 t. le p. =z 150 t. 30 t. d'argent du commerce. Commission au courtier néophyte Siméon Sakhaltouï, 11 t. d'arg. d. c 220 renards polaires blancs, à 45 1. 18 postavs de satin (kanfa), de qualité moyenne, à fleurs, à 5 t. le p. = 90 t. 1 postav de gros de Tours rouge = 5 t, 1 postav de svistoun à ornements ronds = 4 t. 16 postavs de^ satin (kanfa) à fleurs, qualité moyenne, à 6 t. le p. = 96 t. 8 « morceaux » de brocart en solomenka cerise, avec ornements ronds, à 10 t. le morceau = 80 t. 15 avril. 43 zibelines, 40 à 45 f., 3 à 50 f. pièce = 19 t. 50 f. 1 100 écureuils de l'Ob', à 40 t. le mille = 44 t. 7 000 écureuils de l'Ob', à 40 t. le mille = 280 t. 1 980 écureuils de l'Ob', à 40 t. le mille = 79 t. 20 f. 450 renards polaires blancs, à 40 t. le cent = 180 t. 16 avril. 2 quarantaines de zibe- lines, à 1 t. 5 f. pièce — 84 t. o zibelines, à 80 f. pièce = 2 t. 40 f. 30 zibelines, 20 à 80 f., 10 à 90 f. pièce = 25 t. 17 avril. 2 zibehnes. 40 zibelines, à 75 f. pièce = 30 t. 15000 écureuils de l'Ob', à 36 t. le mille = 540 t. le cent == 99 t. 18 avril. 363 lynx, à 2 t. 50 f. pièce =: 907 t. 50 f. 65 rr.ADUCTiON Karchandises russes vendues. Argent et marchandises chinoises en échange. I ridc.-m en s;iliii (kiiiil'a) i'()ii, ;i\('C garniture v<'i1r = 50 I. 1 aiili'c (le inrMiic a\ ce dragons (l()i'(''s. gai'iiiUii'<" en salin (kanl'a) Acrl. donbluiv en lanza \n- nicille. 10 I. 'j r. I)i\ ers ustensiles d'occasion, en ar<^('nt.dn |»oid> de 00 h^an-s, a 1 I. 20 f. le h'-an- = 79 U 20 r. -T) I. 0-") r. d'or (In commerce. clia(|iie tael \alanl 10 I. d'ar^-enl = Tx)!'» |. .")() f. 29 I. 70 r. d'arj^ent d\\ commerce. tU300 ("cniviiils de l'Ob', a 'iO 1. le 15 poslaxs de salin (kanl'a) a\ec ornenieids d'oi mille = 2'iO |. cl d'ari^cnl (inellyaks). a fleiii's. à 12 I. le p. == 180 I. '•> porliclitclH's, même {|iialilt', a O I. h' pitrli- clitclH' = r/i I. 1 porliclilcli*' noir (piadrilh'. a\ec or chinois =: <; I. l'J an-il. ;>>2 l\n\. a 2 I. 5() I., oq poslaxs de salin (kanl'a) (iiiadrilli'. a den\ pièce — 880 I. bonis. a\ec p<'lits lilels. à lletiis. a 8 t. le ]». = 'i8() I.: 87 posla\s '2 de salin t'Iroil (ons). a den\ bonis, a lleiirs, a 'j I. le p. = 350 I. 250 lynx, a 2 I. 50 I'. pièce =z: 025 I. 12C) poslavs de daiiias de 5 lans. a n. a\ec lilels dor.'s. a 0 t. le poi'l. := 00 I. 2 p<»sla\s |de brocarlsj. l'un \erl. l'anlre Iram boise. a\ec lilets dori's. à 10 I. le p. S piislaxs de br(»carlsde coidenrs divei'ses. a\ec- ofiiemenls ronds en or. à IM I. le p. = 104 I. 2 poi-|ichlcli(''sdes mèmesàO 1.50 1'. le porl. = 131 m I. (j-,,,' i,;illn. doni 2 bracelels = 100 t. [d'ar- -eiHl. 103 I. d'argcid dn commerce. X |\||\. ;, ■> I. .",<) \\ pièce =1^ 20 l. 7 posla\s de dairias de 5 lans a Ileiirs. a 1 |. 20 r. le p. == 8 1. 40 r. 0 poslaNs de -alin souple, a llenrs. (pialib' inl'i'- riniiv. a 1 I. 10 I'. !<■ p. = <". I. (iO T. 5 dn même a 1 I. le p. = 5 1. Marchandises russes vendues. 200 Ivnx, à 2 1. 50 f. pièce = 500 t. 1 000 renards polaires blancs = 450 t. 20 avril. 11 zibelines, 10 à 78 f., 1 à 70 f. pièce = 8 t. 50 f . 80 renards polaires blancs, à 50 f. pièce = 40 t. 30 des mêmes, même prix = 15 1. 23 avril. 128 lynx, à 2 t. 50 f. pièce = 320 t. 24 avril. 8 zibelines, 6 à 2 à 80 f. pièce = 7 t. 90 f . 100 hermines de l'Ob' = 10 t. 5 archines de drap de Hollande, à 3 t. l'archine. 25 avril. 220 renards polaires blancs, à 45 t. le cent = 99 t. TRADUCTION 67 Argent et marchandises chinoises en échange. 51 postavs de gros de Tours à fleurs, qualité moyenne, à 7 t. 50 f. le p. = 382 t. 50 f . 10 postavs de satin (kanfa) à fleurs, qualité su- périeure, à 11 t. 75 f. le p. = 117 t. 50 f. 112 postavs Va de satin étroit à deux bouts, à fleurs, à 4 1. le p. = 450 t. 1 couverture en velours vermeil brodé, bordée de velours vert, doublée de satin soufre = 3 t. 50 f. 1 kaftan en satin (kanfa) framboise, brodé de soie = 2 t. 1 autre de même, cerise-sombre, 1 t. 4 dessus-de-chaise en satin (kanfa) rouge brodé d'or chinois = 1 t. 70 f. 1 kaftan de satin noir, 30 f. 3 rideaux de diverses sortes (suit le détail). 10 postavs de brocarts de soies bigarrées, ait. m f. le p. =z 13 t. 60 f. 1 des mêmes, ait. 40 f. 5 postavs de brocarts de couleurs diverses, avec filets dorés, à 12 t. le p. = 60 t. 15 postavs de solomenka, à 6 t. 66 f. le p. = 99 t. 90 f . 1 portichtché de la même, 4 t. 10 f. 3 postavs [de brocart] avec filets dorés, qualité supérieure, à 10 t. le p. = 30 t. 5 postavs de brocart avec mêmes filets d'or, dont 1 avec caractères, à 12 t. le p. = 60 t. 10 portichtchés du même, à 6 t. 20 f. le port. = 62 t. 10 archines de velours citron, rayé == 4 t. 1 couverture en velours vermeil avec dragons dorés, garnie de velours vert, bordée, à un bout, de solomenka noire, 4 t. 1 matelas de même velours, doublé en damas (laoudan) vert moiré, 3 t. 1 postav de gros de Tours noir, quadrillé. 15 d'argent du commerce. 6 rideaux de diverses sortes (suit le détail). 68 TRADUCTION Marchandises russes vendues. 580 des mêmes, môm(» prix = 261 1. 27 avril. 10 zibelines, à 80 f. pièce. :35 zibelines, à 60 1". pièce = 21 t. 40 loutres, à 2 l. pièce = 80 t. 300 hermines de l'Ob', à 10 t. le cent = 30 t. 28 avril. 12 zibelines, à 1 t. pièce = 12 t. 1 000 renards polaires blancs = 440 t. 1200 renards polaires blancs, 44 t. le cent = 528 t. 29 avril. 3200 jeunes hermines, à 10 t. le mille. 9 000 pattes de zibelines coupées à Pékin, à 8 t. le mille. Argent et marchandises chincisesen échange. 10 t. 30 f. d'or, titre moyen = 103 1. [d'argent]. 20 [postavs] de satin (kanfa) à fleurs, qualité moyenne, à 4 t. 30 f. le p. = 86 t. 6 du même avec ornements d'or et d'argent (metlyaks), à 12 t. le p. = 72 t. 8 t. d'argent du commerce. 7 tyoun's de nankin au tyoun', à fleurs, pre- mière qualité, à 3 t. le tyoun'. 4 postavs [de brocart] avec filets dorés, à 12 t. le p. = 48 t. 3 postavs de gros de Tours, à fleurs, à 8 t. le p. = 24 t. 2 portichtchés du même, noir, à 4 t. le port. = 8 1. 2 postavs de satin (kanfa) souple, première qua- lité, à 7 t. le p. = 14 t. 2 postavs de damas de 6 lans, à 4 t. le p. = 8 t. 1 postav de satin (kanfa), qualité inférieure, à 4 t. 1 postav de damas de 5 lans, à 4 t. 5 rideaux damassés, jaunes, moirés, à 6 raies, sans garniture ni doublure, à 2 t. 40 f. pièce. 70 postavs de damas de 7 lans, à fleurs, à 5 t. 10 f. le p. = 357 t. 28 tyoun's de nankin au tyoun', à fleurs, pre- mière qualité, à 3 t. le tyoun' = 84 t. Rendu 1 t. d'arg. d. c. 73 postavs de damas de 7 lans à fleurs, à 7 t. 20 f. le p. = 525 t. 60 f. 2 t. 40 f. d'argent du commerce. t- d'arg. d. c. 15 000 jeunes hermines, à 13 t. 50 f. le mille = 202 t. 50 f. 72 t. d'arg. d. c. 67 tyoun's 5 « bouts » de nankin au tyoun', à fleurs, première qualité, à 3 t. le tyoun' = 202 t. 50 f. Commission de 2 % au courtier néophyte S. Sakhaltouï, 4 t. 5 f. d'arg. d. c. 51 renards polaires blancs, à 45 f. 2 rideaux [suit le détail] à 7 l. [pièce] et 2 au- pièce =: 22 t. 95 f. très [dont le détail], l'un à 6 t., l'autre à 2 I. 95 f. TRADUCTION Harcliandises russes vendues. 30 avril. 7 400 renards polaires blancs, à 440 1. le mille = 3256 1. 3 060 des mêmes, même prix r=1346t. 45f. ier mai 1728. 12 zibelines, à 75 f. pièce = 9 t. 400 renards rouges à gorge blan- che, à 1 t. 20 f. pièce = 480 t. 2000 ventres de zibelines, à 400 t. le mille = 800 t. 3 mai. 30 lynx, à 2 t. 50 f. pièce = 75 t. 4 mai. 8 333 renards de steppe (canis corsac), à 360 t. le mille = 1 199 t. 88 f. 500 queues de zibelines coupées à Pékin, à 14 t. le cent = 70 t. 6 mai. 32 renards rouges à gorge blanche, à 1 1. 15 f. pièce = 36 1. 80 f. 7 mai. 30 renards rouges à gorge blanche, à 1 1. 20 f. pièce = 36 t. 7 zibelines, ait. pièce = 7 1. Argent et marchandises chinoises en échange. 140 postavs de damas de 7 lans à fleurs, à 7 t. le p. = 980 t. 32 de damas de 5 lans à fleurs, à 5 1. le p. = 160 1. 470 postavs de satin étroit à fleurs, à 4 t. 50 f. le p. = 2 115 t. 1 t. d'argent du commerce. 187 postavs de damas de 7 lans à fleurs, à 7 t. 20 f. le p. 3 tyoun's de nankin au tyoun', première qua- lité, à 3 t. le tyoun'. 90 postavs de satin étroit à fleurs, à 4 t. le p. = 360 t. 30 postavs de damas de 5 lans à deux teintes, à 4 1. le p. = 120 t. 50 t. d'or d. c, à 10 t. d'arg. chacun = 500 t. 80 postavs de baïbéreks à fleurs, à 3 t. 75 f. le p. = 300 t. 8 postavs de satin (kanfa) souple, à fleurs, de (jualité inférieure, à 5 t. le p. = 40 t. 6 de solomenka, à 4 t. 25 f. le p. = 25 t. 50 f. 1 portichtché de la même, 3 t. 1 rideau brodé de soie et d'or chinois sur satin (kanfa) rouge, avec personnages, arbres, etc., garniture brodée sur satin (kanfa) vert, dou- blure en fanza verte, bordure de la même, rouge, 6 t. 50 f. 100 postavs de damas de la Corée (goli), à fleurs, à 12 t. le p. =1200 1. Rendu 12 f. d'arg. d. c. 10 postavs de damas de 7 lans à fleurs, à 7 t. le p. = 70 t. 6 postavs de damas de 6 lans en satin (kanfa), à fleurs, à 5 t. 25 f. le p. = 31 t. 50 f. 1 postav du même, 5 t. 30 f. 6 postavs de damas de 6 lans en satin (kanfa), à fleurs, à 5 t. 50 f. le p. = 33 t. 1 postav de svistoun, à filets, couleur tremble, 3 t. J rideau brodé de soie et d'or chinois sur crêp€' couleur fumée, avec oiseaux, herbes, etc., garniture brodée sur satin rouge. 70 TRADUCTION Marchandises russes vendues. Argent et marchandises chinoises en échange. 8 ifi'u. 20 quarantaines de zibe- 300 t. d'arg. d. c. lines, à 80 t. la quarantain<' 336 postavs de damas de 7 lans à fleurs, à 6 t. = 1 600 t. : 214 renards rouges à le p. = 2 016 t. gorge blanclie, à 1 t. 20 f. pièce 100 i)ostaYs de baïbéreks rayés ? (kopéïtchatyé) = 256 t. 80 f. : 500 renards et quadrillés, à fleurs, à 5 t. le p. = 500 t. polaires blancs, à 44- 1. le cent 12 postavs de brocart bigarré, à 6 t. le p. = 72 1. = 220 t.: 20 000 écureuils de 8 postavs de baïbéreks, à 4 t. 50 f. le p. = 36 t. l'Ob', à 39 t. le mille = 780 t.: 1 postav de damas de 7 lans, 4 t. 80 f. 600 hermines de l'Ob', à 12 t. le cent = 72 t. Total : 2 928 t. 80 I'. Commission de 3 % au courtier néophyte E. Savin, 87 t. 86 f. d'arg. d. c. en mar- chandises, sa\oir : 1 468 écureuils de l'Ob', à 39 t. le mille = 57 t. 26 f.; 17 four- rures en peau de dos de lièvre gris, à 1 t. 80 f. pièce = 30 t. 60 f. 9 mai. 5000 hermines de l'Ob', à 88 postavs de damas de 7 lans à fleurs, à 6 t. le 120 t. le mille = 600 t. p. = 528 t. 24 tyoun's de nankin au tyoun', à fleurs, pre- mière qualité, à 3 t. le tyoun' = 72 t. 10 200 liei'inines de i"Ob', à 120 l. 136 postavs de damas de 7 lans à fleurs, à 7 t. 1(^ mille = 1 224 t. 20 f. le p. = 979 t. 20 f. 24 postavs de satin (kanfa) à fleurs, première qualité, à 10 t. 20 f. le p. = 244 t. 80 f. 14 mai. 16 000 écureuils gris, à 74 postavs de baïbéreks d'une seule couleur, 35 t. le mille — 560 t. à fleurs, à 7 t. 50 f. le p. = 555 t. 5 t. d'arg. d. c 1 000 paires de pattes de renards à gorge grise coupées à Pékin, à 27 f. la paire. 270 t. d'arg. d. c i^ ^Am^. 2 000 centres de zibelines 60 postavs de satin (kanfa) soui)le, à fleurs, à /iOO I. le mille = 800 t. qualité inférieure, à 4 t. 15 f. le p. = 249 t. 9 postavs de satin (kanfa) à fleurs, (lualité moyenne, à 5 t. le p. = 45 t. 1 postav du même, 6 t. 52 poslaA s de damas de 5 lans à fleurs, à 2 t. 30 f. le 1). = 119 t. 60 f. 1 portichtché du même, 1 t. Dans un ustensile brisé, 38 léangs d'or \alant 380 l. [d'argent]. Rendu 60 f. d'arg. d. c. 100 renards polaires blancs, 44 t. 5 posta\s de salin (kanfa) à fleurs, première qualilc'. <'i 9 l. le |). =: 45 t. Rendu 1 I. d'arg. d. c. TRADUCTION 71 Harohandises russes vendues. 2 000 renards de steppe, à 360 t. le mille = 720 t. 10 renards rouges à gorge blanche, ait. pièce = 10 t. iS mai. 13 lynx, à 2 t. 50 f. pièce = 32 t. 50 f. 19 mai. 1 022 renards polaires blancs, à 45 t. le cent = 459 t. 90 f. 1 100 des mêmes, à 44 t. le cent = 484 t. 20 mai. 71 zibelines, à 1 t. 15 f. pièce = 81 t. 65 f. 600 ventres de zibelines, à 30 t. 50 f. le cent = 183 t. 21 mai. 21 600 paires de pattes de renards à gorge blanche cou- pées à Pékin, à 50 t. le mille = 1 080 t. 22 mai. 2 708 renards de steppe, à 360 t. le mille = 974 t. 88 f. Argent et marchandises chinoises en échange. 18 postavs de gros de Tours à fleurs, à 7 t. 50 f. le p. = 135 t. 65 postavs de satin (kanfa) souple à fleurs, à 9 t. le p. = 585 t. 1 postav de satin (kanfaj, qualité moyenne, 6 t. 1 postav de damas de 6 lans, 4 t. 4 postavs de satin (kanfa) à filets, à 8 1. 12 f. X le p. 115 postavs de satin étroit d'une seule couleur, à fleurs, à 4 t. le p. = 460 t. Rendu 10 f. d'arg. d. c. 45 postavs de damas rayés, à fleurs, à 9 t. le p. 7 de satin (kanfa) à fleurs, première qualité, à 10 t. 20 f. le p. = 71 t. 40 f. 1 de damas de 7 lans, 7 t. 20 f. 40 f. d'arg. d. c. 21 léangs de petites perles enfilées dans un fil de soie à glands, dont 17 léangs, à 3 t. 89 f. le 1. = 66 1. 13 f. et 4 léangs, à 3 t. 88 f. le 1. = 15 t. 52 f. 1 collier d'or en filigrane avec 3 perles vraies, 2 pierres rouges impures et, tout autour, sertie dans l'or, une chaîne de verre blanc fondu. Poids 6 léangs 30 f. 7 hochets ? (tryasoulki) d'or sur aiguilles d'ar- gent, avec pierre précieuse et perle, travail en filigrane. Poids 5 léangs 80 f. Prix des 2 objets : 110 t. 73 t. d'arg. d. c. 135 postavs de gros de Tours à fleurs, à 8 1. le p. 150 postavs de svistoun d'une seule couleur à fleurs, {"i 6 t. 50 f. le p. 23 mai. 5 renards rouges à gorge blanche, ait. 20 f. pièce = 6 t. 25 mai. 1 500 renards rouges à gorge blanche, ait. pièce = 1500 t.; 8000 hermines de l'Ob', à 110 t. le mille = 880 t.: 1 postav de damas de 6 lans, vert. 300 postavs de damas de 5 lans à deux teintes, à 4 t. le p. = 1 200 t. 370 postavs de satin étroit à fleurs, à 4 t. le p. r:r 1 480 t. 72 TRADUCTION Marchandises russes vendues. Argent et marchandises chinoises en échange. 150 jfUiit'S iK^riJiinrs. 1 t. 80 I'.: 109 t>oiiirs de iiaiikiii ;ui lyoïiii", à (leurs, pro- 2100 ivnards polaires hlancs, a iiiièrc (]iialit('. a 8 I. le lyouu' = 597 t. i4 t. le eenl =z O-2'i t. 'i postaxs de damas de 7 laiis à llcurs, a 7 t. -20 1. Total : ;3::i05 t. 80 f. le p. =: "iS I. 80 f. 27 mai. 'i(i l\ ii\. a -2 I. 50 !'. pièce -20 postaxs de ^aliii (kaiifa) Sdiiple. a lleurs, — 115 t. (liialih' iii(»\eiiiie. ;'i '\ I. :25 f. le p. = 85 t. 1 i)osla\ de soloiiienka. 'i I. 50 f. 1 posla\ de sNisioiiii coMleiir fiiiiiée, 5 t. 50 f. 1 porLichIctK'de salin (kanl'a) (juadrilh^. 2 t.50f- i postaxs de damas de 5 laiisà (leurs. <à 2 (. le p. =: 8 t. 1 porlieht(di(' Ulii même ?| a poiides, eoulem' funK'r. 2 t. 50 t. 2 iM)s(a\s de l>aïh('r(;ks. (pialili' inlt'iàeiire. a 3 1. 50 r. le p. =7 1. i\S mai. 1 000 zibelines, a ;5 C. |»iece 'i:]0 t. d'ai"^-. d. e. — 750 I. 80 poslaxs de salin élriiil. a llenis. a 'i I. le p_ =r 320 I. Ojiiimis^ion de3 % an coui'lier m'uplixte K.Saxin : 22 I.-50 l'. d'ar^. d.c. .90 mai. 2 tVmrTiires en pean de dds de lie\re j^fis. 3 t. (Tai-î^. du khan. 132 j-enards a ^or-^-e blanche, à 1 I. 06 porlichbdu's de damas et de salins a lleur> pièce rr 132 I. de (li\ erses (pialit/'s, à 2 t. le porticblchi'. .S'Y mai. 1000 renards de ^leppe 38 postax s de damas de 5 laiis a deii\ leinles^ a pcni- :;(■.(> l. 'i t. le p. = 152 l. .52 |)Osla\s de salin t'O'oil a llenrs. à 4 t. le |t, = 208 l. -J juin ir'J'S. 17^ % au courtier 22 juin. 13 925 pattes de zibelines coupées à Pékin, à 8 t. le mille = 111 t. 40 f. 2 fourrures blanches en peau de dos, à 4 t. pièce = 8 1. 40 zibelines. 216 zibelines, à 1 t. 80 f. pièce r= 388 t. 80 f. 70 renards à gorge blanche, dont 40 à 90 f. pièce = 36 t.; 30 à 84 f. pièce = 25 t. 20 f. Total : 61 t. 20 f. 10 des mêmes, à 80 f. pièce = 8 t. 23 juin. 38 pondes 18 livres russes de dents de morses, à 12 t. le ponde = 461 t. 40 f. 200 renards à gorge blanche, à 80 f. pièce = 160 t. Argent et marchandises chincises en échange. 2 coffrets sur plateaux en laque; en dessous deux autres mobiles, et tout autour, en haut, une balustrade et deux petits poissons ; corps en bois entouré de lenza jaune. 40 f. d'arg. d. c. 4 postavs de satin (kanfa) noir, première qua- lité, à 10 t. le p. = 40 t. 39 de svistoun à filets et à fleurs, souple, à 4 t. le p. = 156 t. 1 de satin étroit, à 3 t. 80 f. 196 tyoun's de nankin au tyoun', à fleurs, pre- mière qualité, à 3 t. le tyoun' =: 588 t. 40 t. d'or en corbeilles, titre moyen, valant 10 t. d'argent chacun = 400 t. S. Lyougin : 24 t. 70 f. d'arg. d. c. 37 tyoun's de nankin au tyoun', à fleurs, pre- mière qualité, à 3 t. le tyoun'. 40 f. d'arg. d. c. 1 posta V de baibéreks, 5 t. 3 roubles en argent russe. 15 t. d'arg. d. c. 2 t. d'or, titre moyen = 20 t. [d'argent]. 38 t. 88 f. d'or du commerce, chaque taël va- lant 10 t. d'argent. 6 t. 12 f. d'or, titre moyen, valant 61 t. 20 f. [d'argent]. 2 petites tables en laque d'or ; sur l'une, un petit métier et une petite boîte démontable ; sur l'autre, un petit réchaud en laque, avec, en haut, des ornements d'or et d'argent ; des fourchettes et des petites pelles à la manière chinoise. 20 tyoun's de nankin « samtsovaya », à 3 t. le tyoun' = 60 t. 1 500 livres chinoises à emporter d'anis ('toile, dont 1 140 à 27 f. la livre = 307 t. 80 f. et 360 à 26 f. la livre = 93 t. 60 f. 160 peaux de bœuf non tannées, à 1 t. pièce. 76 TRADUCTION Iffarchandises russes vendues. Argent et marchandises chinoises en échange. 58 zibelines, 30 à 80 f. pièce 45 des mêmes, même prix. = 24 t., 28 à 75 f. = 21 t., en tout 45 t. 140 renards rouges à gorge blan- 9 postavs de satin (kanfa) souple, à fleurs, che, à 1 t. 20 f. pièce = 168 t. première qualité, à 7 t. 22 f. le p. = 64 t. 98 f. 7 de damas de 6 lans, à fleurs, à 5 t. 57 f. le p. = 38 t. 99 f. 6 t. 40 f. d'or, titre moyen, chaque taël valant 10 t. d'argent = 64 t. 3 f. d'argent. 16 renards rouges à gorge blanche, 4 postavs de baïbéreks .'i fleurs, à 5 t. le p. =r à 1 t. 43 f. X pièce = 22 t. 80 f. 20 t. 1 de satin, ((ualité inférieure. 2 t. 80 f. 24 juin. 50 renards polaires blancs, à 26 f. pièce. 13 t. d'arg. d. c. 27 juin. 1065 zibelines, à 1 1. 65 f. 228 t. 27 f. }^ d'or en corbeille, titre moyen, pièce = 1 757 t. 25 f. chaque taël valant 10 t. d'argent = 2 282 t. 75 f. Rendu 525 t. 50 f. d'argent du khan. 400 à 1 t. 70 f. i)ièce = 680 t. 50 postavs de damas de 5 lans à fleurs, à 5 t. le p. = 250 t. 41 de damas de 7 lans, à 7 t. le p. = 287 t. 46 tyoun's de nankin au tyoun', à fleurs, pre- mière qualité, à 3 t. le tyoun' = 138 t. 2 de nankin blanc, qualité moyenne, à 2 t. 50 f. le tyoun' = 5 t. 2 000 zibelines, à 1 t. 80 f. i)ièce 130 postavs de damas de la Corée, à fleurs, à = 3600 1. 12 r. le p. = 1560 t. 204 t. d'or en corbeille, titre moyen, cha([ue taël valant 10 t. d'argent = 2 040 t. 10 quarantaines de zibelines, à 16 postavs de satin (kanfa) quadrillé, à fleui's, 63 1. 40 f. la quarantaine =634 1.; qualité moyenne, à 7 t. 50 f. le p. = 120 t. 1 000 renards de steppe, à 34 t. 1 114 livres chinoises à emporter de thé vert, le cent = 340 t. ; 60 lynx, à 2 t. première qualitc' (djoulan), à 60 f. la livre = 50 f. pièce =: 150 t. 668 t. 40 f. Total : 1 124 l, 582 de thé noir à emporter, ;'i 50 f. la livre = 291t. 4 t. 46 f. d'or du commerce, chaque taël valant 10 t. d'argent = 44 t. 60 f. 28 juin. 200 hermines de l'Ob', à 5 « morceaux » de svistoun sou])le à lilets et à 10 t. lo cent = 20 t. fleurs, à 4t. le morceau. TRADUCTION 77 Marchandises russes vendues. Argent et marchandises chincises en échange. ■i'^^ juillet 1728. 5680 zibelines, ;'i 30 t. d'or en corbeille, n 10 t. d'argent chacun 75 f. pièce = 4 260 t. =300 t. 2 003 t. d'arg. d. c. 340 postavs de satin étroit à fleurs, à 3 t. 70 f. le p. = 1 258 t. 525 « morceaux » de crêpe d'une couleur, à fleurs, qualité inférieure, à 80 f. le morceau = 420 t. 93 tyoun's de nankin au tyoun', à fleurs, pre- mière qualité, à 3 t. le tyoun' = 279 t. 'Commission de 3 % au courtier néophyte E. Savin : 127 t. 80 f. d'arg. d. c. 315 zibelines, à 80 f. pièce = 252 1. 1000 hermines de l'Ob', à 14 t. le cent = 140 t. -435 renards rouges à gorge blan- che, à 1 t. 10 f. pièce = 478 t. 50 f. <^ommission au courtier Danjilaï : 1 fourrure en peau de jeunes zibelines, 15 t. ■5 renards rouges à gorge blanche, à 1 t. 20 f. pièce. 200 des mêmes, même prix. ■584 renards rouges à gorge blan- che, à 1 t. 15 f. pièce = 671 t. 60 f. 42 postavs de damas de 7 lans à fleurs, à 6 1. le p. 49 postavs de crêpe d'une couleur, à fleurs, à 3 t. le p. = 147 t. 4 postavs de baïbéreks à fleurs, à 3 t. le p. = 12 t. 4 petits coffrets en laque, 20 t. 11 théières émaillées, 33 t. 2 petits cabinets en laque dorée, 40 t. Total : 252 t. Rendu : 112 t. d'arg. d. c. 130 postavs de satin étroit avec ornements ronds et fleurs, à 3 t. 30 f. le p. = 429 t. 49 t. 50 f. d'arg. d. c. 7 t. d'arg. d. c. 2 postavs de damas de 7 lans à fleurs, à 5 t. le p. = 10 t. 2 postavs de satin étroit noir, à 2 t. 50 f. le p. = 5 t. 7 t. d'arg. d. c 240 t. d'arg. d. c. 15 postavs de satin (kanfa) à fleurs, première qualité, à 7 t. le p. = 105 t. 36 de satin (kanfa) à filets, ornements ronds et fleurs, qualité moyenne, à 6 t. le p. = 216 t. 12 de satin (kanfa) à fleurs, de qualité infé- rieure, à 5 t. le p. = 60 t. 1 de svistoun, 5 t. 28 portichtchés de satin (kanfa) à fleurs, de diverses qualités, à 3 t. le portichtché = 84 1. 78 TRADUCTION Marchandises russes vendues. Argent et marchandises chinoises en échange.. 1 de gros de Tours, 3 t. 9 pots en argent émaillé pesant 165 léangs 50 f.,. n 1 t. 20 f. le léang = 198 t. 00 f. 1 586 lynx, n 1 t. S,5 f. i)ièee ^^ |)osta\s de satin (kanfa) à filets et à fleurs, = 2 934 t. 10 f. •' 8 t. 50 f. pièce = 1 011 t. 50 f. 36 postavs de brocart |)Our tentures, à 12 t. le p. = 432 t. 6 de brocart avec filets et ceni(\s dorés, à 12 t. le p. = 72 t. 473 t\oun's de nankin au tyoun'. à fleurs, pïc- mière qualité, à 3 t. le tyoun' = 1 419 t. Hendu 40 t. arg. d. c. Commission au courtiei' néophyte S. Sakhaltoiiï : 57 renards rouges à gorge blanche dun prix de 73 t. 35 f. 2 Juillet. 10 renards rouges à 27 cadres de miroirs en laque de difîérenles. gorge blanche, à 1 I. 50 f. pièce (pialih's. =r 15 t. 3 Juillet. 223 renards à gorge 54 postavs de satin étroit à fleurs, à 3 t. 50 f. le blanche, à 85 f. pièce = 189 t. |). = 189 t. 55 f. 55 f. d'arg. d. c. 30 des mêmes, à 65 f. pièce = 19 t. 2 imstavs de satin (kanfa) noir, première (|ua- 50 f. lité, à 9 t. 75 f. le p. = 19 t. 50 f. 4 Juillet. 40 zibelines. 28 t. d'arg. d. c. 5 Juillet. 1 zibeline. 1 t. d'arg. d. c. 720 hermines de l'Ob', à 10 t. le 18 postavs de satin (kanfa) à fdets et à fleurs, cent = 72 t. qualité moyenne, à 4 t. le p. 7 Juillet. 3 renards à gorge blan- che, à 70 f. i)ièce. 2 t. 10 f. d'arg. d. c. S juillet. 300 zibelines, à 1 tt. 2 000 livres chinoises à emporter de thé vert, à 80 f. i)ièce = 540 t. ; 157 à 1 t. 40 f. la livre. 40 f. pièce = 219 t. 80 f. ; 500 écureuils de Téh'oute. 40 I. 20 f. Total : 800 t. 300 hermines de l'Ob', à 10 t. le 8 « morceaux » de svistoun à filets et à fleurs,, cent =: 30 I. ; 1 peau rouge, 2 t. h ^a t- If' m- = 32 t. 80 f. 80 f. (Varg. d. c. Totfd : 32 t. 80 ï. 600(Jzib(!liiies.à 1 1. pièce = 6000 (. 300 t. dor on corbeilh^ titre jno\eii, valant 10 t. d'argent chacun = 3 000 I. TRADUCTION 79 Karchaniises russes vendaes. Commission au courtier S. Lyougin 115 renards à gorge blanche, à 85 f. pièce = 607 t. 71 (les mêmf?s, même prix = 60 t. SôL 9 juillet. 700 hermines de Ya- koutsk, à 5 t. le cent = 35 t. 300 hermines de l'Ob', à 8 t. le cent = 24 t. 4 000 des mêmes, même prix = 320 t. 551 petites loutres de rebut et piquées des mites ; 200 renar- deaux polaires blancs. 1 peau rouge. 1 renard à gorge noire. iO juillet. 1 380 loutres, à 80 f. pièce. 1 375 renards de steppe, à 30 ko- peks pièce. 13 276 des mêmes, à 255 t. le mille = 3 3a5 t. 38 f. 3 100 hermines de l'Ob' piquées des mites. 6 quarantaines de zibelines, à 77 t. 50 f. la quarantaine = 465 t. ; 3 800 hermines de l'Ob', dont 3 600 à 15 t. le cent = 540 t. et 200 à 16 t. le cent = 32 t. Total : 1 037 t Argent et marchandises chinoises en échange. 1 000 tyoun's de nankin au tyoun', à fleurs^ première qualité, à 3 t. le tyoun' = 3 000 t. : 150 t. d'arg. d. c. 60 t. 70 f. d'or en corbeille, titre moyen, chaque taël valant 10 t. d'argent. 5 postavs de brocart pour tentures, à 12 t. le p. =r60t. 35 f. d'arg. d. c. 10 léangs de petites perles enfilées sur un fil de soie à glands, à 3 t. 50 f. le léang. 6 postavs de satin (kanfa) à fleurs, qualité moyenne, à 4 t. le p. 32 postavs de satin (kanfa) à fleurs, premièrfv qualité, à 10 t. le p. 751 boîtes d'une livre (baktcha) de tabac rouge en boule, à 8 f. la boîte = 60 t. 8 f. 2 t. 50 f. d'arg. d. c. 4 t. d'arg. d. c. 1 104 t. d'arg. d. c 412 roubles 50 k. 8 464 livres chinoises à emporter de thé vert, jV 40 f. la livre. Rendu 22 f. d'arg. d. c. 9 t. 95 f. d'or, titre moyen, chaque taël valant 10 t. d'argent = 99 t. 50 f. 110 onces en chiffres ronds de la pierre médi- cinale appelée lapis cordialis de Goa ? (dekoa) à 2 t. l'once = 220 t. 1 grand flacon de 5 livres russes de baume du Mexique, 100 t. 1 bouteille plate contenant 3 livres russes J4 du même, 70 t. 1 cave à liqueurs en cuir rouge avec 12 bou-^ teilles du même, 200 t. 2 bouteilles, 1 ustensile rond en étain contenant 2 livres chinoises du même, 40 t. 6 livres chinoises de la pierre médicinale contre- la fièvre appelée Cèdre de Cananor, à 20 t. la livre = 120 t. «0 TRADUCTION Marchandises russes vendues. S renards à gorge grise, à 2 t.50 f. pièce. 260 écureuils de TéhV)iite, h 8 l. le cent = 20 t. 80 f. 987 610 écureuils de toutes sortes, sauf de Téléoute, à 28 t. 50 f. le mille = 28146 t. 88 f. X. Argent et marchandises chinoises en échange. 14 de la même, à 18 t. la livre = 252 t. 12 « morceaux » de brocarts de soie, de diffé- rentes sortes^, à 2 t. le morceau = 24 t. 3 « morceaux » de brocart bigarré, 9 t. 3 de lenza. 2 t. 7 t. 50 f. d'arg. d. c. 2 poslavs de satin (kaiifa) noir, première qua- lité, à 10 t. 40 f. le p. 8061 tyoun's de nankin au tyoun'. à fleurs, pre- mière qualit('. à 3 I. le tyoun' = 24183 t. 3 963 t. 88 f. >^ d'arg. d. c. (Commission de 3 % au courtier néophyte E. Savin : 844 t. 40 f. en marchandises, savoir : 30 000 jeunes hermines, à 13 t. le mille = 390 t. ; 5 800 hermines de Yakoutsk, à 50 t. le mille = 290 t. ; 143 renards et renardeaux polaires bleus, à »^0 f. pièce = 85 t. 80 f.: 1 fourrure de renard polaire bleu. 10 t. 20 f. : 57 renards rouges à gorge blanche, à 1 t. 20 f. pièce = 68 t. 40 f. gorge :354 t. ii juillet. 394 renards blanche, à 90 f. pièce 60 f. 3 000 écureuils de l'Ob', à 38 t. le mille = 114 t. 11 600 pain^s de pattes de renards à gorge blanche, coupées à Pé- kin. 1000 hermines de l'Ob', à 9 t. le cent = 90 t. 50 tyoun's, 7 a bouts » de nankin à un bout, à fleurs, à 7 t. h^ tyoun' = 354 t. 90 f. Rendu 30 f. d'arg. d. c. 38 tyoun's de nankin au tyoun'. à fleurs, pre- mière qualité, à 3 t. le tyoun'. 10 tyoun's de nankin au tyoun', à fleurs, pre- mière qualité par mille = 116 tyoun's, à 3 t. le tyoun' = 348 t. 30 tyoun's de nankin au tyoun', à fleurs, pre- mière qualité, à 3 t. le tyoun' =: 90 t. Commission au courtier néophyte Alexandre Il'in : 1 renard à gorge grise du prix de 2 t. 820 zibelines, à 1 t. 55 f. pièce 127 t. 10 f. d'or en (-((rbeille, titre moyen, chaque = 12711. taël valant 10 t. d'argent. Conunission d(! 2X % ^^'i courtier S. Lyougin : 31 t. 77 f. X d'arg. d. c. 12 juillet. 1 cartel à carillon. 300 queues de zibelines conpées à Pékin, à 10 t. le cent = 30 t. 2150 des mêmes, même i)ri\. 63 renards ;'i gorge blanche, à 89 f. \)\è('j} = 56 t. 7 f. ; 10 à gorge grise, à 2 t. i)ièce = 20 t. ; 70 t. d'arg. d. c. 10 tyoun's de nankin au tyoun', à fleurs, pre- mière qualit(', à 3 t. le tyoun'. 215 t. d'ary'. d. c. Vareliandises russes ▼endaes. 75 zibelines, à 87 f. pièce = 65 1. 25 f. Total : 141 t. 32 f. 2 000 renards à gorge blanche, à 80 f. pièce = 1 600 t. ^10 des mêmes, à 89 f. pièce = 186 t. 90 f. 8 des mêmes, à 1 t. 25 f. pièce = 10 t. i4 juillet. 125 renards à gorge blanche, ait. pièce. 150000 hermines de différentes sortes, sauf de Yakoutsk, à 70 t. le mille = 10 500 t. TRADUCTION 81 Argent et marchandises chinoises en échange. 14 t. 13 f. d'or, titre moyen. 160 t. d'or en corbeille, titre moyen, valant chacun 10 t. d'argent. 42 postavs de satin noir, à 4 t. 45 f. le p. 1 postav de satin (kanfa) jaune à filets, 5 t. 1 de brocart de soie, bigarré, 5 t. 125 t. d'arg. d. c. 500 t. d'or en corbeille, titre moyen, à 10 t. d'argent chacun = 5 000 t. 24 t. 80 f. d'arg. d. c. 9938 livres chinoises à emporter de thé vert, à 40 f. la livre = 3975 t. 20 f. 500 tyoun's de nankin au tyoun', à fleurs, pre- mière qualité, à 3 t. le tyoun' = 1 500 t. Commission de 1 J4 % au courtier Syga : 157 t. 50 f. d'arg. d. c. 2 zibelines. 100 hermines de l'Ob', 7 t 1 300 pattes de zibelines coupées à Pékin = 7 t. 50 f. Chatartaï. 9 août i728. 4858 re- nards à gorge blanche, à 89 f. pièce = 4 323 t. 62 f. 2 t. d'arg. d. c 3 tyoun's de nankin au tyoun', 2 blancs, 1 bleuet, à 2 t. 25 f. [pièce] le[s] blanc[s] = 4 t. 50 f., [2 t. 50 f. le bleuet]. 3 tyoun's de nankin bleuet, qualité moyenne, à 2 t. 50 f. le tyoun'. 385 tyoun's de nankin au tyoun', à fleurs, pre- mière qualité, à 3 t. 20 f. le tyoun' = 1232 t. 300 du même, qualité inférieure, à 2 t. 50 f. le tyoun' = 750 t 410 de nankin souple, à fleurs, à 2 t. 50 f. le tyoun' =^ 1 525 t. 30 de çankiu à fleurs, « val'kovaya », à 3 1. 50 f. le tyoun' = 105 t. 303 postavs de satin étroit d'une seule couleur, à fleurs, à. 4 t. le p. = 1212 t. Rendu 38 f. d'arg. d. c. Commission de 2 X % ^^^ courtier néophyte A. Il'in : 108 t. 10 f. en marchandises, savoir : 121 renards à gorge blanche, à 80 f. pièce = 107 t. 69 f. ; 41 f. d'arg. d. c 33 postavs de salin étroit à fleurs, à 3 t. 50 f. pièce = 115 t. 50 f. 6 220 renards à gorge blanche, à 89 f. pièce = 195 t. 80 f. 82 TRADUCTION Marchandises russes vendues. Argent et marchandises chinoises en échange. 32 du mrnie, ([iialit(' inférieure, à 3 l. 50 f. pièce = 80 t. 30 f. d'arg. d. c. dindes nièiues. même prix =105 1. 350 000 demi-j)erles, de ditïerentes (jualités, à 2 f. 30 f. le mille = 105 t. " 2 f. d'arg. d. (\ . ■. , 10 août. 2 058 reuards à gorge 150 Inouii's de naukiii au tyouu', à fleurs, pre- blanche, à 89 f. pièce = 18311. mière (|ualité, à 3 t. 20 f. le tyouu' = 480 U 62 f. 456 tyouii's. 8 « bouts » de naukiu à fleurs, souple, à 2 t. 50 f. le t>ouu' = 1 142 t. 42 postais de damas de 7 lans {x fleurs, à 5 t. le p. =210 t. Rendu 38 f. d'arg. d. c. Commission de2X% î^n courtier néophyte A. Il'in : 45 t. 80 f. en marcliandises, savoir : 50 renards à gorge blanche^, à 90 f. [)ièc(^ = 45 t. ; 80 f. d'arg. d. c. 786des mêmes, même prix = 69!) t. 280 tNOun's de nankin à lleurs, souple, à 2 U 54 f. 50 f. le tyoun' = 700 t. Rendu 46 f. d'arg. d. c. 11 août. 40 renards rouges à 28 lyoun's, 5 « bouts » de nankin à fleurs^ gorge blanche, à 1 t. 50 f. pièce sou|)le, (iualit(' intV'rieure, à 2 1. 10 f. le tyoun^ = 60 t. = 59 t. 85 f. 15 f. d'arg. d. c 10 renards à goi'ge grise, à 2 I. 10 tyoun's de nankin sou|)le, à fleni's. à 2 L 50 f. i)ièce = 25 t. 50 f. le tyoun'. 100 renards à gorge blanche, à 41 tyoun's. 5 « bouts » de nankin souple, à 1 t. pièce = 100 t. fhnu's, (pialiti' iidV'rieure, à 2 t. 41 I". le tyoun' = 100 t. 1 f. >^. ' Rendu 1 f. X ^— — — ^^ Prix. ^^^...._____ Quantités. Variétés. Minimum. Maximum. Habituel. 2 215 p. de damas de sept lans, à fleurs 3 t. 50 f. 7 t. 50 f. 7 t. 120 p. du même, d'une seule couleur. 7 t. 50 f. 29 p. de damas de sept lans, à pointes et à fleurs ... 7 t. 50 f. 1 » » quadrillé. 5 t. 45 » rayé, à fleurs 9 t. 230 » de la Corée (goli), à fleurs 12 t. 155 » à filets dorés et à fleurs 12 t. 66 portichtchés de damas et satins divers 2 t. le porl. Récapitulation. 724 postavs, 3 portichtchés de damas de cinq lans, de 1 t. 20 f. à 5 t. le post. 59 » de damas de six lans, de 2 t. 50 f. à 6 t. le postav. 2365 » » de sept lans, de 3 t. 50 f. à 7 t. 50 f. le postav. 430 » » au-dessus de sept lans, à 9 t. et à 12 t. le postav. 3 57& postavs, 69 portichtcliés. Soieries diverses. Balbérek. 558 postavs de baïbérek à fleurs, Ire qualité ..3t. 5 t. 5 t. le postav. 70 p. du môme, 2^ qualité 7 t. [erreur?]. 2 p. du même, 3e qualité 3 t. 50 f. 124 p. de baïbérek d'une seule couleur, à fleurs . . 7 t. 40 f. 8 t. 25 f. 100 p. de baïbérek rayé et quadrillé 5 t. 1 portichtché de baïbérek blanc d'une seule teinte . . 4 t. 1 » » à filigrane 4 1. 50 f. 1 autre du même 2 t. 50 f. 854 postavs, 3 portichtchés, dont la moitié à 5 taëls le postav. Gros de Tours. 196 postavs de gros de Tours à fleurs, Ire qualité .5 t. 8 t. 50 f. 8 t. le postav. 2 portichtchés du même 4 t. le port. 163 postavs du même, 2e quai. 7 t. 7 t. 50 f. 7 1. 10 f. le p. 1 portichtché du même 3 t. 1 postav de gros de Tours noir quadrillé . . ... . 10 t. 3&0 postavs, 3 portichtchés, la première qualité à 8 taëls, la seconde à 7 1. 10 f. le postav. éO TABLEAUX d'ENSEMBLE 'Svistoun. Prix. Quantités. Variétés. Minimum. Maximum. Habituel. 1 postav (le svistoun à lilets 3 t. 39 » » à filets et ;'i tleurs 4 t. le poslav. 13 « inorceaiiv » du oième. 4 t. le morceau. 150 i)ostavs de svistoun d'une seule couleur, à fleurs. , (J t. 50 f. le p. 1 porticli telle du même . 2 t. 1 » » 3 t. 2 postavs de svistoun à ornements d'or et d'argeul 4 t. 5 1. 1 p. de svistoun couleur fuuK'e 5 t. 50 f. 193 postaYs, 2 portichtchés, 13 morceaux, de 4 à 6 taëls 50 fen le postav. Brocart. 24 postaA s de brocart higarré 1 t. 36 f. (j t. le postav. 3 « morceaux » du même 3 t. le morceau. 19 i)ost. de brocart à filets d'or 10 l. 12 t. 10 t. le postav. 20 porticlitchés du même .6 t. 10 I. 6t.et6 t.20lep(>rt, 6 postavs de brocart à filets et cercles d'or 12 t. le p. 8 » » à ornements d'or et d'argeiU . . 13 t. 2 [)ortichtcliés du même 6 t. 50 f. le port. 12 morceaux divers . 2 t. le morceau. 53 postavs de brocart pour tentures 12 t. le p. 12 morceaux du même 20 f. le morceau. 110 postavs, 22 porticlitcliés, 27 morceanx, à 12 taëls environ le postav. Crêpé. 14 postavs de crêpe à fleurs. 3 1. 10 f. 3 t. 15 I". 3 1. 15 f. le p. 37 p.de crêpe à filets et à fleurs 2 t. 40 f. 2 t. 50 f. 2 t. 50 f., 49 » d'une seule couleur, à fleurs 3 t. 525 morceaux du même, 3e qualité 80 f. le morceau, 100 postavs, 525 morceaux, à 3 taëls environ le postav. Solomenka. 76 posta^s de solomenka . . 4 1. 25 f. 6 t. 6() f. 4 t. 50 f. le p. 2 i)ortichtchés ...... 3 t. 4 1. 10 1". le portichiché. 8 morceaux de brocart on solomenka, 10 t. le m. 76 postavs, 2 portichtohés, 8 morceauz, à 5 taëls environ le postav. TABLEAUX D'eNSEMBLE 91 Velours. ■ Prix. ^ ) 91 » du khau, valaut Vio ^6 plus que celui du commerce, ^oit 3970 » 90 » du commerc(\ 23 961 taëU 28 fen d'argent du commerce. Objets en or. <;iollier et objets divers orués de perles et de [)ierreries (poids total : 76 léangs 91), pour 760 taëls. Objets en argent. Buire, vases et ustensiles divers, d'un poids total de 246 léangs 50, à 1 taël 20 le léang, soit : 295 taëls 80 fen. 92 TABLEAUX d'ENSEMBLE Laques. 2 tables à 4 1., 6 coffrets à 5 1. et 5 1. 50 f., 2 cabinets en laque dorée à 20 t., 27 cadres pour 15 t., soit : 94 taëls. En outre, 11 théières émaillées, à 3 taëls pièce, soit : 33 t. Plantes. Thé. Quantités. Variétés et prix. 2 619 livres chinoises de thé vert (« djou lan »), à 60 fen la livre. 21 902 » du même, 2e qualité (lan-hoa), à 40 fen la livre. 582 » de thé noir, à 50 fen la livre. 25 103 livres chinoises, la plupart de thé vert de 2e qualité (lan-hoa), à iO fen la. livre. Anis étoile. 1 140 livres chinoises, à 27 fen la livre. 360 » à 26 fen la livre. 1 500 livres chinoises, la plupart à 27 fen la livre. Tabac rouge en boule. 751 bakhtcha (boite d'une livre russe = 4Ô9 grammes ou boîte d'une livre- chinoise = 604 gr.), à 8 fen la bakhtcha. Médicaments. Quantités. Variétés et prix. 1 003 (aëls de médicaments divers (baume du Mexique, quinquina ?). TABLEAUX d'eNSEMBLE 93 Compléments. MARCHANDISES RUSSES Quantités. Variétés et prix. 38 poudes 18 livres russes (203 kg. 92 livres métriques) de dents de morses, à 12 taëls le poude. 2 '300 peaux de phoques, à 16 fen pièce. 35 fourrures en peaux diverses, de 1 taël 87 fen X» ^ 40 t. pièce. 1 couverture en castor du Kamtchatka, à 55 t. 12 cuirs de Russie, rouges, à 5 1. 60 f. et 6 1. 45 f ; une peau rouge à 2 t. 50 f. 5 archines de drap de Hollande, à 3 taëls l'archine. 1 cai^tel à carillon, 70 taëls, et 1 miroir, 40 fen. MARCHANDISES CHINOISES 70 rideaux et tentures en soieries diverses, de 2 taëls 40 fen à 50 taëls pièce. 4 couvertures en soieries diverses, de 1 1. 50 f. à 4 t., et 2 matelas, à 2 et 3 1. 3 kaftans, à 1-2 taëls pièce. 205 peaux de bœuf non tannées, ait. pièce. 31 léangs Aq perles, à 3 t. 50 f., 3.88 et 3.89 le léang, et 350 000, à 30 fen le mille. 94 TABLEAUX D'ENSEMBLE RÉCAPITULATION GÉNÉRALE I. Soieries. 42 porriclitcbés df satins divers, de 2 taëls 50 1'. à 12 l. le posta v » de damas divers, de 1 t. 20 f. à 12 i. le p. » de baibévek, à 5 taC'ls environ le p. » de gros de Tours, à 7 1. 10 f. et 8 t. le p. » 13 inorceaiix de svistoiin, d(^ 4 à 6 t. le p. » 27 » de brocart, à 12 t. eiiviroiî le p. 525 » de crêpe, à 3 1. environ le p. » 8 » de solomenkfi. à 5 t. environ le |). 4 090 posta\s. , 42 3578 » (]9 854 » 3 3G0 )) 3 193 )) 2 110 » 22 100 )) 76 » 2 9 361 postavs, 143 portichtchés, 573 morceaus + 27 morceauz da velours et de lenza (soit 600 morcsaux en tout) et 19 archines X ^^ velours et de moire. II. Cotonnades' 14 705 tyonn's. 42 « bouts », à 3 taids le tyoun'. III. Or. 2186 taëls 61 t'en V-2- + 760 t. en objets ù'bv. ,. , ' 2 946 taëls 61 f. Va- Argent. 23961 taëls 28 fen. , - H- 2f»5 ta«ds 80 t'en en objets d'argent. 24 257 taëls 08 fen. IV. Plantes. 25103 li\res cliinoises de the, à 40 fen la livre. 1500 » » (Vanis étoile, à 27 fen la livre. 751 » lusses ou chinoises de tabac chinois en boule, à 8 f(Mi la livre. 1 002 lai'ls de nïèdicaments (bvers. TABLEAUX d'eNSEMBLE 95 Total général des échanges. A P(''kin, (lu 10/21 jainior 1728 au 14/25 juillet 1728, soit pendant six mois 152534 taëls 49 fen (niarclianclises et argent). Kn Mongolie : 7 462 taëls 90 fen. 159 997 taëls 39 fen. Ou, en comptant le taël à 1 rouble 40 kopeks : 223996 roubles 34 kopeks. -f 412 roubl(^s 50 kopeks reçus en monnaie russe. 224 408 roulsles 84 kopeks. De cette somme, il faut déduire 2 202 taëls 52 fen Va ('^u 3 083 roubles 53 koi)eks) pour commission aux courtiers : 224 408 84 — 3 083 53 — 221 325 roubles 31 kopeks ou en \aleur relative (X 9) : 1991927 roubles 79 kopeks ou en francs (h) rouble compté à 2 fr. 65) : 5 278 608 fr. 64, soit près d'un million de francs par mois pen- dant siz mois. A ces 221 325 roubles 31 kopeks nets d'échanges à Pékin et en Mongolie, il con- vient d'ajouter 145120 roubles 74 kopeks représentant les ventes particulières et les échanges de la caravane à Kyakhta jusqu'en 1729, soit en tout: 366 446 roubles 05 kopeks de valeur absolue et, en valeur relative, 3 298 014 roubb^s 45 kopeks, ou. en francs : 8 730 728 fr. 29, soit près de 10 millions de francs, en ohifftes ronds, comme total d'affaires de la caravane de 1727-1728. COMMENTAIRE LES MARCHANDISES Malgré la variété des marchandises de chaque espèce qui ser- vaient d'objets d'échange entre la Russie et la Chine au commen- cement du xv!!!*" siècle, il n'est pas impossible de déterminer avec précision les caractères des principales sortes, grâce aux explica- tions détaillées de l'historien G.-Fr. Muller^, au milieu du xviii* siècle. Quelques éclaircissements de témoins oculaires, le prison- nier suédois Strahlenberg^ pour la Sibérie, les missionnaires fran- * Muller (G. Fr.) naquit à Herford (Westphalie) en 1705. Il fit ses études aux universités de Rinteln et de Leipzig. Il vint à Saint-Pétersbourg en 1725 et fut nommé d'abord secrétaire-adjoint, puis professeur, à l'Académie Impériale des Sciences de Russie récemment créée (la première séance eut lieu le 12/23 novembre 1725.) En qualité d'historien il fit partie de la mission scientifique envoyée en Si- bérie avec Bering, Gmelin, Delisle de la Croyère. Il resta en Sibérie du 8 août 1733 au lejanvier 1743 et, tantôt avecGmelin, tantôtseul, explora les bassins des quatre grands fleuves de la Sibérie. En 1763 il devint directeur de l'Orphelinat créé par Catherine II, à Moscou ; en 1766 directeur des Archives du Ministère des Affaires étrangères. Il mourut le 23 octobre 1783. Outre les ouvrages concernant la présente étude cités ci-dessus {Bibliographie, p. 4), il a laissé de nombreuses copies des archives des villes de la Sibérie ; elles forment la matière des « Portefeuilles Muller», déposés, la plupart aux archives du Ministère des Affaires étrangères à Moscou? quelques-uns à l'Académie Impériale des Sciences de Saint-Pétersbourg. Une partie en a été publiée dans les HaMHTHHKH CnÔHpcKOH HcTopin xviii B'feKa {Monuments de V histoire de la Sibérie au XVIII^ siècle), Saint-Pétersbourg, 1882-1885, 2 vol. in-8o. 2 Le Suédois Tabbert, appelé plus tard von Strahlenberg (Ph. J.), naquit en 1676 dans la Poméranie suédoise. Fait prisonnier à Poltava, il fut envoyé en Si- bérie où il resta 13 ans (surtout à Krasnoyarsk). Nommé lieutenant-colonel à son retour en 1724, il mourut en 1747. Le livre cité Bibliographie, p. 6, ne devait servir que de commentaire à une carte de la Sibérie qu'il fit paraître à Stockholm en 1730. iOO COMMENTAIRE çais à Pékin ^ pour la Chine, complètent ou confirment heureuse- ment ces données. La Russie n'exporte guère en Chine que des fourrures. Le reste, cuirs de Russie, draps de Hollande, objets d'art européens, est presque insignifiant. Par ordre d'importance ou quantités, le Livre de comptes note, comme fourrures, les écureuils, les hermines, les renards, les zibelines et aussi des Ijnx, des loutres, des castors. La Chine donne en retour ses soieries — satins et damas, — ses cotonnades, ses métaux précieux, ses plantes spéciales : le thé, le tabac, l'anis étoile, la rhubarbe. Pour les fourrures quelques remarques générales s'imposent dès l'abord. Muller (Eîk. Coh., février 1756, p. 180-191; mars, p. 195- 226 ; avril, p. 339-350) nous avertit qu'il faut considérer non seu- lement le poil, la couleur, la grandeur, mais encore l'authenticité. Ainsi dans le poil il y a trois parties : «no^ca;];a»j sorte de duvet qui touche à la peau, « no/^ocb », poil intermédiaire, «ocl », longs poils de dessus. La couleur, qui joue un grand rôle, est l'objet d'habiles supercheries : on teint les zibelines, les renards, à l'aide de la fumée, de l'encre de Chine et, pour découvrir la fraude, il faut inspecter les trois sortes de poils au grand jour, par temps clair, sans soleil : encore n'est-on pas toujours sûr de ne pas se tromper. A ces causes générales d'erreurs s'ajoute la difficulté de recon- naître les multiples variétés de chaque espèce. Cependant les écu- reuils, tout abondants qu'ils soient, se ramènent à quelques types. Le Livre de comptes enregistre des écureuils gris (gris l'hiver, rouges l'été, d'après Strahlenberg, ch. xiii, p. .350), noirs (de Nertchinsk, suivant Muller, op. cit.), «de l'Ob' », « de Téléoute». La plupart provenaient de la Sibérie occidentale, les plus beaux de l'orientale. Ceux dits « de Téléoute » étaient pris sur l'Ob' su- périeur, près de Kouznetsk ; ils étaient argentés (à ventre blanc, Strahlenberg, loc. cit.) et deux fois plus grands que les ordinaires, dits ((de l'Ob' >. ^ Le P. Louis Le Comte, né à Bordeaux, était un des six missionnaires envoyés par Louis XIV au Siam et à la Chine (partis le ler mars 1685). Revenu en Europe, devenu, quelques mois, confesseur de la duchesse de Bourgogne, il fut ardemment mêlé aux querelles des Jésuites sur la question des rites en Chine; il mourut vieux en 1729. Son livre (v. p. 3) eut trois éditions, en 1696, en 1697 et en 1701. Les mémoires des autres Jésuites ont été réunis et publiés par le P. du Halde (v. p. 2). COMMENTAIRE 101 Parmi les hermines le Livre de comptes distingue celles de TOb' ou supérieures, de celles de Yakoutsk ou inférieures. Muller con- firme ce témoig^nage et désigne les bassins de Tlset, de Tlchim, les steppes de Baraba et de Tomsk comme les endroits producteurs des plus belles. Il attire Tattention sur le poil, la couleur blanche, l'épaisseur de la peau et prétend qu'il ne faut pas couper les queues pour l'exportation en Chine. Strahlenberg {op. cit., p. 362) donne un prix différent pour les mâles et les femelles. Le P. Louis Le Comte [Nouveaux Mémoires sur l'Etat présent de la Chine, 2« éd., Paris, 1697, 2 vol. in-12, t. I, lettre v, p. 243-244) assure qu'enChine, cette fourrure étant fort rare « on se contente ordi- nairement d'en mettre sur les bords de la veste et sur les bouts des manches.» C'est peut-être pour introduire à Pékin de plus grandes quantités d'hermines qu'une catégorie spéciale était réservée aux Chinois ; le Livre de comptes désigne ces animaux sous le nom de «jiacTHDibi». L'explication de ce mot est fournie par les con- temporains. On appelle «jiacTOHKH» «HteoTopoH bh/ij'l MaJiLiXT> ropHOCTa.JieH » « lastotchky, une espèce de petites hermines», selon Lang dans son rapport sur la caravane de 1721-1722 (Eh. kh., 5, aKT. 127-131 in: n.C.H., n^ 82, t. II, p. 374-386, § 2). Muller (o/?. cit., p. 197-207) est plus précis : « lastotchky », ce sont des her- mines moitié moins grandes que les autres, et qu'on exporte surtout en Chine. Inférieurs en nombre aux écureuils et aux hermines, les renards l'emportent sur les précédents en variétés. Le Livre de comptes en marque au moins cinq classes principales et il y en a d'autres secondaires : les renards et renardeaux polaires ; — les renards de steppe ; — les renards à gorge blanche et les renards rouges à gorge blanche, les renards à gorge grise, ceux à gorge noire ; — les renards rouges, fauves, rouges-fauves, noirs-fauves, gris ; — ; les renards marqués d'une croix. Les renards polaires (pésets, plur. pestsy ; canis lagopus) appelés aussi renards de pierre parce qu'en Norvège et en Laponie, où on les trouve fréquemment, il y a beaucoup de roches, ne sont pas toujours blancs, mais quel- quefois bleu-clair et, en ce cas, plus rares et plus chers ; ils vien- nent de Yakoutsk et surtout de Mangazéï. Leur fourrure très chaude et très légère les faisait rechercher des Chinois ; les mar- chands russes leur en fournissaient même de faux en prenant des. -102 COMMENTAIRE lièvres auxquels ils cousaient des oreilles et des queues de renards polaires. Les «nédopestsj» mot à mot « pas encore renards po- laires » étaient les renardeaux pris à l'automne dont la couleur n'avait pas la teinte franche des adultes. Les « korsaki » (canis corsac) formaient, d'après Strahlenberg, ch. xiii, p. 389, un genre spécial de petits renards gris, appelés encore renards de roche, qu'on attrapait dans les steppes kalmoukes. Les renards dont le « tchérévo > = gorge et poitrine (distinct de « brjoukho », ventre) est noirâtre sont désignés sous le nom de « sivo-douchki » « à gorge grise » ; suivant la couleur de cette partie on les nomme tcherno =: ou byélo = douchki, c'est-à-dire à gorge noire, à gorge blanche. Sous le rapport de la couleur, les renards sont d'autant plus esti- més qu'ils se rapprochent des noirs, si beaux et si rares qu'en Russie comme en Chine ils sont réservés à l'empereur ^ On aura donc toute une gamme de couleurs allant du rouge au noir : re- nards rouges comme feu (le feu == ogon', en russe, d'où leur sur- nom : ognenki), fauves, dont la nuque et les épaules étaient en réalité noires, avec le bout des poils blanc sur le dos, noirs-fauves avec une raie blanche sur le dos, rouges-fauves, gris. On appelait « krestovki » (krest = croix, en russe) « KpacHbie JiHCHi],bi JieHCKie, KOTopbixt aaBOHKH ôyptie, ôpioxH nepHbie » « des renards rouges de la Lena dont la gorge est fauve et le ventre noir » (Eh. kh., 5, aKTBi 127-131 m : n. C. H., t. ii, n^ 82, p. 374-386, | 4); suivant ^ En Russie les règlements réservant les zibelines et les renards noirs au Trésor impérial sont très nombreux. A la fin du xviie siècle et dans les premières KoniKax'B», < neAocoôojiH », et où il donne sur chaque catégorie et chaque partie de Tanimal de précieuses indications. Les « zibelines par paires » sont les plus réputées ; on les envoie en Russie ; les isolées, de qualité in- inférieure, dites «BT> K0inKaxi> », sont dirigées sur la Chine. Les plus belles, les noires, s'attrapent Thiver, de novembre à février ; celles d'été et d'automne, inférieures, sont appelées « He;];oco6ojiH >, mot à mot « pas encore zibelines H. Ces animaux recherchent les régions sauvages et se réfugient en Sibérie orientale : Yakoutsk et Nertchinsk sont de bons centres de chasse aux zibelines et le bassin de l'Amour offrirait en ce sens une excellente réserve. Les pattes de devant, très petites, sont coupées aux zibelines isolées ; les pattes de derrière valent un peu plus. Les ventres (mot à mot « nombrils», «poupki»), larges de deux doigts, proviennent des zibehnes par paire ; les queues, de zibelines médiocres ; elles doi- vent être noir lustré '^ Des autres fourrures, d'ailleurs peu nombreuses, lynx, loutres, castors du Kamtchatka, Strahlenberg (op. cit., p. 332) et Muller s'accordent à reconnaître que ces derniers, deux ou trois fois plus grands que les castors du bassin de l'Ob', d'un beau noir lustré, sont très recherchés des Chinois qui les préfèrent à tout ^ * Sur le rôle que joue la fourrure du ventre des renards, voir Le Comte (le P. L.), Nouveaux Mémoires sur V Etat présent de la Chine, 2me éd., Paris, 1697, 2 vol. in-12, t. I, liv. V, p, 244-245 : « Ceux qui veulent estre magnifiques ne prennent que celles (les peaux) du ventre de cet animal (le renard) — sao chu — où le poil est plus long, plus fin et plus doux ; et ainsi d'une infinité de petites pièces que l'on joint ensemble, on fait une doublure entière... » Sur les noms chinois de quelques animaux à fourrure, voir Martin (Dr Ern.), Notes sur les principales fourrures qu'on trouve actuellement à Pékin et à Tien-tsin in : Toung-pao, IV, 1893, p. 298-302. ^ « HeAOCOÔojiH To ecTL ji'ÈTOM'L jiOBJieHbie H eme ne nojiHyio Ha ceô'fe mepcTB HM'feioui.ie » « neAOCOÔOJiH » c'est-à-dire des zibelines attrapées Tété et n'ayant pas encore toute leur fourrure. Ejk. Coh., 1764, t. I, p. 219. Cf. Der allerneueste Staat von Casan, Nûrnberg, 172o, in-8o^ où il est dit (p. 56-S7) que les plus belles zibelines sont celles prises de novembre à fin janvier. 3 « La zibeline est assez connue en France, mais elle y est beaucoup moins com- mune qu'à la Chine, où tous les Mandarins considérables en portent.» Le Comte (le P. L.), op. cit.^ ibid. ^ Le P. Le Comte signale encore le ta-chu rayé de jaune et de noir comme un 104 COMMENTAIRE Outre les fourrures, les Russes vendent aux Chinois quelques «youftes ». D'après Strahlenberg- {op. cit., p. 381) et Muller (iSamm- lung, t. I, p. 140; E}k. Coh., décembre 1755, p. 525), ce sont des peaux en cuir de Russie noir ou roug-e ^. Les marchandises chinoises sont plus difficiles à définir avec précision que les russes, faute de connaître les noms chinois exacts de toutes ces sortes d'étoffe et leur traduction française ou plutôt leurs équivalents en soieries occidentales. Quelques indications de Lang- en 1721-1722, du Livre de comptes pour 1727-1728, de Strahlenberg- et de Muller, très utiles, sur ce point encore, servi- ront du moins à fournir l'explication d'un certain nombre de termes ou de transcriptions russes. Les soieries chinoises comprennent surtout les satins et les da- mas. Il y a trois sortes de satins : V « ous », 1' « atlas », la « kanfa». D'après Muller (Ejk. Coh., mai 1756, p. 395-397) le satin appelé par les Russes « ous» est mince et étroit (ouzkii = étroit, en russe) ; s'il est décoré d'or et d'argent on le nomme satin « à metlyaks » « CT> MeTJiHKaMH». Le satin « kanfa» (en chinois « khanfou », en russe « kamfa », suivant Muller) s'oppose à 1' « ous » par son épais- seur et sa qualité. On serait tenté de retrouver dans 1' « ous » et tigre (cf. les peaux de tigre dont parle le capitaine Perry parmi les fourrures exportées de Sibérie en Chine. Perry (capit.J.), Etat présent de la Grande Russie, La Haye, 1717, in-12, p. 76.) Du Halde, Description, 1736, IV, j). 34, cite aussi le choulon ou chelason, voi- sin du loup-cervier (le g-louton ? en russe «rossomakh », le lynx ? Lang, Journal, 1726, p. 237-241, mentionne aussi les loups-cerviers) et ailleurs (ibid., p. 36) le taël-pi « espèce de rat de terre » « aussi petit qu'une hermine ». Lang, le P. Le Comte et le P. du Halde parlent de « petits-g-ris » (écureuils devenant gris-sombre l'hiver). Le P. Le Comte dit au sujet de l'emploi des fourrures russes : « Il y a plusieurs autres espèces de peaux, que la Tartarie leur fournit et dont les Manda- rins se servent pour s'asseoir à terre, sur tout dans le Palais, quand ils attendent le temps de leur audience. On en met aussi sous les matelas, non seulement afin d'é- chauffer le lit, mais encore pour en oster toute l'humidité.» Nouveaux Mémoires , Paris, 1697, in-12, t. I, lettre V, p. 245. ^ Il faut encore citer deux articles d'échang-e, peu importants à la vérité : les peaux de phoque (kojkh HepneHHbiH ; uepna nom sibérien du phoque d'après Muller) que les Chinois achetaient pour les teindre et les revendre aux Mongols, Etk. Coh., avril 1756, p. 339-350 ; et les dents de morse (kocth MopJKeBoro 3y6a; c'est ce que Lang appelle « les dents de loups-marins ». Lang, Journal, 1726, ]). 237-241.) A ces marchandises commerciales s'ajoutent quelques objets d'art et de luxe européens, en particulier des montres et pendules « travail anglais» ou « fran- çais », des glaces et miroirs. COMMENTAIRE 105 la «kanfa», le satin mince et le satin épais, les deux espèces « tchéouze » (tch'eou-tseu) j|^ -^ et « toûanzé » (touan-tseu) ^^ -^ que signalent les missionnaires français en Chine, si les Russes n'avaient encore une espèce de satin, l'ordinaire, appelé «atlas». La « kanfa» semble bien représenter le satin épais ; mais le tch'eou- tseu peut se rapporter aussi bien à l\m », appliquées à des damas par le Livre de comptes ^. Les renseignements sont plus nombreux pour les cotonnades. La «kitaïka» forme la plus grande partie d'entre elles ; la es: daba» une certaine portion. La «kitaïka» (Kitaï == la Chine, en russe), mot que les dictionnaires traduisent par « nankin», est «une forte Toile de Coton lustrée très forte et serrée, qu'on fait à la Chine de toute sorte de Couleurs, dont il se fait un débit fort considérable par toute /'Asie Septentrionale ». (Lang, Journal, 1726, p. 51-52). Strahlenberg, op. cit., ch. xiii, p. 387, distingue les deux espèces « odintzovaia» et «tiumovia» «complète» et «au tyoun' », celle ci plus courte (10 aunes X Vi ^" ''^^ ^^ ^^ ^ Vi ^^ demi)^ et plus grossière, toutes deux provenant de Chine et su- périeures aux cotonnades boukhariotes. Muller confirme ces indi- cations ^ et ajoute des renseignements sur la couleur, bleu-sombre ' Dal' (J.)^ Dictionnaire explicatif de la langue grande-russienne vivante (en russe), Moscou, 1861-1867, 4 vol. in-4o, fait de la kamtchatka une toile, une nappe. Mais d'après son emploi dans des rideaux en soie, avec d'autres soieries, comme le montre le Livre de comptes, il semble que c'était aussi une sorte de soierie ou de cotonnade. 2 Le dernier mot en lui-même est clair et signifie «fait en satin kanfa». Mais qu'est-ce qu'un damas (espèce de soierie) fait en une autre espèce de soierie ? On lit de même « brocart en solomenka ». Parmi les autres mots difficiles, il faut citer : jiayAaHT> (24 avril) ; caMii,OBMH (2.3 juin ; mot mongol : tsokhor samtsa, d'après Muller, EîK. Coh., mai 1756, p. .390-39.*]) ; BaJLKOBafl KHTaftKa, d'après le même, ibid., désig-ne une cotonnade venant de Shanghaï. "■' Cf. Unverzagt, p. 120 : « Kitaika oder Zeug von Baumvolle deren jedes 3 viertel Ellen breit und 8 EUen lang zu seyn pfleget. » '• Muller distingue la KHiaËKa « ïioneBafl »« kitaïka au tyoun' », ordinaire et commune, de la KHTaftKa « OAHonopTHmnafl », «à un portichtché » plus large et plus longue que l'autre. E>K. CoH., mai 1756, p. 390-393. COMMENTAIRE 107 ou bleu-clair, gris de fer, roug-e- cerise (les plus sombres de meilleur teint), surTaspect brillant ou mat, les variétés, etc. (Em. Coh., mai 1756, p. 389-393). Pour la «daba» Strahlenberg, op, cit., ch. xiii, p. 322 en fait une solide et grossière cotonnade rouge mat ; Muller, op. cit., p. 397 dérive le mot du chinois «dabou» (ta-pou), la dit blanche ou bleu-foncé et la rapproche de la cotonnade boukha- riote appelée <^ tchaldar » toujours blanche. Les plantes chinoises constituent un dernier article important d'échange entre la Chine et la Russie. Parmi elles si, dans le Livre de comptes, c'est le thé qui tient la première place, la raison en doit être que la caravane officielle était chargée d'acheter surtout les marchandises agréables à la Cour ou désirées sur la place de Moscou. Le Livre de comptes parle de trois espèces : le thé vert ^ djou-lan», première qualité ; le thé vert « lan-hoa », ordinaire, et le thé noir. Muller en signale d'autres, outre le thé en briques pour les Tatares et les Boukhariotes, et le thé en pierre, sorte de médi- cament. En Sibérie c'est le tabac chinois roulé en boule, ou « boule chi- noise ^ » qui semble avoir joué un rôle prépondérant. Chinois ^, Mongols 2 et peuples de la Sibérie * s'en montraient, paraît-il, -également avides, et la vente en eût été lucrative sans la concur- ^ Voici toute une série d'explications décisives de l'expression « KHiaôCKiâ map'L» « boule chinoise )> : Chinese Scharr or Tobacco, Brand (Ad.), Journal^ 1698, p. 40 et 46 ;... gegen Chinesischen Toback (oder Scharr), Strahlenberg, op. cit., ch. XIII, p. 34 i ; TOTt npHB03H0H KHiaiicKOH TaÔRKi», KOTopoft no HHOseMCKH HasHBaeTCH map-L = ce tabac importé de Chine, appelé « boule » à la manière étrangère, H. C. 3., IV, no 1822, p. 116, col. 1 ; map-L hjih TaôaKi, KHTaHCKOii « boule » ou tabac chinois, II. C.3., VII,no5110, § 10; de même Muller Ehc. Coh., décembre 1755, p. 532 ; mai 1756, p. 400. * « CMOTp'fe.iH... c HaHBHmHM yAHBJieHieMt HTO He TOKMO My5KecKift HapoAt HO H MtencKift Bce TaôaKTb KypHTTb = nous considérâmes... avec le plus grand étonne- ment que non seulement les hommes mais même les femmes ne cessent de fumer du tabac». 24 janvier/4 février 1727, promenade de l'ambassadeur Sava Vladisla- vitch dans Pékin, A.M.A.E.M., Ct. Cn. I, p. 335 ro. 3 (Les ambassadeurs chinois) «. donnant en échange du thé, des pièces de toile, «t du tabac, qu'ils avoient apporté de Peking, sçachant que les Mongoux aiment mieux ces sortes de choses que de l'argent....» Du Halde, Description. 1736, IV, p. 503 ; de même p. 140, 144, 456. * « Ostiacky... earnestly entreated us to give them... chinese Schaar or Tobacco » Brand (Ad.), Journal, p. 40 ; « The Ostiacky are great Admirers of Chinese Scharr or Tabacco », ibid., p. 46. 108 COMMENTAIRE rence clandestine ^. A ces plantes, pour ainsi dire, commerciales, il faut ajouter les plantes médicinales. Le Livre de comptes men- tionne l'anis étoile, en russe «bad'yan». Strahlenberg et Muller constatent aussi que de leur temps (premier et second quart du XVIII® siècle), il était importé en grande quantité de Chine à Mos- cou (Strahlenberg, op. cit., p. 321 ; Muller, op. cit., p. 398-400). Pour être complet, il conviendrait de nommer encore la rhubarbe que n'eut pas à acheter la caravane de 1727-1728 mais dont la Chine restait la grande productrice pour la pharmacie russe et occidentale ^. En résumé des deux principaux articles d'échange entre la Russie et la Chine au début du xviii^ siècle, — les fourrures, les soieries et cotonnades, — les nombreuses variétés peuvent être rangées en quelques catégories principales. Pour les animaux à fourrure, l'histoire naturelle fournit les éléments d'une classifica- tion scientifique. Les trafiquants, poussant plus loin la différen- ciation, distinguent des subdivisions commeerciales. Ils envisa- gent soit la provenance (hermines dites de l'Ob', de Yakoutsk, écureuils de l'Ob', de Téléoute), soit l'âge ou la taille (HeAOCOÔOJiH =r jeunes zibelines ; HeflonecDiBi ^^ renardeaux polaires ; jiacTOHKH = petites ou jeunes hermines), soit enfin des nuances de couleur (rouge, rouge-feu ; noir-fauve, fauve, noir) ou les teintes de cer- taines parties du corps (la gorge et la poitrine, le ventre, la nuque et le dos). Les étoffes chinoises sont plus difficiles à déter- ^ Sur cette histoire du tabac chinois en concurrence avec le tabac officiel anglais en Sibérie, voir Cahen (G.), Histoire des relations de la Russie avec la Chine sous Pierre le Grand (1689-1730), Paris, 1911, in-8o, ch. II. 2 La rhubarbe était tirée soit des provinces chinoises du Kan-sou, du Sseu- tchouen et de la Mongolie, soit de la Boukharie. Voir à ce sujet : Du Halde, Description, 1736, t. III, p. 610 ; Relation de la Grande Tartarie dressée sur les Mémoires originaux des Suédois prisonniers en Sibérie. Amsterdam, 1737, in-8o, p. 84-85 ; Bell (J. of Antermony), Travels from Saint- Peter shurg... Glasg-ow, 1763, 2 vol. in-4o, t. I, p. 313-314 ; Klaproth (J.), Mémoires relatifs à VAsie. Paris, 1824-1828, 3 vol. in-8o, t. I, p. 72 note; KocTOMapoBT, (H.), Ouei^m mopiOBÂU MocKoecnaio Focydapcmea ez xvi — xvii cmoAnmiaxh. [Kostomarov (N.), Esquisse du commerce de l'Etat Moscovite au XVI« et au XVlIc siècle], 2e éd., Saint-Pétersbourg-, 1889, in-8o, ch. VI, p. 270-271 ; Yule (col. H.), The book of ser Marco Polo, 3^ éd., London, 1903, 2 vol., in-8o, t. I, ch. XLIII, p. 217, 218, n. 2 et 3 ; ch. LVII, p. 279 n. 4 ; t. II, ch. LXXV, p. 183, n. 3. COMMENTAIRE 109 miner que les fourrures de Sibérie ; du moins est-il possible de discerner, en général, les soieries des cotonnades; quelques sor- tes se laissent identifier; les autres témoignent du goût des Chinois comme des Russes pour les étoffes de couleur, tissées ou brochées d'or^ * De même que les missionnaires de Pékin nous renseignent sur l'usage que faisaient les Chinois des fourrures russes, de même les étrang-ers donnent quelques indications sur l'emploi des étoffes chinoises à Moscou. Ainsi de la Neuville (B. H.) Relation curieuse et nouvelle de Moscovie... Paris, 1698, in-12, p. 183-184 écrit : «Ceux qui sont riches, portent... l'esté des Robbes d'étoffes de soye de Perse et de la Chine. Leurs Robbes (aux femmes) l'été sont faites de damas de la Chine. » «... une espèce de Toile, mêlée avec du Cotton, que les Moscovites appellent Kitay, dont les unes sont teintes de rouge, les autres de bleu et d'autres couleurs ; les femmes Moscovites portent beaucoup de ces toiles. . . » Perry (capit. J.), Etat présent de la Grande Russie... La Haye, 1717, in-12, p. 76. II LES MESURES ET LES MONNAIES La première remarque qui s'impose à la lecture de ce Livre de comptes, c'est, semble-t-il, que les échang-es se font en nature*. L'or et l'argent ne sont employés que comme appoint pour com- pléter les sommes : ils ne représentent pas plus de 40 000 taëls en chiffres ronds sur un total d'affaires de 160 000, soit environ le quart. Encore est-il permis de supposer que les Russes, avides de métaux précieux pour les besoins du Trésor impérial, épuisé par les guerres et les dépenses de Pierre le Grand, avaient insisté pour ce mode de paîment*. ^ « Il faut aussi remarquer que, nonobstant que j'aye dit que le Commissaire a vendu la plus-part des Marchandises contre Argent et Marchandises, il n'a pourtant touché que fort peu d'Argent, ayant été obligé de recevoir en grande Partie des Marchandises au Prix courant, au lieu de l'Argent stipulé dans l'Ac- cord.... Les Commissaires des Caravanes... sont fort souvent obligez de troquer la plus grande Partie des Marchandises de la Caravane contre des Marchandises de la Chine et un ^/^, V3 ou V4 en Argent. » Lang, Journal, 1736, p. 237-241. « Le ministère ne regarde comme avantageux que le commerce avec les Tar- tares et les Moscovites, qui fournit des pelleteries dont on a besoin dans les Pro- vinces du Nord, et qui se fait par échanges. » Mémoire sur Vintérêt de Vargent en Chine in : Mémoires concernant les Chinois, Paris, t. IV, 1779, p. 324. « i To Bce M'feHHioT'L Ha TOBapbi TOKMO CT> HeôojiBineio HacTHK) cepeôpa h 30JiOTa » r=: et encore échange-t-on toujours pour des marchandises avec une petite part seulement d'argent ou d'or. Avis de Lang du 30 juin /Il juillet 1730 in : Cahen (G.), Histoire des relations de la Russie avec la Chine sous Pierre le Grand, Paris, 1911, in-go. - Cette hypothèse semble justifiée par les nombreux oukazes recommandant d'acheter pour le Trésor tout l'or importé de Chine. (Voir ci-dessous à la rubrique : Prix.) La caravane de 1727-1728 était elle-même chargée d'acheter de l'or pour le Fisc impérial. (Voir Préface, p. XI.) 412 COMMENTAIRE La seconde remarque est que la connaissance précise des unités de mesures et de monnaies est indispensable pour toute générali- sation et tout rapprochement. Mais ces notions élémentaires sont des plus difficiles à fixer. Les contemporains, familiers avec ces termes, n'éprouvaient nul besoin de les définir et s'en servaient, comme nous faisons du mètre, par exemple, sans jamais déclarer quelle long-ueur exacte il représente. Tout au plus des étrang-ers cherchaient-ils à les expliquer en citant des mesures de leur pays équivalentes. En ce cas la difficulté est simplement déplacée, car les unités de mesure variaient à l'infini, non seulement suivant les pays, mais même suivant les provinces et les époques. Quant aux dictionnaires et ouvrages modernes ^, ils se bornent à des explica- tions utiles à la vérité, mais dépourvues de la rigueur des chiffres. S'ils se hasardent à quelques données numériques, leurs assertions, valables pour un siècle et une contrée, ne le sont généralement plus pour la Sibérie orientale et la Chine dans le premier quart du XVIII® siècle. Enfin certains points même restent tout à fait en dehors des recherches antérieures, comme la valeur comparée du taël chinois à Pékin sous K'ang-hi et sa valeur actuelle. On devra donc se borner à mettre en œuvre quelques témoignages directs et, en les confrontant entre eux, s'ils s'appliquent à des périodes et à des régions très voisines les unes des autres, tâcher d'en déduire quelques éclaircissements. A cet égard les tableaux d'ensemble qui précèdent ont pu four- nir des indications. Pour les marchandises russes, l'appréciation est plus facile que pour les produits chinois. Les écureuils se ven- dent au Mille, les hermines et les renards au Cent ou au Mille; les zibelines sont comptées par Quarantaines; les renards rares à la pièce ; à la pièce aussi les fourrures, moins abondantes, de lynx, de loutres, de castors du Kamtchatka. Gomme on distingue les diverses parties de l'animal, les pattes sont assemblées par paires qui, pour les zibelines au moins et parfois aussi pour les renards, forment des Milliers ; le Mille est l'unité des ventres de zibelines 2, le Cent celui des queues. Dans les marchandises chinoises il convient de noter à part les soieries, les cotonnades, les plantes, les métaux précieux. ^ Voir Bibliographie. - riynKii, mot-à-mot nombril. (Voir ci-dessus à la rubrique : Marchandises.) COMMENTAIRE 113 Les soieries, — satins, damas et autres sortes, — sont toutes mesurées en posta vs et en portichtchés avec le « morceau » « kou- sok» comme sous-multiple. Que le postav et le portichtché soient des unités de mesure et qu'ils aient servi pour des pièces destinées à des vêtements, suivant l'explication des dictionnaires russes, cela n'est pas douteux. Mais la question est de savoir exactement quelle quantité d'étoffe ils représentaient à Pékin dans le premier quart du XVIII® siècle, et c'est ce point que les commentateurs laissent indécis. Quelques maigres indications contemporaines permettront, sinon de serrer le problème avec une rigueur complète, du moins de fixer certaines limites. Une phrase du Livre de comptes qui précède est précieuse à cet effet. A la date du 7/18 avril 1728 on lit : 1 nocTaB'L KaMKH bojihhctoh ne Li;ejiOH Mi^poio, 17 apniHH, 1 postav de damas moiré incomplet mesurant 17 archines. En admettant, ce qui semble probable, que l'archine russe du com- mencement du xviii^ siècle en Sibérie orientale fût la même qu'au- jourd'hui (0™7d2), un postav incomplet représenterait 12 m. 104, ou encore le postav entier égalerait plus de 12 m. 104 1. Peut-être faut-il doubler cette quantité pour déterminer exactement sa lon- gueur si l'on remarque que le postav incomplet de 17 archines de damas moiré coûtait 2 taëls 50 fen et un postav complet du même 4 taëls (16/27 avril 1728). Par malheur, cette hypothèse ne peut être fortifiée par aucun autre passage du texte et l'on en est réduit à affirmer que le postav était supérieur à 12 mètres, à supposer qu'il valait une quinzaine de mètres. Quelle que fût la longueur exacte du postav, il est hors de doute que le portichtché n'en formait qu'une partie : c'est ce que prouve l'examen de tous les prix comparés de l'un et de l'autre. Mais là encore la difficulté, consiste à déterminer avec précision le rapport de l'un à l'autre. En étudiant un certain nombre d'exemples tirés du Livre de comptes et portant sur les mêmes variétés d'étoffe pour 1 Est-ce d'un postav qu'il s'agit dans la phrase suivante de l'Inventaire des marchandises qu'on achète à Pékin [caravane de 1721-1722], publié dans les Monuments de l'Histoire de la Sibérie ? « KaMKH... HMHHyeMOft roJiH Bt 18 apniHH'L... » = du damas... appelé «g-oli» à 18 archines [12m816]. Eh. kh., 5> aKT. 127-131 in : U, C, H,, II, no 82, p. 374-386, § 5. Ne faut-il pas croire que si l'auteur a éprouvé le besoin de noter la longueur de la pièce, c'est qu'elle était insolite ou peu employée? Ou bien devrait-on admettre que le postav variait de longueur suivant le genre de soieries ? . • , - 114 COMMENTAIRE le prix du poslav et du portichtché, on est conduit à penser que le portichtché représentait la moitié du postav ; mais une déduction fondée sur des prix seulement est d'autant plus fragile que les mêmes espèces peuvent différer de fraîcheur, d'aspect, etc., que les coupons peuvent être plus chers, relativement, que les pièces en- tières, enfin que tous les exemples ne concordent pas avec une sûreté absolue. Voici cependant une série de témoig-nag-es confir- matifs : 8 postavs de satin de 6 lans à fleurs à 6 taëls 10 fen le postav; 2 portichtchés du même à 3 t. 10 f. le port. (3/14 avril 1728) ; — 6 postavs de damas de 6 lans à fleurs à 4 t. le p. ; 6 portichtchés du même à 2 t. le port. (7/18 avril 1728) ; 15 pos- tavs de satin kanfa à ornements d'or et d'argent et à fleurs, à 12 t. le p.; 9 portichtchés du même à 6 t. le port. (18/29 avril 1728); ■ — 8 postavs de brocart à ornements ronds dorés à 13 t. le p. ; 2 portichtchés du même à 6 t. 50 f. le port. (19/30 avril 1728); — 5 postavs de brocart à filets d'or à 12 t. le p. ; 10 portichtchés du même à 6 t. 20 f. le port. (23 avril/4 mai 1728) ; — 3 postavs de gros de Tours à fleurs à 8 t. le p. ; 2 portichtchés du même à 4 t. le port. (27 avril/8 mai 1728). On peut ajouter quelques prix de portichtchés isolés en les rapprochant des prix moyens du postav de soieries identiques : 3 portichtchés de damas de 6 lans à fleurs et à filets d'or à 3 t. le port. (5/16 avril 1728) [prix moyen du postav : 6 taëls] ; — 1 portichtché de damas de 5 lans, 1 taël (12/23 avril 1728) [prix moyen du postav : 1 t. 50 f. et 2 taëls] ; — 10 portichtchés de brocart à filets d'or à 6 t. le port. (19/30 avril 1728) [prix du poslav : 10 et 12 taëls]. D'autres exemples sont moins concluants : 15 postavs de solomenka à 6 t. 66 f. le p. ; 1 portichtché de la même à 4 t. 10 le port. (23 avril/4 mai 1728) ; — 52 postavs de damas de 5 lans à fleurs à 2 t. 30 f. le p. ; 1 por- tichtché du même, 1 t. (16/27 mai 1728) ; — 1 portichtché de gros. de Tours 3 t. (10/21 avril, 1/12 juillet 1728) [prix moyen du pos- tav : 7 t.] ; — 1 portichtché de satin kanfa quadrillé, 2 t. 50 f. (27 mai/7 juin 1728) [prix moyen du postav : 8 t.] ; — 1 portich- tché de svistoun, 2 t. (11/22 juin), 3 t. (10/21 avril) [prix moyen du postav : 6 t. 50 f.]. Quelques témoignages sembleraient même contredire ces données, mais les prix ne paraissent pas s'appliquer à des étoff'es complètement ideritiques : 20 postavs de satin de () lans à filets et à fleurs à 4 t. 40 f. le p. ; 1 portichtché de satire COMMENTAIRE 115 de 6 lansà filets, 4 t. (9/20-10/21 avril 1728); — 4 postavs de damas de 5 lans à fleurs à 2 t. le p. ; 1 portichtché de damas de 5 lans à fleurs et à pointes, 2 t. 50 f. (27 mai/7 juin 1728). Ainsi les seules conclusions possibles sont que le postav est sûrement une mesure de plus de 12 m. 104 ; et que le portichtché en constituait la moi- tié, soit une dizaine de mètres. Si de ces déductions une seule est certaine, les mesures appli- quées aux cotonnades ou plutôt à l'espèce de colonnade appelée « kitaïka » « nankin » ofi^rent un peu plus de g-aranties. Ici l'unité est le tyoun' et son sous-multiple le « bout » « konets » (prononcer kanïétse). Une phrase du Journal de Lang- semble déterminer la longueur du tyoun'. 11 dit : « La Toile de Coton les 100 Aunes de la Chine à 2 Vg à 3 Laen. » (Lang, Journal, 1726, p. 233-234.) Que ce qu'il appelle « Toile de Coton » soit la kilaïka, cela résulte et du contexte où, venant de parler des soieries, il passe aux coton- nades « qu'on a accoutumé de porter ordinairement en Russie », et surtout de sa définition même de la kitaïka : « C'est une forte Toile de Coton....» ibid., p. 51-52. Quant à !'« aune de la Chine », son compagnon dans la caravane de 1721-1722, Nicolas Khristizii*, la définit dans sa « relation » au Collège (Ministère) du Commerce : XHHCKHXt 2 apniHHa cohhhhiott> o;i;hht> pycKOH, 2 archines chi- noises font une archine russe. L'archine valant 0°*712, l'« aune de la Chine » serait ainsi de 0"356 ^ et le tyoun' ou les 100 aunes de 35'»600. Ce qu'il y a de sûr, c'est que le « bout » de nankin est exactement le dixième du tyoun'. Les témoignages contemporains et le Livre de comptes sont d'accord sur ce point. En effet, dans l'Inventaire de 1721-1722 qui fait suite à la « relation » de Khristizii et qui est, peut-être, de la même main que la relation, on trouve : KHTaHKH TK)MT> TO ecTb 10 inTyKT>, le tyoun' de nankin, c'est-à-dire 10 « chtouk » (ail. Stûck) « morceaux ». (PocnHCb TOBapoM'L KOToptie noKynaiOTi],a b'l TleKHH'fe, Inventaire des marchandises qu'on achète i Nicolaï Christizii, Lang-, Journal, p. 36 ; Nicolaus de Pauli Krestitz, Bell's Travels, t. I, p. 156 ; Krisnits dans le titre de sa « relation » au Collège du Com- merce. Celui-ci l'avait chargé d'acheter à Pékin de la soie grège pour les manu- factures de l'amiral Apraxin et de faire sur place une enquête commerciale. Sa relation se trouve: Eh. kh. 5, aKT. 127-131, in: II. C. M., no 82, § 3, p. 374- 386. 2 Le « pied » chinois — tch'c — est en effet de 0m35. 116 COMMENTAIRE à Pékin, II. C. H., t. II, n° 82, | 5.) Le terme « uiTyK'L » « mor- ceau » diffère, à la vérité, du mot exact : « KOHeii;!) » « bout » ; mais on peut admettre que dans l'Inventaire ils sont équivalents, parce que le Livre de comptes ne parle jamais que de « bout » pour le nankin, comme sous-division du tyoun'. D'ailleurs d'autres étrang-ers ne semblent pas plus rig-oureux que Khristizii et cepen" dant leurs assurances toutes pareilles ne laissent aucun doute sur la question. Ainsi Un verzag-t (G.), Die Gesandschafft Ihro KdyserL Majest. von Grosz-Ruszland, Lûbeck, 1725, pet. in-8, p. 120, écrit : « Ein Thun [tyoun'] hait 10 Stûck in sich». Strahlenber^, Suédois prisonnier en Sibérie de 1709 à 1723, dans son livre : Das Nord- und Ostliche Theil von Europa iind Asia, paru à Stockholm en 1730, note : « ...10 Stûck zusammen g-erollet, w^elches Tium heisset » (ch. XIII, p. 387 1). A ces indications concordantes et de dates très rapprochées s'ajoute la comparaison du Livre de comptes, dont tous les exemples de prix montrent le « bout > 10 fois inférieur au tyoun'. Ainsi : 67 tyoun's 5 bouts à 3 taëls le tyoun', en tout 202 t. 50 f. (29 avril/10 mai 1728), soit 0,30 fen le bout ; — 22 tyoun's 5 bouts au même prix, en tout 67 t. 50 f. (3/14 juin 1728), soit 0,30 fen le bout; — 886 tyoun's 7 bouts au même prix, en tout 2 660 t. 10 f. (9/20 juin 1728), soit 0,30 fen le bout; — 50 tyoun's 7 bouts à 7 taëls le tyoun', en tout 354 1. 90 f. (11/22 juillet 1728), soit 0,70 fen le bout; — 456 tyoun's 8 bouts à 2 t. 50 f. le tyoun', en tout 1 142 taëls (10/21 août 1728), soit 0,25 fen le bout ; — 28 tyoun's 5 bouts à 2 t. 10 f. le tyoun', en tout 59 t. 85 f. (11/22 août 1728), soit 0,21 fen le bout; — 41 tyoun's 5 bouts à 2 t. 41 f. le tyoun', en tout 100 t. 1 f. ^2 (même date), soit 0,24 fen le bout 2. 1 Ajoutez : Muller (G. Fr.), Ejk. Coh., mai 1756, p. 389-390 : ohoh [KHTaÔKa TiGHeBan] no 10 kohd;obt> KJia^^eTCH b'l onoe M-fecTO h cie HMHHyeTca TionB = [le nankin au tyoun'] est mis ensemble par 10 «bouts» : c'est ce qu'on appelle un tyoun' ; un peu plus loin il écrit : 10 KOHUiOB'L bmtbctIî CBHsaHHLiXTb cocTaBJiHiOTt TiOHL = 10 « bouts » attachés ensemble font un tyoun'. " Dans le livre de Kostomarov cité ci-dessus, Esquisse du commerce de VEtcit Moscovite au XV/e et au XVn»^ siècle, 2e éd., Saint-Pétersbourg, 1889, in-8o, p. 325-326, le postav est ég-alé à 20-40 archines, le portichtché à 4 environ. Mais : lo il s'ag-it de drap, non de soieries ; 2o au XVIe et au XVIIe siècle dans la Russie d'Europe et non dans la Sibérie orientale et la Chine dans le premier quart du XVlIIe siècle. Pour le portichtché, dans une évaluation du tribut (yasak) faite en Sibérie COMMENTAIRE 117 Les autres marchandises chinoises d'échange ne soulèvent pas les mêmes difficultés : les plantes se mesurent à la livre; mais il est nécessaire de remarquer que c'est de la livre chinoise (604 g-r.) qu'il s'ag-it pour le thé et Panis étoile, et peut-être de la livre russe (409 g-r. en boîte ou bakhtcha contenant une livre environ ^) pour le tabac. Les perles se pèsent ou se comptent au Mille 2, les objets orientale le 27 février/9 mars 1728 et dont il est question plus loin (voir p, 129), il est dit : nopTHii],e KaMKH... M-fepoio 5 ^pniHH'L 3 neiBepTH ; nopTHine KaMKH... M'fepoK) 5 apniHH'L c^ HeTBepTfcK)... ; nopTHme OTJiacy... M'fepoio 5 apniHH'B = un portichtché de damas mesurant 5 archines % ; un portichtché de damas de 5 ar- chines ){ ; un portichtché de satin ordinaire (atlas) de 5 archines, A.M.A.E.M., Ct. Cn. KoJitmeBa, p. 819-828 vo. Mais là encore (cf. ci-dessus, p. 113, note 1) l'in- dication de la mesure ne marque-t-elle pas son caractère inusité et de plus ses variations ne sont-elles pas un sijçne de ce même caractère ? Pour le « morceau » («kousok» en russe, « stûck » en allemand et «chtouk» en transcription russe), l'incertitude n'est pas moins grande. Lang- dans son Rapport au Collège du Commerce sur la caravane de 1721-1722 écrit: « bo BCflKOMT> KycK'fe HJiH niTyK'fe no 12 ao 15 apniHH'B pocciftCKOft M'fepBi » = dans chaque « morceau » ou « chtouk » [de fanza] il y a 12 à 15 archines russes (8i»544 et 10m68). n. C. H., t. II, no 82, § 2. Mais est-ce du « morceau » proprement dit qu'il s'agit ou de la « pièce », c'est-à-dire du postav ou du portichtché ? Et le « morceau » de fanza est-il le même que tout autre morceau ? L'Allemand Unverzagt (G.), membre de la mission commerciale et diplomatique d'Isbrants Ides à Pékin en 1693-1694, note : « Ein Semilanen (pour ce mot, voir ci-dessus p. 105) Stûck Damasch oder Atlasz ist 5 viertel Ellen breit und auf 24 Ellen lang. » Unverzagt (G ), Die Gesandschajft Ihro Kuyserl. Majest. Lûbeck, 1724, in-8o, p. 120. Mais le mot « stiick » désigne-t-il le « morceau » « kousok » ou le por- tichtché ou le postav ? et de quelle aune s'agit-il ? 1 M. Andriévitch déclare que la bakhtcha valait % de livre russe environ, mais il néglige de nous indiquer ses autorités : AHji;pieBHHT> (B.), Ecmopm CuÔupu [Andriévitch (B.), Histoire de la Sibérie], Saint-Pétersbourg, 1889, 2 vol. in-8o, t. I, p. 124. En réalité, il reproduit un passage de Fischer (J. E.), Sibirische Geschichte, Saint-Pétersbourg, 4768, 2 vol. in-8o, t. II, livre IV, ch. 6, § 27, p. 697, où le texte porte 5/4- Comme Fischer ne mentionne pas sa source, il n'est pas possible de contrôler, ni même de savoir s'il y a une faute d'impres- sion dans le texte. De son côté, Lang écrit : « On vend le Tabac en Paquets de papier qui ne tien- nent pas toujours une Gin juste. » Lang, Journal, 1726, p. 236-237. [Gin = kin, la livre chinoise.] Si le mot bakhtcha est d'origine étrangère (mongole) en russe, la quantité qu'il désigne doit l'être aussi. Il serait étrange, en effet, de voir les Chinois accoutumés à leurs propres mesures, s'en servant pour le thé et l'anis, remplacer la livre chi- noise par la livre russe pour le tabac, 2 II est probable qu'il s'agit plutôt de perles de verre que de vraies perles. Lang dit à ce sujet : « De petites Perles enfilées à des Cordons, le Poid d'une Laen à 6 jusqu'à 10 Laen. » Lang, Journal, 1726, p. 233 sqq. Cette indication correspond bien aux expressions du Livre de comptes. Pourtant Muller, EîK. CoH., mai 1756, p. 401-405, parle de petites perles précieuses que les Russes achètent aux Chinois, en ajoutant que les Russes ne s'y connaissent pas. 118 COMMENTAIRE d'art, — laques, orfèvrerie, arg-enterie, — s'achètent à la pièce et parfois au poids. Le poids aussi joue un grand rôle dans la monnaie chinoise, qui se pèse sur balances spéciales. Mais les obstacles à l'appréciation rigoureuse et à la comparaison des monnaies russes et chinoises sont si nombreux qu'il convient d'examiner tour à tour la monnaie russe dans ses divisions et ses rapports de valeur avec l'actuelle, puis la monnaie chinoise en elle-même et rapprochée de la russe. Un trait commun aux unités monétaires des deux empires, c'est leur extrême variabilité : en Russie le Trésor souvent à sec oblige à de continuelles dépréciations du rouble^ ; en Chine le taël varie d'une province, presque d'une ville à l'autre, et l'ingéniosité des marchands lui donne des cours fictifs. Au milieu de ces perpé- tuelles transformations, sans renseignements détaillés et précis sur chaque modification, comment s'y reconnaître et comment déter- miner même une moyenne? Là, plus qu'ailleurs encore, les équi- valences données par les étrangers compliquent la question en introduisant les monnaies de trois ou quatre pays d'Europe dont il faudrait savoir avec précision la valeur absolue à cette époque et la valeur relative. A supposer même qu'un tableau complet des cours extrêmes du rouble et du taël puisse être dressé pour une certaine période, on n'aurait cependant résolu qu'une partie du problème : resterait à fixer la valeur relative de l'un et de l'autre. Si quelques études en ce sens ont été tentées en Russie, elles sont loin de s'ac- corder et de fournir toute la lumière désirable. Pour la valeur rela- tive du taël du premier quart du xviii® siècle, il ne semble pas qu'aucun travail occidental ait abordé la question. En l'état actuel des connaissances on est donc réduit à quelques explications et à quelques chiffres, la plupart hypothétiques. En Russie, au xviii® siècle, l'unité monétaire est le rouble d'ar- gent. 11 se divise en 10 grivenniks et chacun de ceux-ci en 10 ko- peks, autrement dit un rouble = 10 grivenniks = 100 kopeks ^. Aujourd'hui le rouble vaut 2 fr. 65. Mais quelle était la proportion ^ « Il est difficile de déterminer au juste la valeur du rouble à cause des difFe- rens chanii;-emeDs qu'il a souffert en Moscovie, surtout par rapport à l'alliage. » [Weber], Noiweaii:r Mémoires sur VEtat présent de la Grande Russie on Moscovie, Amsterdam et Paris, 1725, 2 vol. iQ-12, éd. de Paris, t. II, p. 407. - D'autres sous-divisions très usitées étaient : l'allyn =: 3 kopeks et la den't!,a = \/:^ kopek. COMMENTAIRE 119 d'argent et le poids dans le premier quart du xviii® siècle ; quelle valeur relative représentait-il? Les étrangers contemporains ont donné des équivalences très différentes les unes des autres. A la fin du XVII® siècle, le P. Avril écrit : « ...80 000 Roubles... c'est-à- dire prés de six-ving-t mille ecus de notre monoye. » Avril (le P. Ph.), Voyage en divers états d'Europe et d'Asie, 2« éd., Paris 1693, in-12, liv. III, p. 174. Quelques années après, un compagnon de l'Envoyé de la Russie en Chine, Adam Brand, qui suivit Isbrants Ides à Pékin en 1693-1694, dit : « Le Rubel parmi les Moscovites est de la valeur d'un ducat », Brand (Ad.), Relation, p. 29, et Isbrants Ides lui-même, dans la traduction française de son récit de voyage, remarque : « ...Ces Rubels valent 5 francs comme en Russie. » Voyages de Corneille Le Brun par la Mos- couie, Amsterdam, 1718, 2 vol in-f®, t. I, p. 120. Mais voici que l'Anglais John Perry, qui voyagea en Russie dans les premières années du xviii® siècle, déclare le rouble égal à « 100 sols d'An- gleterre, ou 8 schelings et 4 sols». Perry (Gapt. J.), The State of Russia under the présent Czar, London, 1716, in-8°, cité in : [Weber], Nouveaux Mémoires,... Paris, 1725, 2 vol. in-12, l. II, p. 407, et l'Allemand Weber, qui vécut à la Cour de Russie de 1715 à 1719, note qu'auparavant le rouble valait 9 shillings et de son temps la moitié seulement. [Weber], Nouveaux Mémoires sur l'Etat présent de la Grande Russie ou Moscovie, Amster- dam et Paris, 1725, 2 vol. in-12, éd. de Paris, t. II, p. 407. Ailleurs* il compte 190 kopeks ou près de 2 roubles pour un ducat, et Strahlenberg, dont le livre parut en 1730, en met deux pour un ducat, un seul pour 55 à 60 « Stûber » de Hollande. Strahlenberg, op. cit., ch. XIII, p. 388 et 417. Quant à la valeur relative du rouble du premier quart du xviii« siècle, M. Klyoutchevskii^ l'estime égale à 9 roubles actuels de 1701 à 1725, à 10 de 1730 à 1740. Comme on le voit, la valeur n'est pas indiquée pour la période qu'embrasse le présent Livre de ^ [Weber], Das verûnderte Ruszland. Franckfurth, 1721, in-4o, p. 336. - KjnoHeBCKift (B.), PyccKift pyÔJifc xvi-xvin b. bi, ero OTHomeniH wh KHR-feui- HeMy in : HTenia H. 0. Hct. h Ap^b. P. npn H. Mock. Yhhb., 1884, kh. 1-aa HscJi'feAOBaHiH, 1-72 [Klyoutchevskii (B.), Le rouble russe du XVIIe-XVIIIe siècle dans son rapport avec V actuel in : Tcliténiya {lectures) de la Soc. I. d'Hist. et d'Antiquités Russes à VUniv. I. de Moscou, 1884, liv. 1, Recherches, p. 1-72. 120 COMMENTAIRE comptes (1727-1728) et les conclusions de M. Klyoutcbevskii ont été contestées ^. C'est à lui cependant que sont empruntés les coef- ficients qui ont servi dans la présente étude, car c'est lui qui paraît s'être occupé plus spécialement du xviii® siècle. Si la monnaie russe offre matière à bien des incertitudes, que penser de la monnaie chinoise, plus mobile encore? Les divisions en sont simples; simples aussi les rapports de certaines parties entre elles. Mais sa valeur absolue dans le premier quart du xvin® siècle et sa valeur relative restent encore à fixer. On trouvera cependant quelques indications dans les rapports que Russes et étrang-ers ont pris soin d'indiquer avec la monnaie russe contem- poraine. En Chine l'équivalent du rouble d'argent de Russie est le léang", appelé « lana » ou « lan » par les Russes et taël par les Portugais et les autres Européens. De nos jours il contient 37 gr. 78 d'argent fin et vaut de 3 fr. 50 à 4 francs environ. Le léang- se divise en 10 ts'ien, chacun de ceux-ci en 10 fen, ces derniers en 10 li, autrement dit un léang- ou taël vaut 10 ts'ien, 100 fen, 1000 li. Le li ou Viooo ^^ léang est appelé sapèque en Occident et se nommait « djos » dans le russe commercial de la Sibérie orientale au xviii® siècle, mot dérivé, semble-t-il, du mongol 2. D'autre part deux sortes d'arg-ent avaient cours en Chine: l'un, pur, employé par le Trésor chinois et appelé par les Russes « ar- gent du khan » ; l'autre, de titre variable, usité dans les échang-es et désigné par les Russes sous le nom d'« argent du commerce ». ' Mhjik)kobi> (II.) O^epKH no HCTopifi pyccKofi KyjiLTypH [Milyoukov (P.), Esquisses de l'histoire de la civilisation en Russie]. Saint-Pétersbourg, 4e éd., 1900-1903, 4 vol. in-80, t. I, p. 123. 2 «...une petite Monnoye de Cuivre jaune que les Chinois appellent Tezien et à laquelle les Russes ont donné le nom de Zschosses.... » Lang (L.), Journal, Leyde, 1726, in-S», p. 228-229. « HLIHibuiHiH XaHTj SanpeTHJI'L BbIB03T> Mia^H meJITOH H3 KOTOpOH KyCT MOHCTy HasbiBaeMyio rïoKH hjih J\moKhi c ^Hpoio b cpeAHH-fe... » = le khan actuel [l'Em- pereur de Chine Yong--tcheng] a interdit Texport du cuivre jaune dont on frappe la monnaie appelée Giok ou Djok avec un trou au centre. Information secrète de Sava Vladislavitch, ch. XIII, p. 67 vo. A.M.A.E.M., K. D. [Affaires de Chine], 1730, no 5. Les Chinois n'ont d'autres pièces de monnaie que les petites pièces de cuivre appelées « tétsien » et en mongol «; djosa ». Muller, EîK. CoH., mai 1756, p. 387. La monnaie de cuivre des Chinois appelée « tsyan' ou tsyen' », en mongol « djo- sou », en mantchou « djikha ou dourouni-dzikha». Rossokhin (L.) in : A.M.A.E.M., IIopT. MnjLiepa, 0 KHTal] [Portefeuilles Muller, Sur la Chine], 349, II, no 5^ ques- tion 15, p. 8. COMMENTAIRE 121 L'argent du khan était considéré comme supérieur d'un dixième à Parg-ent du commerce. C'est ce que déclarent Lang- dans son Journal, paru en 1726, relatif à la caravane de 1721-1722, et Muller (G.-Fr.) dans ses ouvrages parus au milieu du xviii® siècle et relatifs à son voyage en Sibérie de 1733 à 1743 ; c'est ce que prouvent aussi les données du Livre de comptes ^. Quant à l'or dont le Livre de comptes distingue trois espèces : l'or en cor- beille 2, l'or battu, l'or du commerce, il est toujours considéré comme égal à 10 parties d'argent (1 taël d'or = 10 taëls d'argent ^) . Telles sont les données certaines. La précision s'évanouit dès qu'on essaie de préciser le titre et la valeur exacts de l'argent du commerce, son rapport avec la monnaie russe. Lang, en 1721- 1722, note que 750 à 770 « zschosses » font « une laen », et il ajoute : «Le Prix de cette Monnoye est d'ordinaire si sujet à varier qu'il monte ou baisse régulièrement chaque semaine. » Lang, /owr- nal, Leyde, 1726, pet. in-8o, p. 228-229. Muller ou plutôt Rosso- khin, ancien étudiant de chinois et de mantchou à la mission orthodoxe de Pékin, puis professeur de langues orientales à l'Aca- démie des Sciences de Saint-Pétersbourg vers 1740, déclare que les marchands donnent 800 « tchokh » au « lan ». A.M.A.E.M., HopT. MHJiJiepa, 0 KHTa'fe [Portefeuilles Muller, Sur la Chine], 349, t. II, n» 5, question 15, p. 8 et 29. Ailleurs Muller attribue 750 à 900 djos au taël. {E}k. Co^., mai 1756, p. 387-389). Les équivalents étrangers du taël sont loin de concorder aussi entre eux. L'Alle- mand Ad. Brand, en 1698, indique 2 crowns ou 2 Reichsthaler ^. Les missionnaires français en Chine, dont le P. du Halde a résumé les travaux dans son ouvrage intitulé : Description géographique, historique, chronologique, politique et physique de l'Empire de la Chine et de la Tartarie chinoise, Paris, 1735, 4 vol. in-f», La 1 Lang, Journal, p. 226-227 et 230-231; Em. Co^., mai 1736, p. 403-407; voir aussi: Du Halde, Description, 1736, t. Il, p. 200-201 et 227 ; Mémoires con- cernant les Chinois, t. IV, 1779, p. 308-309; R[ondot] (N.), art. taël in: Dic- tionnaire universel théorique et pratique du commerce et de la navig-ation. Paris, 1839-1861, 2 vol. in-8o. 2 La corbeille d'or chinois pèse 86 zolotniks [366 gr. 8416] déclare N. Khris- tizii en 1721-1722. Eh. kh., 5, aKT. 127-131, in : U. C. H., t. II, no 82, p. 381. 3 Lang-, op. cit., ibid. ; Eîk. Coh., ibid.; du Halde, Description, 1736, t. II, p. 196 et 208. ^ Brand (Ad.), Journal, p. 98-99. 122 COMMENTAIRE Haye, 1736, 4 vol. in-4°, disent tantôt : « Un laël est une once d'arg^ent qui vaut cent sols de notre monnoye valeur intrinsèque > (Du Halde, op. cit., 2« éd., 1736, t. II, p. 18), tantôt : « Un taël est une once d'argent, et cette once à la Chine répond à sept livres dix sols de notre Monnoye présente» (ibid., p. 67, note), et tantôt encore : « Un million de taëls, c'est-à-dire 8 millions de livres, monnoye de France » (id., t. IV, p. 269^). Si l'on ajoute qu'en Chine l'arg-ent se pèse dans des balances et que les Chinois cher- chent à tromper et sur le titre et sur le poids, on concevra qu'il est à peu près impossible encore de déterminer avec précision la valeur du taël du commerce à Pékin dans le premier quart du xviii« siècle. Son rapport avec la monnaie russe, quoique imprécis aussi, peut cependant se déduire dans une certaine mesure des corres- pondances fixées par les contemporains. S'il n'y a guère à tenir compte de l'opinion de N. Khristizii en 1721-1722, qui fait du ts'ien l'équivalent exact du g-rivennik (14 ts'ien = 1 r. 40 2), par contre plusieurs témoignages à peu près de la même époque sem- blent concorder à fixer le taël à 1 r. 40 kopeks environ ou le rouble à 0,70 fen environ. Ainsi l'ambassadeur de Russie en Chine, Sava Vladislavitch, note, le 8/19 janvier 1727, dans son journal offi- ciel : ôojiifee nHTH^ecHTb tuchhb iianoBt KOTopbie HHHflTT> pyc- CKHXT> AHTX ôojiibe mecTHAeciiTL nHTH TbiCHHb pyÔJieBi).... = plus de 50000 taëls qui font plus de 65000 roubles russes. A.M.A.E.M., Ct. Cn., t. 1, p. 301 vo (rapport de l'un à l'autre 0,738). Ailleurs, à la date du 5/16 septembre 1727 : /^BifecTH pyÔJieB'L b roAT^ a no neKHHCKOMy no cTy no copoKy iiant cepeôpa = 200 roubles par an, soit en chinois (pékinois), 140 taëls d'argent, (ibid., t. II, p. 616 r°). Le 29 septembre/10 octobre 1730 Lang- lui écrit : ...BM-fecTO poccincKHX'L AeHen> cepe6poMT>... 3a 400 pyÔJieBTb 280 JiaHT>,3a 520 pyÔJieB-L 400 JiaHT>= au lieu de 400 roubles en mon- naie russe d'argent 280 taëls, au lieu de 520 roubles 400 taëls. A.M.A.E.M., K. D. [Affaires de Chine], 1730, n^ 5 (rapport : 0,70 et 0,769). En 1729 l'archimandrite de la mission orthodoxe à Pékin, ' Cf. Mémoire de feu M. Collas, Missionnaire, Sur la valeur du Taël d'argent en monitoie de France in : Mémoires concernant les Chinois, t. XI, 1786, p. 371-387. - n. C. H., t. H, no 82, p. 381. COMMENTAIRE 423 Ant. Platkovskii, avait acheté 100 taëls à 1 rouble 4 ^rivenniks le taël. (On. a. h. /^., X, n» 23/186, col. 41). En 1756 l'historien Millier estimait le taël à 1 rouble 80 k. (E}k. Coh., mai 1756, p. 387-389). Comme on le voit, dans le premier quart du xviii® siècle, le rapport du rouble au taël, tel qu'on peut le déduire des quelques exemples précédents, semble assez constant pour qu'on soit fondé à en indiquer au moins la moyenne. Si l'on dégag-e des raisonnements et des hypothèses qui précè- dent les points qui paraissent acquis, l'on arrive aux constatations suivantes : les soieries de Chine étaient mesurées par les Russes en postavs ; le postav contenait au moins 12 m. 104; l'unité des cotonnades était le lyoun' de Sô^ôCO; son sous-multiple, le bout, en représentait le dixième, soit 3'"56; on pesait les plantes à la livre chinoise de 604 grammes ; le taël sous Yong-tcheng équi- valait à 1 rouble 40 kopeks environ et le rouble dans le premier quart du xviii® siècle à 9 actuels. Malgré la pauvreté de ces ren- seignements, ils permettront néanmoins des calculs précis et des évaluations en mesures métriques et en francs. m LES PRIX Pour établir des comparaisons justifiées entre les prix des marchandises russes et chinoises tant à Pékin qu'en Sibérie, il a semblé nécessaire de restreindre d'abord les limites de la période considérée : deux caravanes russes officielles qui se succédèrent à Pékin Tune du 29 septembre/10 octobre 1721 au 12/23 juillet 1722, Tautre du 26 décembre 1727/ 6 janvier 1728 au 13/24 juillet 1728 et sur lesquelles on possède des renseignements détaillés fournissent tout naturellement les points extrêmes et les termes principaux de comparaison. Quelques indications sur des achats et des ventes en Sibérie dans l'intervalle qui sépare ces deux cara- vanes, sur des ventes de la caravane de 1727-1728 à la frontière russo-chinoise, donnent une idée des prix dans la Sibérie qu'il est intéressant de rapprocher des prix de Pékin ; ils laissent aperce- voir du même coup les bénéfices réalisés par les Russes, soit à Pékin, soit au retour. Par malheur des évaluations de ce genre se heurtent à de graves obstacles. Le premier est l'absence d'un livre de comptes aussi précis et détaillé pour la caravane de 1721-1722 que pour celle de 1727-1728. A vrai dire les données ne manquent pas sur la pre- mière de ces expéditions commerciales : elles sont même trop nombreuses ; de là des divergences parfois considérables ou des difficultés d'interprétation. On possède en effet sur le trafic russo- chinois à Pékin en 1721-1722 au moins trois sources d'informa- tion. Lang a rédigé pour le Collège (Ministère) du Commerce un rapport sur les prix où les valeurs sont énoncées en monnaie 126 COMMENTAIRE russe : il a été édité dans les Monuments de l'histoire de la Sibérie et utilisé dans les tableaux ci-dessous sous Tabréviation de «Lang-» (Livres dlénisséïsk, V, actes n^' 127-131, in : U. C. H., t. II, n» 82, § 2, p. 374 sqq.). Lang- a publié ensuite à Leyde en 1726 un récit de son séjour à Pékin (Journal de la Résidence...) où il a inséré la traduction de son rapport sur les prix. Mais son livre est en fran- çais et il n'est pas toujours facile de reconnaître les originaux russes des dénominations traduites par Lang- en français (par exemple, que représentent les « grains de soye » à la pièce, les < chagrins de soye », etc.?); de plus il a exprimé les prix en monnaie chinoise et, même en tenant compte des rapports du taël au rouble, les prix du Journal ne semblent pas toujours concorder avec ceux du rapport. Heureusement, le document édité dans les Monuments de Thistoire de la Sibérie (loc.cit.) contient deux pièces annexes en russe qui expriment les prix en monnaie chinoise et permettent ainsi de contrôler les assertions et du rapport de Lang en russe et de son Journal en français. L'une de ces pièces porte pour titre : B^fe^taie o TOBapaxT>, KOToptie npo^aBajiMCL bi> IleKHH'fe bT) ômthoctb mok) cl rocno- ;^HHOM^> nocjiaHHHKOM'B H3MaHJioBLiMT> « Information sur les mar- chandises vendues à Pékin pendant mon séjour avec Monsieur l'Envoyé Izmaïlov » ; elle ne traite que des marchandises russes. Elle est complétée par un tableau des marchandises chinoises sous le nom : PocnHCb TaBapoMT>, KOToptie noKynaK)Ti],a bt> IleKHH'fe < Inventaire des marchandises qu'on achète à Pékin ». L'Infor- mation et l'Inventaire peuvent être attribués, comme il a été dit (v. ci-dessus, p. 115), à Nicolas Khristizii. Dans les tableaux qui suivent, le rapport de Lang étant désigné par « Lang », «Journal » indique son livre publié à Leyde en 1726, « Bi^/iitaie » et « PocnHCL » l'Information et l'Inventaire. Enfin, outre les deux versions de Lang, la russe et ses prix en monnaie russe, la française et ses va- leurs en taëls, outre les deux pièces annexées au rapport de Lang, on rencontre encore dans les archives du Ministère des Affaires étrangères à Moscou (Affaires de Chine, 1725, n® 6) une copie d'une liste des marchandises achetées à Pékin le 17/28 novembre 1721 auprès du commissaire de la caravane Th. Istopnikov, pour le compte de l'empereur de Chine; on y voit l'indication des quan- tités de chaque marchandise et des prix : ce document est repré- COMMENTAIRE 127 sente dans les tableaux ci-contre par le mot : « Istopnikov ». Mais la liste d'Istopnikov, Flnformalion et Tlnventaire, le Journal de Lang, où les prix sont exprimés en monnaie chinoise ne se trou- vent pas toujours d'accord entre eux, et ne sont pas toujours con- formes non plus au rapport de Lang- en russe. En outre, malgré les témoignages de Lang, de Khristizii et d'Istopnikov, beaucoup d'obscurités empêchent des assertions rigoureuses : c'est ainsi que l'unité de mesure est le plus souvent omise chez Lang et chez Khristizii ; les dénominations difFèrent, etc. Cependant si les opé- rations commerciales de la caravane de 1721-1722 sont moins ma! connues que celles des précédentes, c'est grâce à ces trois person- nages et à ces cinq documents. Maigre leurs lacunes, leurs divergences, leurs incertitudes, ils offrent une série d'indications très supérieures aux maigres ren- seignements épars sur les prix en Sibérie dans l'intervalle qui sépare la caravane de 1721-1722 de celle de 1727-1728. On conçoit en effet que non seulement la valeur des marchandises russes et chinoises était sujette à varier en Sibérie d'une année à l'autre, même d'une saison à l'autre, mais encore qu'elle devait pré- senter des écarts considérables entre les différentes régions d'une aussi vaste contrée. Le même produit chinois était, à coup sûr^ payé d'un prix sensiblement plus élevé à Tobol'sk, par exemple, qu'à Irkoutsk, à Sélenginsk ou à Nertchinsk. Pour tirer des conclu- sions légitimes et sûres il faudrait donc posséder le tableau complet du prix de toutes les marchandises russes et chinoises dans les principaux centres économiques de la Sibérie durant le premier quart du xviii® siècle, et en connaître toutes les variations locales, d'une année à l'autre. Les quelques renseignements ci-contre sont bien loin de répondre à ces exigences. Aussi ne doivent-ils être considérés qu'à titre de simples indications qui, peut-être, ne lais- seront pas de faire sentir l'accroisement énorme du prix des mar- chandises chinoises depuis Pékin ou la frontière de la Chine jusqu'à la Sibérie occidentale. Pour rétablissement des prix dans cette dernière un document des plus importants est le registre de la douane d'Irbit à la date du 4/15 juillet 1724 qui a été publié dans le deuxième livre du « Vrémennik» de la Société l. d'Histoire et d'Antiquités russes à l'Université L de Moscou, année 1849, p. 91 à 104. Mais l'éditeur 128 COMMENTAIRE ayant omis d'indiquer d'où provient ce registre, où il se trouve, etc., il est impossible de contrôler, et l'absence d'indication bibliogra- phique rend précaire la valeur d'un texte en lui-même très pré^ cieux. Il montre en effet, d'après les quittances d'origine, les va- riations de prix dans des localités aussi voisines que Verkhotour'é, Tobol'sk, Ekaterinbourg, etc. Pour simplifier, dans le tableau ci-contre, on s'est contenté de mettre toutes les indications de cette pièce sous la rubrique : « Irbit 1724 ». Dans ce même tableau les mots: «Tobol'sk 8/19 mai 1726» indiquent un inventaire des marchandises officielles mises à la disposition d'Et. Kolylchov, commissaire chargé de la frontière durant les négociations russo- chinoises de 1726-1728 qui aboutirent au traité de Kyakhta (14/25 juin 1728). C'est à Tobol'sk le 8/19 mai 1726 qu'il prit possession de ces marchandises dont le prix global et la valeur particulière sont marqués avec précision en deux pages d'un cahier des ar- chives du Ministère des Affaires étrangères à Moscou (Affaires de Gliine, 1726-1731, n® 21, p. 2 et 3). Ces utiles données peuvent être complétées par quelques chiffres empruntés à un document de même date et fort voisin. Pour ses présents à la Cour de Pékin, l'ambassadeur de Russie, Sava Vladislavitch, aidé du gouverneur général de la Sibérie, le prince Dolgoroukov, choisit, en passant à Tobol'sk le 3/14 décembre 1725, un certain nombre de fourrures dont il a laissé le détail (A. M. A. E.M.,K. D., 1725, n^ 4) ; ce do- cument a été désigné en abrégé par les mots : «Sava Vladislavitch». Les comptes de la caravane de 1727-1728 ont fourni eux-mêmes deux points de comparaison- D'une part remontant pour les achats de fourrures jusqu'à l'année 1720, malgré la confusion de certaines variétés sous le même titre, malgré l'absence d'indications relatives à la date et à la provenance particulière de chaque achat, ils per- mettent cependant d'intéressants rapprochements entre les prix de Sibérie et ceux de Pékin (A. M. A. E.M., 1727, n^ 16). D'autre part le Livre de comptes a enregistré les ventes à Kyakhta du 6/17 dé- cembre 1728 au 13/24 juin 1729, c'est-à-dire immédiatement après le trafic de la caravane à Pékin du 10/20 janvier au 14/25 juillet 1728 : la comparaison s'impose entre les prix à Pékin et ceux à la frontière russo-chinoise. Aces renseignements en ont été ajoutés d'autres tirés de deux documents contemporains et de même origine : un inventaire d'une saisie opérée sur la Kyakhta le 1/12 juin 1728 par COMMENTAIRE 129 l'ambassadeur plénipotentiaire, Sava Vladislavitch, (A.M. A.E.M, K. D., 1728, no 21, pièce originale ; Ct. Cn., t. II, p. 977-980 sqq., copie). La pièce figure au tableau ci-contre sous l'abréviation « Saisie». Ses indications, quoique très détaillées et très précises, ont dû être complétées sur un ou deux points par une estimation du tribut (yasak) d'Oudinsk le 27 février/ 9 mars 1728 dont la copie se retrouve dans le journal officiel de Kolytchov (A. M. A. E. M., Ct. Cn. KojitmeBa, p. 819 à 828 v°). Malgré la pauvreté des données précédentes, malgré les diver- gences des témoignages, malgré l'extrême difficulté à préciser et l'unité de mesure employée (le Livre de comptes de 1727-1728 est encore précieux à ce point de vue pour y suppléer par analogie) et les dimensions exactes de ces mesures, et les rapports des monnaies russes et chinoises, quelques conclusions paraissent pour- tant se dégager de l'examen attentif des tableaux qui suivent. D'abord les Russes semblent avoir réalisé sur les fourrures des bénéfices allant d'un tiers à près du quintuple du prix d'achat. Ils revendent écureuils, zibelines, lynx, certains renards, au double, les hermines, les renards rares, avec une majoration des deux tiers. On remarque aussi, d'une part, le fléchissement très net des prix des marchandises russes à Pékin de 1721-1722 à 1728, d'autre part, l'augmentation des produits chinois. Si la dépréciation des fourrures russes n'est parfois que d'un dixième, elle atteint souvent le tiers, la moitié et même les deux tiers du prix de 1721-1722. Cette constatation est confirmée par les plaintes de Lang dans ses rapports officiels et le fait s'explique, au dire des Chinois comme des Russes, parla surabondance des fourrures sibériennes à Pékin causée par les importations inconsidérées des Russes, tant à Pé- kin même qu'en Mongolie. Enfin, les douanes d'Jrbit montrent l'énorme augmentation du prix des marchandises chinoises dans la Sibérie occidentale : elle monterait à 2, 3, 4 et même jusqu'à 10 fois la valeur des objets. N. B. — Dans les tableaux ci-dessous les prix ont été unifiés (pour le mille, le cent, etc.) d'après les données du Livre de comptes de 1 727-1 728. Ainsi telle marchandise qui apparaît à la pièce ou au cent ou comprise dans un compte général a été ramenée à la même unité qu'en 1 727-1728 pour la facilité des comparaisons. 130 COMMENTAIRE De même les comptes du xviie siècle en altynes et den'g-i ont été énoncés en kopeks seulement pour la simplification des calculs. Quant à la valeur de l'or il est à noter que les prix à peu près constants du zolotnik (4 gr. 26) durant la période 1692-1701 se rapportent au prix dit deNertchink ou de la Sibérie orientale; ceux de 1711-1712, très supérieurs, sont donnés pour la Russie d'Europe (Moscou et Arkhang-ePsk) et il en est de même de ceux de 1729. COMMENTAIRE 131 ■S ^ o ^ 1^ 0^ P o ^ 09 CM X2 P 1 c/j V2 3 "H "S o ^-. co i :yi _V2 î 1 — s S ■X, ■■'Si s p 1 J O i i 2. -X ï f (X « ^ ;J OÎ5 :â~ es -§ ^ S s ^ !^ =- ui GTi •"^ yj 8 s Ci -S 1 S- Ci C s J J 1» s » .s M »- p$ ■s '-^ ca =3 -ÎS •s e 09 •H ?1 *^ M î:: c/T i=3 03 ^ Ci 6-1 >- i S 6 2Î^ ;-< I — ^ S 2? r^ -^ J >^ I Ci O G « K ^ *^ .PQ. 'S s Si ^ § 2 S ou ^ o ^ B - m es 3 «^ ■g "^ "^ W W O -2 S >fq "/^ 1—» fcf .>fq -^ c« PQ •.Q^ P es lO s :f5 03 t=r kJ >fQ O) • . s t> =s o -i Mi <— , a ;0 a; a co ^ 2 - VJ g î3 8 ^ ■iS cr i2 co ^ s p. ^ CD O 05 3 132 COMMENTAIRE g S f^ o -H ^ 8 o 3 s ^ o f-i il ?- Ci ^ "? -^ -75 -H C<î 2 ^ -9 3 a t» cS o ,^_^ o ,^^ C/5 ,^^ ^ ^^ ^ ^ Ç_J 4_^ ÇJ H^ .^^ (3^ êS 1- co o ^H '2 «^ . CQ t-<. 's i2 Oh '3 "Oh a 1 8 o "^ .s s o 'H CO 8 O 3 ai p- CO 'o 1 •«H Ci 0.45 f. à 2 habituel, 0.7^ f a3 1 .Q O 1 1 'Ph 18 S ^ S g O O ■«H S "H tH -^ S ^ ;^ a Sa œ ^. •«< o i d O ra^ o d 03 tH -ï . o ?Î 'a risi OJ .— • O O C ■«3 s ^-i la . o >H ;-( -7t H CQ C3 o ::2 PC p:; o .= ts o P C2 C eu ^ '5 c' fcJD -2 S ^^^ f-l t-H C3 C3 P P 0^ O) p: PC 'S '•y. O) 173 CD -Sï ,§ Ci o ;:^ 10 ^ Ci ^ Ci '- -!X) c3 ^ Ci 0; bc ^o t; ce S o 0) 00 o ~ T3 C3 C3 O) r^ >fq fcf r* >fq CQ ç^ r/) O) t:! 0 -O) SI Î50 1=3 . ce ^ « i ^ O) « a Oh 3 I M a S. s. 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Ce sont les premiers que paraît rechercher la caravane offi- cielle ; en réalité ce sont les seconds qui forment la base des échanges. Si Ton regarde comme luxe les soieries, les œuvres d'art, et, pour les Chinois, les riches fourrures, les montres et les miroirs d'Europe, il faut reconnaître que ni les cotonnades, ni les lingots d'or et d'argent, ni les plantes médicinales, ni les four- rures communes ne rentrent dans ce domaine. Les cotonnades chinoises sont indispensables aux peuples de la Sibérie et même de la Russie d'Europe ; seules les cotonnades boukhariotes ris- quaient de leur faire concurrence en Sibérie occidentale ; mais les étoffes chinoises, plus solides et mieux conditionnées, l'emportent sur les tissus d'Asie centrale. La Sibérie s'habillera de coton- nades chinoises jusqu'au jour où les indiennes des manufactures de Moscou les supplanteront. Mais c'est seulement à la fin du XIX* siècle que pareille substitution deviendra possible : au xviii® c'est la Chine qui impose ses cotonnades à la Russie. 140 CONCLUSION A cette époque eu effet c'est la Chine le pays manufacturier. Des marchandises échangées entre les deux puissances, c'est à peine si quelques fourrures ou quelques cuirs portant la mention « tra- vail de Moscou» sont spéciaux à la Russie; tout l'apport des Eusses consiste en matières premières, fourrures de Sibérie, peaux de phoque, etc. Les seuls produits manufacturés qu'ils vendent à Pékin sont ou des draps de Hambourg-, de Hollande, d'Ang-leterre, ou des objets d'art anglais ou français, c'est-à-dire des marchandises exceptionnelles et de simple transit. Au con- traire tous les articles chinois proviennent de l'industrie nationale: les tissus de soie et de coton, même le thé et le tabac. CeptMidant c'est en lingots l)ruts que les Chinois payaient parfois les Russes sur leurs instances. Les espèces métalliques étant rares en Russie, le gouvernement s'efforça d'emplir ses caisses par l'af- flux de l'or et de l'argent chinois. La caravane officielle lui en offrait, semble-t-il, un moyen aisé : c'était d'échanger contre or et argent les fourrures que livraient les [)euples tributaires de Sibérie. Le profit eTit été double puiscpie le Trésor seul aurait bénéhcié de ces échanges et qu'ils auraient fourni des métaux précieux. La con- currence clandestine des particuliers et les circonstances politiques firent échouer ce plan ; la Russie n'en considérait pas moins le marché de Pékin comme une mine d'or offerte à ses besoins. Utiles à la pharmacie occidentale, les plantes médicinales, l'anis étoile, la rhubarbe, et quelques médicaments étaient tirés de Chine par nécessité. Le tabac chinois roulé en boule avait ruiné en Sibérie la vente du tabac anglais protégée par le gouv^ernement, et les documents russes officiels eux-mêmes constatent l'extraor- dinaire dilfusion de ce produit chinois dans toute l'Asie centrale et septentrionale. Enfin si dans le premier (juart du xviii® siècle l'usaiic du thé c(jmmençait seulement à se répandre en Russie d'Europe, s(jn succès n'allait pas tarder à exiger un trahc ré- milier et si considf'rable qu'il est resté le principal de Chine en Knssie jusrpi'à nos jours. De leur côté les (Jiinois 7ie pouvaient se passer des fourrures russes. Le climat froid de laCliinedu nord exit'e ou des vêtements d»' drap et de laine inq)ort(''S d'Euro[)e et fort cliers, ou des four- rures lé'i^ères et chaudes de Sil.w'rie. Le P. le (lomU^ a laissé des dé't.iils significatifs sur renij)loi de ces fourrures non seulement CONCLUSION 141 comme vêtements ou parties de vêtements, mais pour les lits et les couvertures. Seules certaines espèces très rares étaient réser- vées à Tempereur et à ses familiers; les mandarins, le peuple, pou- vaient acheter des fourrures ordinaires que le voisinage de la Si- bérie, la concurrence clandestine des marchands russes à Ourga, les chasses en Mongolie et en Mantchourie rendaient accessibles à tous. Objets de luxe pour la Cour de Russie ou pour la Cour de Chine, objets de nécessité pour les peuples de Sibérie et de l'empire chi- nois, soieries et œuvres d'art pour les uns, cotonnades, métaux précieux, plantes, fourrures pour les autres, tels sont les pro- duits d'échange entre les deux pays dans le premier quart du XVIII® siècle. Si l'on cherche à préciser les caractères des nombreuses variétés de chaque marchandise, la tâche relativement aisée avec les four- rures de Sibérie, devient à peu près impossible pour les étoffes chinoises. C'est que les obstacles à cette détermination rigou- reuse sont de plusieurs sortes. Il faudrait, avant tout, retrouver les mots chinois à travers les déformations ou les appella- tions russes. Si l'on devine sans trop de peine les originaux des termes «daba», « goli », «kanfa», il n'en va plus ainsi pour les mots devenus tout à fait russes comme « kitaïka », « kamtchatka », « solomenka ». La connaissance même des caractères chinois cor- respondant à ces dénominations russes serait insuffisante, car il conviendrait de savoir si les termes usités du temps de Yong-tcheng le sont encore aujourd'hui et s'appliquent aux mêmes variétés d'é- toffes. Enfin supposant résolue la difficulté de langue, et admis le postulat précédent, resterait à déterminer exactement la fabrica- tion de ces étoffes pour essayer de leur trouver des équivalents en soieries françaises modernes. Le sens des termes chinois, russes ou français n'offre ni assez de constance, ni assez de clarté pour permettre des identifications certaines. Des expressions familières au xvii® ou au XVIII® siècle comme « panne», « gros de Tours», ont disparu du langage contemporain; le «taffetas», le « crêpe», la «gaze» du P. Le Comte, à la fin du xvii® siècle, désignent-ils les mêmes sortes que les nôtres? De nos jours des mots nouveaux ont été créés que n'employaient pas les contemporains de Louis XIV : tussor, pongé, surah, etc — Par delà le langage, ses variations et ses imperfec- 142 CONCLUSION lions, il faudrait donc remonter jusqu'aux détails techniques de tissage et seule cette méthode permettrait, peut-être, d'identifier les soieries et cotonnades chinoises du temps de Yong-tcheng- dont les noms ont été défigurés dans la transcription russe du Livre de comptes. Précieux pour distinguer toutes les variétés des produits russes et chinois, le Livre de comptes autorise des conclusions rigou- reuses en ce qui concerne les quantités et les prix. Comme la plupart des échanges se faisaient en nature, il importait de déter- miner d'abord la mesure de l'unité de chaque marchandise. Des rapprochements de textes ont permis, semble-t-il, certaines estima- tions. En prenant ces résultats comme base de calcul, on est con- duit aux observations suivantes. La caravane officielle de 1727- 1728, au dire de ses chefs, aurait été gênée par les manœuvres des Chinois. Et pourtant elle acheta près de 130 à 150 000 mètres de soieries (10.000 postavs en chiffres ronds ou 121 040 mètres, sans compter les portichtchés et les morceaux), qui, à 13 fr. 87 le mètre en moyenne (5 taëls ou 7 roubles le postav), représentent près de deux miUions de francs ; elle prit plus d'un demi-million de mètres de cotonnades (15 000 tyoun's ou 534 000 mètres), qui, à 2 fr. 81 le mètre (3 taëls ou 4 roubles 20 le tyoun') font plus d'un million et demi de francs; elle rapporta un million et demi en or et en argent ; soit un trafic de cinq miUions environ (étoffes et métaux précieux) dans l'espace de six mois ; enfin un der- nier million est réparti entre le thé (25 000 livres chinoises ou 30 200 livres métriques qui, à 0,40 fen ou 0,56 kopeks ou 13 fr. 35 la livre, donnent 403 170 francs), l'anis étoile (1812 livres métri- ques à 7 fr. 10 la livre), les médicaments (33 456 francs), et divers autres articles. Si les soieries l'emportent en quantité et en prix, les cotonnades et les métaux précieux forment des catégories si importantes que, réunies, elles constituent, à elles seules, la moitié de tous les échanges de la caravane à Pékin tandis que sur 6 mil- lions d'affaires, le commerce de thé ne représente que 400000 francs. Malgré la précision des chiffres qui précèdent il faut reconnaître qu'eux aussi soulèvent des problèmes encore incomplètement ré- solus. Les mesures des unités n'ont été obtenues que par déduc- tion : reste à confirmer les résultats des raisonnements par des CONCLUSION 143 preuves plus décisives. Les coefficients de valeur relative des es- pèces appelleraient de nouvelles recherches. Enfin le tableau des prix est trop restreint pour permettre des généralisations très sûres. Cependant si la présente étude n'a réussi qu'à poser les ques- tions, à dég-ag-er certaines solutions, et à indiquer une méthode de travail, peut-être n'aura-t-elle pas été inutile comme étape néces- saire et élément de progrès. TABLE DES MATIÈRES Pages Préface vu Bibliographie 1 Texte 9 Traduction 57 Tableaux d'ensemble 85 Commentaire : I. Les Marchandises 99 II. Les Mesures et les Monnaies 111 III. Les Prix 125 Conclusion 139 -î=^*^^=<- \ m) PLEASE DO NOT REMOVE CARDS OR SLIPS FROM THIS POCKET UNIVERSITY OF TORONTO LIBRARY HF Lange, Lorenz 3628 Le livre de comptes de la C6L3 caravane russe à Pékin en 1727-1728